lundi 14 mai 2018

Mon expérience avec le jeûne.

Mon expérience avec le jeûne.

Entre fin mars et fin avril 2018, j’ai jeûné pour un total de 12 jours : d’abord 3 jours consécutifs, puis 5 jours, puis 4 jours. Comment en suis-je arrivé là ? Surtout dans un environnement où le jeûne, qui consiste à se priver totalement de nourriture pendant un certain nombre de jours est peu courant, pour ne pas dire mal perçu ?
En cette fin du mois de mars 2018, alors que je suis en congé, mon mal de dos se fait ressentir de plus en plus. Il faut dire que je souffre de ce mal depuis juillet 2010, et que pour cette raison j’ai demandé à être déchargé des enseignements pour être affecté dans un bureau. Le mal en question c’est l’arthrose lombaire, qui résulte de l’usage des cartilages osseux entre les vertèbres. Selon la médecine allopathique, ils ne se reconstituent pas ; ce mal serait donc incurable. Et dans mon cas particulier, ce mal est aggravé par mon surpoids. J’ai donc de plus en plus mal. J’ai notamment du mal à rester assis ; me retourner sur moi-même quand je suis couché dans un lit m’est difficile ; j’ai de nouveau mal à la fesse gauche, et on m’avait expliqué en 2010 au début de la maladie, que cela était dû au pincement d’un nerf par les vertèbres. J’avais progressivement abandonné le sport à cause des douleurs que je ressentais quand j’essayais de le pratiquer. Il m’était devenu par exemple impossible de courir plus de 3 minutes. Je considérais l’évolution négative de mon état de santé comme une fatalité, je pensais que c’était normal que mes performances sportives individuelles baissent et que mon état général se dégrade. J’étais donc préparé à m’accommoder de cet état de choses, alors que je souffrais. Imaginez que j’avais du mal à m’accroupir, à rester debout plus de cinq minutes ; il était hors de question de faire des travaux qui exigeaient que je me courbe : je ne pouvais me servir ni d’une machette pour désherber par exemple, ni d’une pelle, bref aucun de ces outils de travail manuel ne trouvait grâce à mes yeux. Voilà brièvement brossé mon état physique et mental avant que je n’éprouve le besoin de jeûner.
J’avais déjà observé des jeûnes de courte durée : 2 jours, 3 jours, 4 jours même, mais il faut dire que ces jeûnes n’avaient pas été bien menés ; certes je m’étais effectivement privé de nourriture pendant toute la durée que m’étais fixée, mais je n’ai ni bien commencé, ni bien terminé ces jeûnes. Il est vrai qu’au sortir de l’un d’eux, j’ai reçu une somme inattendue de 50 000 F. 
J’ai donc éprouvé le besoin de jeuner, en fin mars. Et j’ai entamé un jeûne de trois jours. Le matin du premier jour de jeûne, j’ai prié et demandé à Dieu de me guérir de ce mal, que je ressentais même assis sur le lit, alors que priais. C’est ainsi que je suis allé sur internet chercher de courts articles sur le jeûne, question de savoir comment bien le mener. C’est alors que je suis tombé sur tout un livre sur le jeûne. Il s’agissait du livre de Thierry de Lestrade intitulé : Le jeûne : une nouvelle thérapie ? Je voulais de petits articles sur le jeûne, pas tout un livre : telle a été ma première réaction. Mais une force m’a poussé à le parcourir rapidement en diagonale, et j’ai compris que j’avais besoin de lire ce livre, que c’était la réponse de Dieu à ma prière, qu’il me recommandait de lire ce livre. 
J’ai terminé mon jeûne de trois jours et je dois dire que j’ai commencé à ressentir un soulagement par rapport à mon mal de dos. Parmi les effets de ce jeûne, j’ai pu lire le livre de Thierry de Lestrade, qui fait 182 pages, en deux jours. Le premier jour, j’ai pu lire plus de 100 pages en restant assis 9 heures d’affilée, de 11 h à 20 h, si l’on ne tient pas compte des moments d’interruption pour me mettre à l’aise. J’ai pu faire ce que je n’avais jamais fait auparavant. Je pouvais me concentrer et lire au maximum pendant 3 heures, après quoi je devais changer d’activité. 
Après la lecture de ce livre recommandé par Dieu en réponse à ma prière, et dont l’auteur relatait des expériences de jeûne qui duraient 30 à 40 jours, j’ai fait un jeûne de cinq jours. Du dimanche 8 au jeudi 12 avril. C’est le plus long jeûne que j’ai fait à ce jour. C’était une belle expérience, puisque au cinquième jour, je ne me sentais pas épuisé du tout, je ne me sentais pas comme ce coureur de résistance qui atteint avec peine l’arrivée, et qui ne rêve que de s’arrêter ; j’avais l’impression que je pouvais continuer ; j’ai arrêté parce que c’était mon objectif initial et que quelque part, il y a aussi une crainte ; on se demande ce qui va arriver si on continue. Au sixième jour, le lendemain de la rupture du jeûne, j’ai marché pendant une heure, et au septième jour, j’ai fait du sport en marchant et en faisant du jogging pendant près d’une heure vingt minutes. Je respirais la forme, et les changements étaient visibles. Dans la foulée j’ai voulu continuer la semaine suivante avec un autre jeûne de cinq jours. Ce jeûne ne s’est pas très bien passé ; au quatrième jour, je ressentais des malaises et des vertiges, et j’ai cédé, j’ai mal rompu le jeûne en mangeant n’importe quoi. Il faut dire que les malaises ressentis à partir du troisième jour s’expliquent par la crise d’acidose, qui selon les recherches sur le jeûne, accentuent les maux dont souffraient déjà le jeuneur. Si ce cap est dépassé, quand on résiste, ces malaises disparaissent ainsi que je l’ai expérimenté au jeûne réussi de cinq jours. La crise d’acidose serait plus accentuée si l’on n’est pas bien entré dans le jeûne. C’est dire qu’avant de commencer un jeûne, il faut bien se préparer surtout psychologiquement. Il faut faire preuve d’une force de caractère certaine pour résister à l’envie de manger, surtout lorsqu’on est entouré de personnes qui s’aliment normalement. La sensation de faim que l’on éprouve au troisième et au quatrième jour et qui peut même causer des malaises disparaît à la longue. 
Ces jeûnes m’ont fait du bien, du moins si je m’en tiens à la réaction des collègues, qui m’ont fait part de leur admiration ; ils ont en effet remarqué que j’avais perdu du poids, que j’avais bonne mine.  En tout état de cause, ces jeûnes m’ont fait le plus grand bien. Je me sentais en forme physiquement. Mes performances sportives individuelles ont considérablement augmenté. Je me suis retrouvé capable de refaire des exercices comme le jogging et des étirements auxquels j’avais déjà renoncé. Je me croyais devenu incapable de faire ces mouvements. L’impression de raideur que j’avais au sujet de mon dos a disparu. Ma perception de mon mal a changé. Je suis maintenant convaincu que je vais en guérir. Je croyais que je devais subir ce mal jusqu’à ma mort. Le mal n’a pas disparu ; mais je crois qu’il a diminué d’au moins 60%. Je sens que peux tenir debout plus longtemps que par le passé, je peux au moins commencer certains travaux auxquels j’avais dû renoncer. 
Ceux qui soignent par le jeûne disent qu’il faut au minimum 10 à 12 jours de jeûne pour espérer un réel soulagement, surtout pour des maladies chroniques, dont on a souffert pendant des années. Pour l’instant, je n’ai jeûné que cinq jours consécutifs. Le soulagement que j’ai déjà ressenti est un message pour dire que je dois continuer avec le jeûne. C’est le signal que c’est une voie que je dois mieux explorer, et surtout je dois me préparer à jeûner plus souvent et plus longtemps, non seulement pour guérir de mon mal de dos, mais aussi pour prévenir d’autres maladies et surtout sur le plan spirituel me rapprocher de Dieu.
L’autre leçon que j’ai retenu de cette merveilleuse expérience, c’est qu’il ne faut pas voir en Dieu un solutionneur de nos problèmes. C’est une erreur de compter sur la toute puissance de Dieu pour chercher sciemment des ennuis dans l’espoir qu’Il va intervenir dès qu’il sera sollicité dans la prière. Il faut observer ses commandements, cela nous évitera les ennuis, cela nous mettra à l’abri des catastrophes. Si on tombe malade pour des causes comme le désordre alimentaire, la gourmandise et d’autres mauvais comportements liés à la nourriture, je doute que Dieu intervienne pour opérer des guérisons miraculeuses dans ces cas-là. Il faut faire preuve de sobriété, adopter une alimentation saine et équilibrée, respecter une certaine hygiène de vie, et ainsi cela nous évitera de tomber malade. 
La maladie fait souffrir, la maladie tue, la maladie fait dépenser de l’argent. La perspective de la maladie ne peut réjouir quiconque. Nul ne souhaiterait tomber malade ; vue ainsi, la maladie st un accident de parcours ; personne ne prévoit qu’il sera malade. Pourtant, bien des fois, certaines maladies résultent de notre mode de vie, nous invitons la maladie sans le vouloir peut-être. La confusion entre bien manger et manger beaucoup, la mauvaise alimentation, les excès de table, sont autant de causes de la maladie. En plus de souffrir lui-même, le malade impose des contraintes à ses proches, qui doivent parfois abandonner leurs activités pour s’occuper de lui.
Il est donc nécessaire et responsable de prendre des mesures pour rester en bonne santé, le jeûne est l’un moyens efficaces pour y parvenir.
140518
Jean-Claude TCHASSE

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