jeudi 29 décembre 2016

Note de lecture de l’ouvrage « Le secrétaire général de la Présidence de la République du Cameroun ; entre mythes, textes et réalités. » de Jean-Marie Atangana Mebara.



Note de lecture de l’ouvrage « Le secrétaire général de la Présidence de la République du Cameroun ; entre mythes, textes et réalités. » de Jean-Marie Atangana Mebara.

Préfacé par Eric Chinje, cet ouvrage de 326 pages, publié en 2016 par Harmattan, est divisé en deux grandes parties : dans la première, l’auteur parle de ses prédécesseurs depuis 1960, année de création du poste, et dans la deuxième, il parle de son séjour à ce poste. L’auteur de cet ouvrage se trouve derrière les barreaux, vraisemblablement victime d’un abus. Il a été acquitté en mai 2012, mais est resté en détention jusqu’à janvier 2015, quand il est condamné à 15 ans de prison par la cour suprême, qui confirmait ainsi une décision de la cour d’appel. Il déclare qu’il n’a rien fait contre son pays, contre la société ou contre ceux qui gouvernent ; il se dit donc innocent et se croyait capable de le prouver aisément devant les tribunaux. Mais sa situation actuelle prouve qu’il s’est trompé. En admettant qu’il dise la vérité comme il le prétend, on ne peut manquer d’être perplexe devant cette attitude que certains assimilent à de la naïveté, et par la méconnaissance du système, en dépit des hautes fonctions qu’il a occupées. On est quand même surpris de nombreuses coquilles qui parsèment ce livre.
La fameuse opération épervier est contrôlée de bout en bout par M. Biya. En effet c’est lui-même qui est le destinataire des rapports établis par les institutions et des organes d’audit et de contrôle de gestion.  C’est lui seul qui décide de qui arrêter, de quand l’arrêter, de où et de comment l’arrêter. Et l’on constate qu’il y a des personnalités qui auraient dû être poursuivies, mais qui ne le sont pas. D’autres sont arrêtées, jugées et condamnées à de lourdes peines, mais clament leur innocence. Il n’est pas clair dans les esprits que les auteurs de malversations sont systématiquement poursuivis, et du coup le message est brouillé. Quel est le but réel de cette opération ? Si l’objectif était de susciter du respect pour le bien public, de rendre les camerounais plus consciencieux, plus scrupuleux et plus soucieux de probité et moins corrompus, alors, force est de constater que c’est raté.
L’auteur se présente tout au long de l’ouvrage comme un fervent chrétien catholique (il a même cité St Paul) ayant été très proche de certains prélats, comme par exemple le feu Monseigneur Wouking. Mais on se demande comment un chrétien a pu servir ce régime animé par une personne à l’intégrité morale douteuse, ayant pour livre de chevet les ouvrages de Mazarin et de Machiavel, champions de l’intrigue, du complot, des machinations, et du cynisme. Il a travaillé dans un gouvernement de rapaces et de prédateurs, où les enfants de chœur n’avaient pas leur place. Cet ancien directeur de l’Institut Supérieur de Management Public (ISMP) a évolué dans un environnement où les principes les plus élémentaires du management sont royalement bafoués,  comme il l’avoue lui-même à la page 265 : «  des considérations politiques ont eu le dessus sur des propositions techniques bien ficelées ».
Je trouve que tout au long du livre, l’auteur a ménagé M. Biya, qu’il présente sous ses meilleurs atours, en essayant de minimiser autant que possible ses responsabilités dans la situation désastreuse que traverse ce pays. Il serait travailleur, bilingue et mettrait du soin dans le choix de ses collaborateurs. Le militantisme dans le parti au pouvoir et l’appartenance aux sectes ésotériques ne seraient pas des critères déterminants pour l’accès aux hautes fonctions. Il justifie cette attitude pour le moins étonnante par son double souci de dire la vérité et de préserver la paix. Seulement, il n’a pas dit toute la vérité sur les affaires qu’il a choisi d’évoquer, il a évité de révéler certaines choses qui pouvaient être embarrassantes pour M. Biya, à tout le moins. Ainsi, parlant de l’acquisition ratée d’un avion présidentiel de 40 millions de dollars chez Boeing, il trouve que le Président a fait preuve de courage en renonçant à ce projet. Il oublie de dire que ce projet conçu par le Président en 2001, était inopportun et surtout mal perçu par les bailleurs sollicités, alors que le pays déclaré Pays Pauvre Très Endetté (PPTE), cherchait à atteindre le Point d’achèvement, et qu’à peine un dixième des sommes débloquées (2 millions sur 29 millions de dollars) pour cela par la SNH étaient parvenues à Boeing. Ils ont donc fait croire que c’est la compagnie aérienne qui achetait l’aéronef, pour tromper la vigilance des institutions de Bretton Woods. Le rapport de l’Ambassadeur Mendouga qui insistait sur la nécessité d’informer les bailleurs de fonds pour que l’opération soit menée à son terme a dû être l’élément déterminant qui a poussé M. Biya à renoncer définitivement. Où est donc ce courage dont parle l’auteur ? Les déclarations suivantes, que l’auteur lui prête,  sont donc ridicules et dérisoires « les Camerounais ont accepté de lourds sacrifices pour ce Point d’achèvement, à mon tour je vais continuer à emprunter les avions de location pour mes voyages à l’étranger. » Donc voyager dans les avions de location est considéré par ce Monsieur comme un sacrifice, alors qu’il aurait dû réduire sensiblement le nombre de ces voyages dispendieux et parfaitement inutiles.
            Il présente la baisse drastique et démentielle des salaires des fonctionnaires en 1993 comme un acte politique courageux, visant à redresser la situation économique du pays. Mais M. Atangana Mebara feint d’oublier que le Cameroun se portait bien quand M. Biya arrivait au pouvoir en 1982, et il doit reconnaître qu’au lieu de redresser la situation, cette décision l’a plutôt aggravée. Où en est-on aujourd’hui ? Quel est le taux de croissance le plus élevé atteint par ce gouvernement ?
En application sans doute de l’adage qui veut que toute vérité ne soit pas bonne à dire, l’auteur a préféré garder certaines informations secrètes, même si dans certains cas on pouvait deviner la personnalité en question. On apprend ainsi qu’une personnalité du monde des affaires,  sollicitée pour être Ministre des Finances a décliné l’offre, à la grande surprise de M. Biya, qui ne s’imaginait sans doute pas qu’il puisse exister des camerounais capables de refuser des postes ministériels. On comprend que l’auteur a classé les informations qu’il détient en trois catégories : d’abord celles qui méritaient d’être divulguées tout de suite, ensuite celles qui ne le seront que plus tard, et enfin, celles qu’il emportera dans la tombe. Sur quelles bases a-t-il effectué ce classement ? Il dit vouloir préserver la paix. On peut aussi supposer qu’il a voulu protéger certaines personnalités de qui son sort dépend. Du reste, on n’a pas besoin d’être un sorcier pour deviner qu’un certain nombre d’informations qu’il n’est pas le seul à détenir finiront par être dévoilées si elles ne le sont déjà. On constate de toute façon qu’il n’a pas franchi le rubicon en se déclarant opposant, puis prisonnier politique comme son congénère et compagnon d’infortune, Hamidou Marafa Yaya.
Ce poste de SGPR pourtant très convoité, comme tous les postes au Cameroun du reste, et qui peut être supprimé, comme ce fut le cas entre janvier 1962 et juin 1965, n’est pas prévu dans la constitution ; il a été occupé par des personnalités qui se sont retrouvées par la suite à Kondengui (quartier de Yaoundé qui abrite le célèbre pénitencier) : Titus Edzoa, Hamidou Marafa Yaya et lui-même, Atangana Mebara. Deux anciens SGAPR aussi sont incarcérés : Inoni Ephraïm et Siyam Siewe.
            Le G11, groupe constitué des personnalités du régime qui s’organisaient pour prendre le pouvoir à l’occasion de l’élection présidentielle de 2011, et dont aurait fait partie l’auteur serait-il donc imaginaire ? Il faut dire que le fait de convoiter le pouvoir est un crime impardonnable, et on pense que c’est qui a valu à un autre ancien SGPR, Titus Edzoa des poursuites judiciaires.
Un autre constat qui se dégage de la lecture de ce livre : M. Biya en appliquant les principes de Mazarin, connaît bien les membres de sa cour ; à force de les espionner et de les observer, il connaît leurs petits secrets, il les tient. C’est ainsi qu’il a mis en garde l’auteur contre certaines personnalités qu’il trouvait dangereuses. Comment donc peut-il maintenir en fonction des personnalités dont il sait qu’ils ont commis des malversations ? On comprend donc que M. Biya n’était pas honnête quand il réclamait les preuves des détournements alors que Eric chinje, le préfacier les avait évoqués dans l’une des rares entretiens qu’il ait daigné accorder à un journaliste camerounais.
Il y a toujours eu des conseillers techniques français à la Présidence, on cite entre autres, MM. Rousseau et Domissy en 1960, M. Bescond en 1962, MM Voillereau et Blanc en 1966, M. Cazes en 1971, etc. En proposant la constitution de 1958 en France, De Gaulle voulait mettre fin au régime parlementaire qui prévalait avant et qui était selon lui, source d’instabilité politique chronique ; il a parlé de régime parlementaire rationnalisé, alors que en fait il préconisait un régime présidentiel fort. C’est entre autres ce que nos conseillers toxiques français nous ont fortement recommandé et l’auteur a répété que le Cameroun est un état centralisé, sous un régime présidentiel fort ; Le PR cumule d’énormes pouvoirs. Le Pr Godinec parle ainsi de « monocéphalisme du pouvoir exécutif, d’accumulation des compétences entre les mains du chef de l’État au détriment des autres organes de l’État ». Les plaintes actuelles de nos compatriotes à l’Ouest du Moungo trouvent leur source dans ce jacobinisme désuet.
Le changement de la Constitution à l’occasion de du passage de la République fédérale à République unie du Cameroun a été qualifiée par le Pr Lekene Doncfack de coup d’état civil  in « Le renouveau de la question fédérale au Cameroun », Penant, 1998, vol. 108.

La répartition des tâches entre le secrétaire général de la Présidence, le directeur du cabinet civil et le premier ministre est souvent floue et parfois source de conflit. On a pu dire par exemple que le directeur du cabinet civil était un PM sans titre.
            Le Cameroun est un pays où des lois peuvent être adoptées, promulguées par le Président de la République, puis mises dans un tiroir et oubliées ; c’est le cas des lois sur la décentralisation, la déclaration des biens, la création de la Cour constitutionnelle, entre autres. Les évènements du Nord-Ouest et du Sud-Ouest où les compatriotes anglophones se plaignent de maltraitance et de négligence de la part du pouvoir central de Yaoundé auraient-ils eu lieu si la décentralisation avait été rendue effective ? Pourquoi faire des lois et ensuite refuser de les appliquer ?
Parlant des poursuites engagées contre son prédécesseur Titus Edzoa, et des arguments utilisés par ses avocats,  l’auteur de cet ouvrage nous rappelle que l’article 53 de la constitution a été modifié en 2008, dans le sens d’une exonération judiciaire totale et absolue du Président de la République de tous les faits commis pendant son ou ses mandats, pendant et après celui-ci ou ceux-ci. Dans ces conditions pourquoi M. Biya s’accroche-t-il toujours au pouvoir ? Ceux qui pensaient que c’est la peur de l’après pouvoir qui explique son attitude se tromperaient-ils ?
Pour Titus Edzoa qui avait passé quinze à la Présidence, cet endroit est un enfer. Il se disait soulagé de le quitter suite à sa nomination comme Ministre de la santé.
On apprend que du temps où l’auteur était Ministre de l’enseignement supérieur, le taux de scolarisation au niveau supérieur était à peine de 4% (nombre d'étudiants par rapport à la population des jeunes de 18 à 25 ans); alors que ce taux était de plus de 20% dans les pays à croissance rapide d'Asie, qu'il était de plus de 10% dans certains pays africains. Ceci n’est pas très surprenant. En effet beaucoup de bacheliers ne peuvent aller à l’université, faute de moyens. Les frais universitaires sont extrêmement élevés et les parents capables de faire face sont de moins en moins nombreux.
            Le point d’achèvement pour lequel beaucoup de camerounais ont été sacrifiés et qui devait se traduire par un allègement, à défaut de la fin de la souffrance infligée aux populations, mais néanmoins, dont l’atteinte préoccupait si peu un Président plus soucieux de son confort et de ses voyages, a été atteint ; mais alors qu’a –t-on fait des retombées, dont notamment l’allègement substantiel de la dette camerounaise ? Les salaires dans la Fonction publique restent bas, les services publics en général et les formations hospitalières demeurent sous-équipés, l’école est financée par les parents du primaire au supérieur.
            La SNH qui commercialise notre pétrole, a des comptes bancaires au Cameroun et à l’extérieur où est conservée une partie des recettes pétrolières. Bien qu’étant le Président du conseil d’administration de la SNH, le SGPR ne connait pas le montant de ces réserves. C’est le PR qui est le juge d’opportunités et l’ordonnateur  des dépenses.
            Le Conseil économique et social prévu à l’article 54 de la constitution, et régie par la loi du 05 juillet 1986 modifiée et complétée par la loi du 23 juillet 2001, est une institution qui selon l’auteur « peut être utile au pays, en permettant notamment un dialogue régulier entre les forces vives économiques et sociales de la Nation, dialogue qui permettrait l’émergence de consensus sur différents problèmes économiques et sociétaux. » Seulement, ce Conseil ne joue pas son rôle, et pour cause ! Les 150 membres de ce Conseil, dont le Président est l’une des plus hautes personnalités de l’Etat, n’ont jamais été nommés. C’est une coquille vide.
            Peut-on prendre M. Atangana Mebara au sérieux, quand il prétend dire la vérité sur ce régime sans émettre des réserves, à défaut de les dénoncer, sur les malversations, l’incurie, la gabegie auxquelles ce régime nous a habitués, et dont il a eu connaissance, de la position privilégiée qu’il a occupée ? La situation de l’auteur est un symptomatique de l’incohérence, de l’inconsistance et de l’inconstance de ces nombreux cadres qualifiés qui se disent chrétiens, mais qui paradoxalement mettent leurs compétences au service d’un régime autocratique et dont les principaux ressorts sont la corruption, la tricherie, l’achat des consciences, le tribalisme. Les résultats traduisent de façon assez éloquente l’échec prévisible et retentissant d’un tel système. Quel est donc le raisonnement qui aboutit à la nécessité de collaborer avec un tel système lorsqu’on se dit soucieux de rectitude morale et de probité ? Que peut-on véritablement obtenir dans un environnement pollué comme celui qui règne dans notre pays ? Essayer de changer le système de l’intérieur ? L’histoire récente de notre pays prouve à suffisance que ceux qui s’y sont frottés se sont piqués, ils ont été changés alors qu’ils prétendaient changer. Ce qui arrive à M. Atangana Mebara peut sans doute être considéré comme la justice immanente dont on parle souvent sans trop y croire. Oui, on ne joue pas avec le diable, autant qu’il est dangereux de jouer avec le nom du Christ. Tu ne prononceras pas le nom de ton Dieu en vain, n’est-ce pas ?

181216
Jean-Claude TCHASSE
PLEG Hors Echelle
Auteur, Essayiste, Speaker, Bloggeur
jctchasse.blogspot.com

lundi 12 décembre 2016

Post du mois de novembre sur Facebook



Post du mois de novembre sur Facebook
30 novembre 1989/30 novembre 2016: cela fait 27 ans que le premier Président du Cameroun est décédé. Que dire de lui? On a l'impression que le Cameroun était mieux géré de son temps que de nos jours. Mais peut-on oublier la répression féroce qu'il a organisée, avec l'aide de ses maîtres français contre les patriotes camerounais? Peut-on oublier que c'est à cause du «successeur constitutionnel» qu'il s'est permis de choisir que le Cameroun est aujourd'hui pris en otage par des prédateurs et des rapaces insatiables qui sont entrain de plonger ce pays nôtre dans la merde? Ce pays mérite mieux, beaucoup mieux.
La répression sauvage des manifestations pacifiques est inacceptable et doit être vivement condamnée. Ceux qui exécutent cette sale besogne doivent comprendre qu'ils rament à contre courant de l'histoire et qu'ils seront rattrapés par leurs exactions.
You are free to identify yourself and cherish a foreign language and culture. Do you allow me to think and feel differently? I'm not here to represent the French culture and language. I'm an African, sir. Do you remember what happened in the Bassa and the Bamileke regions of Cameroon in the late 50's and early 60's? And later on in almost the whole country in early 1990's and then in 2008? Contending as some do that I feel fine with this regime and the french domination of this land is an unbearable insult to those of us who have always castigated this situation. I don't know wether it is ignorance or bad faith. It appears some folks, overwhelmed by anger go as far as distorting historical facts and abusing others. Who is your target? The regime and its corrupt practices or your compatriot, victim of the system, but who speaks a different foreign language? With such behaviours, we still have a long way to go.
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Les magistrats gabonais, regroupés dans leur syndicat, sont en grève! Ils réclament de meilleures conditions de travail et surtout l'indépendance du pouvoir judiciaire par rapport à l'exécutif. Ils demandent en particulier que le conseil supérieur de la magistrature ne soit plus présidé par le Chef de l'État. Admirable, non? Pourquoi une telle chose paraît inimaginable chez nous où la corporation n'est pas mieux lotie que chez nos voisins?
Est-il vrai que l'auteure de ce texte truffé d'incorrections est titulaire d'un master en lettres modernes françaises, et qu'elle a réussi à être la 2è dauphine de Miss Cameroun? C'est difficile à croire. Mais cela est tout à fait vraisemblable. C'est au moins une preuve parmi tant d'autres qui pourraient être produites que le système éducatif va a vau-l'eau.
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Les blancs ne sont pas venus en Afrique en philanthropes. Je trouve risible cette discussion de savoir qui des français et des anglais nous ont laissé la meilleure éducation ou la meilleure culture en quittant. Ensuite l'esprit humain est plus complexe que ce vous voulez bien croire. Nous ne sommes pas des robots programmables et programmés par les colons pour des missions qui nous échappent. Je suis un être humain, je réfléchis, j'ai une conscience. Je suis doté d'un esprit de discernement et de critique. C'est çà, l'éducation; elle libère, elle n'emprisonne pas. Je suis capable d'apprécier ce qu'on veut m'imposer et de faire des choix à un moment donné. L'image des marionnettes télécommandés, je la récuse. Je veux assumer mon destin. La démarche manichéenne qui oppose les bon anglophones bien élevés et bien éduqués d'un côté aux mauvais francophones tarés et mal intentionnés ne nous sortira pas de l'auberge. Le Nigéria est une fédération, le Libéria, le Zimbabwe, sont d'anciennes colonies anglaises. Certains pays francophones d'Afrique de l'Ouest sont des démocraties qui connaissent l'alternance. Je reste un africain fier de mes racines. Si cette déclaration signifie pour vous que je ne reconnais pas que le Cameroun mal géré par un gouvernement corrompu et tribaliste, cela vous regarde.
Pardon, lisez ça et déposez moi à terre.
Piqué chez Djeukam Tchameni
"S'il suffisait d'etre une fédération pour résoudre tous les problèmes, le Nigéria serait un paradis. S' il suffisait d'avoir le common law pour avoir la justice, le Gambie serait un Etat de Droit. S' il.suffisait d'appliquer le systeme éducatif anglo saxon pour résoudre nos problèmes, le liberia serait une université.
On ne peut gagner une guerre - aussi légitime soit-elle - si on a au préalable clairement définit qui est l'ennemi. Après avoir défini l'ennemi, on doit étudier ses forces et ses faiblesses. On doit aussi étudier soi-même ainsi que les alliés potentiels, en connaitre les forces et les faiblesses. Sur la base de ce qui précède on peut dégager une stratégie ... possiblement gagnante. Autrement, on court indubitablement vers la défaite"

Pendant que les peuples asiatiques maîtrisent la science et la technologie et se développent en s'appuyant sur leurs langues et leurs cultures, certains camerounais nous imposent un débat absurde en s'identifiant à des langues et des cultures étrangères. Je n'ai pas choisi d'être francophone, je ne suis ni un défenseur, ni un promoteur de la culture française. Je ne vois pas comment je pourrais imposer une chose que je subis moi-même à quiconque.
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Voici les insultes que j'ai reçues sur mon mur et le commentaire que j'en ai fait à l'intention de l'un des activistes «"These are the insults somebody hiding behind a funny name Lopha Mask came and threw at me on my wall "dirty stupid francophones, lazy people, les parasites et caffards de L'Afrique." Is this what you are preparing, Angelbert Nde? Are you ready to face the consequences? So you people are targeting francophones, not the regime. Then be aware that you're planning the game of this regime."» Il faut rendre tout de même hommage et justice à beaucoup d'anglophones, la majorité sans doute, qui restent lucide et objectifs et qui évaluent la situation avec un sens louable d'équilibre, bien qu'ils considérés pour cela comme «traitors».
Attention, Attention! Certains activistes anglophones désignent les francophones comme étant responsables de leurs malheurs réels ou supposés. Ils tiennent un discours xénophobe, intolérant, ce serait du pur tribalisme s'ils constituaient une tribu. Ils se disent et ils se croient supérieurs aux francophones de par leur culture anglosaxonne à laquelle ils répètent inlassablement leur attachement viscéral. Ils seraient victimes d'apartheid, d'exploitation et d'esclavage tandis que les francophones sont systématiquement favorisés. Ils se plaignent ainsi de l'invasion de leurs universités et grandes écoles par ces indésirables. Certains extrémistes demandent que ces étrangers quittent leurs terres. À les entendre, ils construiront un mur étanche entre les deux pays en cas de séparation. On a beau leur dire que Tout le pays est mal géré et que c'est tous les camerounais qui en souffrent, ils ne veulent rien entendre. On lit des choses effrayantes et incroyables sur Facebook. Il est évident qu'une minorité d'activistes sectaires obnubilés par le pétrole du Sud Ouest veut se détacher pour gérer la manne. Faut-il soutenir de telles inepties? Le texte ci-dessous vous en donne une idée «Francophone Culture is very corrupt, manipulative and destructive.
Although because of political correctness we sometimes try to be considerate in the way we express ourselves in public, I just want to state that from the experiment with Cameroon, it is fundamentally clear that the culture of someone trained as a Francophone anywhere in the world doesn’t promote transparency and accountability. It is fundamentally corrupt. The Cameroon experiment is a clear example. The Anglophone values is better and promotes transparency and accountability. You see it even here in the West in the way the systems are organized. French banks and businesses are fundamentally very corrupt. The Spanish too have that kind of a system. People go to work and spend time falsifying records rather than working, etc.
Southern Cameroons was very organized prior to independence, with very transparent institutions (public services, banking, postal services, public works, etc), well managed infrastructures, school system, plantation agriculture, etc. The French man came in through francophone Cameroonians who are trained to be corrupt and which is nothing of their fault and destroyed all those institutions and infrastructures. Those of us who grew up in Tiko used to have our Locomotives that transported people through all places. It is very similar to the tram system in Sweden. They destroyed all these things. Now, they want to destroy the last vestiges of our system which are our educational and legal system. We must resist. Towns like Mamfe, Kumba, Victoria, etc were far advanced pre-independence than now.
We can help our Francophone brothers through our lawyers and teachers build a system of transparency and accountability for the benefit of all Cameroon and in the process topple all those who have destroyed Cameroon. This is what Mr Biya and his French colonial masters are resisting. They have developed a system of corruption, manipulation and deceit in French Cameroon and they are seeing our own values of transparency and accountability as a threat to that system. That is why they are struggling to infiltrate our institutions with Francophone people to corrupt our system which is what we are resisting. If we are all corrupt, the country will be very poor and all of us will suffer. If Francophone’s don’t want to understand where we are coming from and what we are fighting for and join us, they will be left alone to continue suffering. It is as simple as that.
Thank you.
Rexon»

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L'évangile condamne-t-il l'esprit d'entreprise? Est-ce un péché de faire des affaires? De vouloir gagner beaucoup d'argent? Les personnes démunies et nécessiteuses sont victimes de l'arrogance, de l'avidité et de la cupidité des personnes nanties. La richesse est-elle une bénédiction ou une malédiction? Dieu lui même n'a-t-il pas promis un pays coulant de lait et de miel aux israélites? L'évangile condamne-t-il la prospérité matérielle?
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Ce criminel raciste, arrogant et prétentieux qui rêvait de revenir au palais de l'Elysée a été ridiculisé lors des primaires. Parmi ses hauts faits, le fameux discours de Dakar où il déclare que les africains ne sont pas assez entrés dans l'histoire, l'assassinat de Kadhafi et de nombreux autres africains, l'intervention en Côte d'Ivoire où ils ont soutenu les rebelles de Soro et se sont permis de pilonner le palais présidentiel d'un pays souverain. C'est de cette façon qu'il faut entrer dans l'histoire? Pourquoi la fameuse CPI n'ouvre-t-elle pas une enquête contre cet assassin? La Libye est aujourd'hui plongée dans le chaos à cause de cet assassin. J'espère que les enquêtes ouvertes contre lui en France vont prospérer et le conduire au trou.
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Pris sur le mur d'un certain Angelbert Nde : «Any francophone elite who maintains that traditional silence on the sidelines is an oppressor of the Anglophone people. He is an enemy of the Anglophone people and will face the music as such ! » En français, cela donne « Toute élite francophone qui ne soutient pas les anglophones sera considéré comme un oppresseur et ennemi et sera traité comme tel». Voilà ce que j'ai retenu de ce post menaçant, injuste, partial et qui est pour moi qui ai toujours condamné ce régime, une insulte inacceptable. Vous pensez donc que ce régime favorise tous les francophones au détriment des anglophones? Au point de vous permettre de tels écarts? Sachez que je souffre au moins autant que certains d'entre vous de ce régime totalitaire. Nous sommes tous victimes d'injustices mais vous estimez que vous êtes plus victimes et nos accusez d'être complices de l'oppresseur commun. Je me suis toujours demandé qui du régime ou des francophones, est la cible quand je lis les plaintes des activistes anglophones. Votre post répond que ce sont les francophones. Vous nous sommez de vous soutenir, faute de quoi nous serons considérés comme oppresseurs? De quel droit? Et que dites vous des anglophones tels que Paul Atanga Nji, Achidu Achu, Philemon Yang, Ama Tutu Muna et consorts qui soutiennent le régime corrompu et tribaliste de Yaoundé? Sachez que moi aussi j'ai mes problèmes et mes priorités. Vous n'avez qu'à consulter mon blog jctchasse.blogspot.com . Vous êtes libres d'exprimer votre attachement à une langue et à une culture étrangère, c'est votre problème. Ne m'imposez ni votre façon de penser, ni cet autre front dans le combat contre un ennemi bien réel et bien déterminé. Je constate malheureusement que vous jouez finalement le jeu du régime en dressant les victimes du système les uns contre les autres. Dommage!
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Les policiers et gendarmes qui brutalisent et qui arrosent de gaz lacrymogène des employés qui réclament pacifiquement plus de 15 mois d'arriérés de salaires là, peuvent-ils faire un seul mois sans leur salaire? Qu'est ce qui peut expliquer ce zèle de la part de ces pandores connus pour leur propension à racketter les automobilistes? Ce n'est pas sérieux!
Maintenant que ce sont les opep qui sont sollicités là, pourquoi CT ne dit plus rien? Pourquoi ne vont-ils par vers le ministre des transports pour chercher à comprendre ce qui se passe? C'est par les réseaux sociaux série nous apprenons que les 40 bus annoncés ne sont pas arrivés avant le 31 octobre comme annoncé.
21 camerounais morts à la suite de consommation de l'odontol. Voilà un autre drame qui pouvait être évité. Le pouvoir est très efficace quand il s'agit de repérer et de disperser les rassemblements pacifiques de l'opposition et des associations de la société civile, mais pour interdire la production, la commercialisation et la consommation de boissons mortelles comme le «ha» le pouvoir devient impuissant. Quelle est donc la priorité?
Où est le conseil constitutionnel prévu depuis janvier 1996? D'après le Pr Magloire Ondoa : Nous n'avons pas de constitution tant que son protecteur n'est pas mis en place
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Peut-on me dire l'impact que ces hommes en treillis et armés ont sur ces enfants? Quelle image ont ils de ces enseignants? Quel message leur transmet-on? L'esprit humain est très complexe et l'enfant ne voit pas seulement ce qu'on veut qu'il voie. Un père qui envoie régulièrement son fils lui acheter de la cigarette est en train de former sans le savoir un futur fumeur. De grâce, que les soldats qui enseignent le fassent en tenue civile. Et que les militaires armés assurent la sécurité. Et comme vraie solution encourager les instituteurs affectés dans ces zones avec des primes de Zone d'éducation difficile.
J'étais présent à la séance d'investissement humain ce 13 novembre au carrefour le Maire à Bafoussam et le comportement du Monsieur sur la photo m'a dégoûté. Il a débarqué à 9h avec pour tout matériel de travail une tablette, et comme main d'oeuvre cette dame que vous voyez sur la photo et qui filmait ses moindres mouvements. J'ai trouvé cela ridicule. Alors qu'il peut mobiliser des moyens matériels et humains conséquents. S'il venait comme simple citoyen avait-il besoin de se faire filmer? Où était son matériel de travail? Vous voyez les chaussures que portait le Monsieur? Il venait vraiment travailler? Les photos prises par la dame, c'est pour quel usage? Cette activité était initiée par des citoyens déçus par l'inaction et l'indifférence des élus
Promoteurs et responsables d'établissements scolaires publics comme privés, du primaire comme du secondaire, laïcs comme confessionnels, leaders d'associations de développement, associations de promotion de l'éducation, ceci vous concerne. Je donne des conférences et des causeries éducatives à l'intention des parents d'élèves sur les thèmes 
"Rôle des parents en tant que maillons essentiels de la chaîne éducative", "contribution des parents au succès des enfants", 
"encadrement efficace et avisé des enfants par les parents". 
"attitudes et comportements propices à la réussite scolaire"
J'ai déjà donné 28 conférences ou causeries dans les établissements et dans plusieurs villes du pays. Les parents ne sont pas toujours conscients de l'importance de leurs rôles; ils ont besoin d'être sensibilisés. 
alors appelez au 677134916/695617377 pour plus d'informations.
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Clinton était la mieux préparée et la mieux qualifiée pour la fonction présidentielle aux USA, pourtant, elle a perdu. Elle le reconnaît et elle offre même ses services à Trump son adversaire qu'elle regardait de haut pendant la campagne. Ici au Cameroun, le régime méprise les concurrents et leur oppose leur expérience dans la gestion des affaires même si les résultats sont catastrophiques. Ma conclusion c'est qu'on n'a pas besoin de pactiser avec ce système corrompu pour gagner les élections. Il suffit qu'elles soient transparentes comme aux Etats-Unis. D'ailleurs, tout le monde sait ce qui s'est passé en 1992. C'est cela la démocratie.
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Pas possible, pourquoi cette répression systématique des manifestations pacifiques? Les avocats dans leurs robes sont ils devenus des terroristes? Les manifestations pacifiques sont des soupapes de sécurité, et les empêcher, c'est préparer des explosions violentes dû au mécontentement jamais exprimé parce que toujours réprimé.
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Est-ce vraiment une bouteille de champagne Louis Roederer Crystal à 300 € la bouteille que je vois là? Quelle indécence, avec les victimes de la catastrophe d'Eseka abandonnés!
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Choisir entre Trump et Clinton, c'est choisir entre Charybde et Scylla. Trump est raciste, il a promis de chasser les, nigérians, c'est-à-dire les africains. Clinton aurait soutenu les salafistes. Qu'est ce que Obama le noir a fait de particulier pour l'Afrique?
Voilà les grandes réalisations du renouveau. Ils utilisent sans vergogne les mineurs dans leurs manifestations, et l'on entendra aucun sous préfet parler de trouble à l'ordre. Cela continue ainsi jusqu'aux élections où ils mettent à contribution des mineurs dans des charters électoraux pour les faire voter dans plusieurs bureaux votes.
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Quelques grandes réalisations du renouveau façon Paul Biya.
La constitution non appliquée, les lois violées, l'État et ses institutions pris en otage par le régime, les média de service public en campagne permanente pour le R, des élections toujours truquées, une fonction publique improductive, corrompue et inefficace, réduction des salaires de 70%, des dirigeants présomptueux et arrogants qui n'ont jamais rendu compte de leur gestion désastreuse des affaires, liberté d'expression et de manifestation bridées, la morale boutée hors de l'espace public, des pans entiers de l'économie asphyxiés, l'école et la santé abandonnés, pays otage de la françafrique et des multinationales françaises, un président éternel absent et indifférent aux malheurs de ses compatriotes, des routes dégradées et non entretenues qui sont à l'origine des accidents mortels, merci de compléter..
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Le mandat prorogé sans congrès et sans élections. Il se sert d'abord, et puis ils vous informe avec condescendance. L'avis des militants ne compte pas. Il s'en fiche pas mal, arrogance, mépris, morgue, voilà ce qu'il affiche. C'est un coup de force, c'est anti démocratique, mais qui peut oser protester? Ces rdepecistes si loquaces et si prompts à vilipender les partis d'opposition sur les plateaux de Tv les week-end, ils sont où? Ils sont devenus aphones, pardi.
Maassa! Les réseaux sociaux incontrôlables là dérangent, il y en a qui ont perdu le sommeil. Alors qu'ils ont monopolisé les média de service public. Ils n'ont encore rien vu!
Mince! L'université de Dschang est devenue une sous section du R depuis quand? C'est toujours le carriérisme là? Non, il ne faut pas exagérer. Soyons sérieux, les choses violent changer dans ce pays et j'en connais qui vont raser les murs du haut leurs titres ronflants.
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Ces titres du quotidien à capitaux publics financé donc par l'impôt du contribuable montre le parti pris des journalistes. Sont-ils au service d'un régime ou service de l'état camerounais? Comment peuvent-ils se permettre de prendre de telles libertés avec la déontologie? Évidemment, le CNC n'y trouve aucun inconvénient. Comment se fait-il que les journalistes de CT n'aient trouvé aucun inconvénient dans la gestion de la catastrophe d'Eseka par le gouvernement? Et l'attitude de M. Biya qui n'a pas fait le deuil? Et sa femme habillée en tenue rose bonbon? Et ils osent critiquer les réseaux sociaux. Ils n'ont pas su se distinguer positivement dans le traitement de l'information. Et ils sont surpris qu'on ne leur fasse pas confiance. Vous ne pouvez pas semer le haricot et récolter les arachides.
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GLOIRE ET HONNEUR AUX PATRIOTES. 3 novembre 1960-3 novembre 2016. Cela va faire 56 ans qu'a été assassiné à Genève le leader nationaliste Félix Roland Moumié, par un agent des services secrets français, William Bechtel. Le criminel a été arrêté, puis relâché sous la pression du Gouvernement français. Le Cameroun était censé être indépendant depuis le 1er janvier 1960. Moumié a été inhumé à Conakry en Guinée. Mais des années plus tard, sa tombe a été profanée et son corps est porté disparu. Ironie du sort, Ahidjo son bourreau est lui aussi inhumé à des milliers de kilomètres du Cameroun, au Sénégal qui partage des frontières avec la Guinée, plus précisément. C'est une malédiction de nuire aux autres. En 56 ans les pays d'Asie se sont transformés en dragons et l'on y parle de croissance à deux chiffres. Notre pays, pris en otage par un régime anti nationaliste peine à trouver ses marques. Incurie, malversations, corruption, tribalisme, favoritisme, tel est notre lot. Le combat des Moumié reste d'actualité.
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Ainsi donc, les réseaux sociaux font paniquer le régime de Yaoundé. Voilà un régime habitué à contrôler l'information afin de mieux la manipuler, la déformer, pour désinformer l'opinion. Sinon qu'est-ce qui les gène? Si ces messieurs et dames s'étaient distingués par leur sérieux et leur probité dans le traitement de l'information, les populations sauraient à qui se fier. Voyez par exemple le bilan de la catastrophe d'Eseka. Le Gouvernement peine à convaincre qu'il n'y avait que 79 morts. Le doute persiste. Les réseaux sociaux comblent un vide. Ils proposent une solution qui n'est peut être pas la meilleure, aux problèmes créés par qui vous savez.

mercredi 7 décembre 2016

LES FONCTIONNAIRES AU CAMEROUN : Des parasites ?



LES FONCTIONNAIRES AU CAMEROUN :
Des parasites ?

Au sens de fonctionnaires ici nous entendons tous les agents publics, indépendamment de leurs statuts particuliers ; enseignants du primaire au supérieur, policiers, magistrats, médecins, infirmiers, ingénieurs, techniciens, bref, tous les corps de métier qui émargent au budget de l’Etat. La fonction publique et l’administration camerounaise en général, frappent l’observateur d’abord par leur improductivité, leur faible rendement, et les dysfonctionnements qui les caractérisent. L’état de notre pays témoigne de façon assez éloquente des mauvais résultats obtenus. Parmi les images les plus marquantes, on peut citer :
·         les formations hospitalières qui n’inspirent pas confiance aux dirigeants, lesquels préfèrent se faire évacuer en Europe dès qu’ils ont des soucis de santé,
·         les taux d’échec élevés aux examens officiels : entre 2011 et 2016, le taux d’échec moyen à l’examen probatoire se situe autour de 65%,
·         nos axes routiers les plus importants en état de dégradation avancée, alors qu’ils sont tous dotés de nombreux postes de péage et de pesage qui collectent d’importantes sommes,
·         la mauvaise et la sous exploitation de nos ressources,
·         les performances économiques médiocres (inflation trop contrôlée et peu favorable à l’industrialisation, taux de chômage élevé, faible taux de croissance, etc.) de notre pays,
·         les cas récurrents de ces voitures surchargées (six, sept voire huit passagers au lieu de quatre), qui passent sans être inquiétées devant les policiers et gendarmes censés assurer le respect de la loi, et qui vont faire par la suite des accidents mortels aux bilans lourds.
·         Combien de services ouvrent-ils à 07h 30 et ferment-ils à 15h30 comme le veut la réglementation en vigueur ?
Nous allons citer et analyser dans la suite de cette réflexion quelques méfaits et quelques habitudes malsaines et néfastes fortement ancrées dans les mœurs et qui peuvent expliquer, au moins en partie la stagnation actuelle.
1-      Trahison par une élite embourgeoisée, prédatrice et corrompue.
On retrouve dans la Fonction publique l’élite intellectuelle du pays ; ce sont des camerounais qui ont poussé la quête du savoir jusqu’à des niveaux très élevés dans divers domaines pour certains d’entre eux. Ils appréhendent donc parfaitement les subterfuges imaginés par les français pour maintenir leur emprise sur nos pays, dont en particulier le mécanisme du Franc CFA, pour perpétuer sous une forme plus subtile l’entreprise de domination et d’exploitation entamée avec la colonisation. La monnaie est un instrument important et un pays ne peut véritablement se prétendre souverain s’il ne le maîtrise pas. Ils comprennent et ils savent que en raison de son arrimage à l’Euro, notre monnaie est de fait gérée par la Banque Centrale Européenne selon des critères qui ne tiennent pas compte de nos besoins, et des priorités qui ne sont pas les nôtres. Au lieu d’élaborer des stratégies pour la création d’une monnaie alternative fiable répondant à nos besoins réels, les économistes du pouvoir, tout justes soucieux de conserver leurs postes juteux, encouragent et justifient le maintien du statu quo.
2-      Le monnayage des services n’est pas le moindre des problèmes.
Les usagers qui par ailleurs ne jouissent d’aucune considération, ne sont que des dindons à plumer dans de nombreux services. Ils doivent payer en sus des frais normaux, d’autres frais sans reçus, et ces sommes indues vont généralement dans les poches des responsables de ces services. Aucun secteur n’échappe à ce rançonnement. Beaucoup de chefs ne peuvent signer les documents dans leurs domaines de compétence respectifs sans exiger de fortes sommes d’argent. Il y en a qui réclament carrément un pourcentage non négociable, quand il s’agit par exemple de désintéresser financièrement un usager. Cette pratique détestable est sûrement l’une des causes de la surfacturation, cet autre jeu malsain prisé par les prestataires de services.
3-      Des procédés bien huilés sont mis en place pour détourner les budgets des services.  
Cela se passe ainsi malgré les mécanismes de contrôles et d’audit. Il y a tout un ministère rattaché à la Présidence chargé du contrôle supérieur de l’Etat. Il y a la commission anti-corruption, l’agence d’investigation financière, la cour des comptes. On se demande à quoi servent les manuels de procédure budgétaires et comptables. Les personnels qui remuent ciel et terre pour avoir des postes ne font pas mystère de leurs intentions malveillantes. Pourtant, ils sont quand même promus alors que d’autres personnels plus consciencieux et plus compétents existent bel et bien, leur faute étant de refuser d’adhérer au système délétère de promotion en vigueur.
4-      La qualité du service rendu laisse à désirer.
Le traitement des dossiers se fait à la vitesse de la tortue, quand ces dossiers ne disparaissent pas tout simplement. Oui, des dossiers dûment enregistrés peuvent disparaître sans laisser de trace, et l’usager n’en est évidemment pas informé. Las d’attendre le dénouement de sa situation, il cherche à savoir ce qui se passe. C’est alors qu’il apprend qu’il doit tout recommencer, parce que son dossier a disparu. Et nul ne se croit obligé de s’excuser pour le désagrément causé. Voilà pourquoi le pauvre usager doit tout le temps se déplacer, parfois sur de longues distances, pour suivre, au propre comme au figuré, l’évolution de son dossier.  
5-      Affairisme et corruption.
Prise illégale d’intérêt, délit d’initié, sont monnaie courante. Beaucoup de fonctionnaires camerounais sont devenus des entrepreneurs cachés derrière des prête-noms, qui se font attribuer les marchés publics. Ils sont ainsi fournisseurs de biens et services pour les départements qu’ils dirigent. Comme ils se lancent dans ces opérations en aventuriers avides d’argent, ils ne sont pas suffisamment outillés, mais par toutes sortes de manœuvres, arrivent à se faire octroyer des marchés, au détriment de concurrents venant du privé et qui sont en règle, mieux équipés, mieux préparés et plus qualifiés. Le résultat c’est des marchés mal exécutés, avec des malfaçons, ou souvent inachevés et abandonnés. Ce sont des infractions prévues et réprimées par le code pénal, mais vous verrez rarement des poursuites engagées contre les auteurs de ces actes condamnables.
6-      L’administration reste pourtant très sollicitée par les jeunes.
La fonction publique se présente aujourd’hui comme la seule issue pour beaucoup de jeunes diplômés ; seulement, les places sont limitées, et les conditions d’entrée sont marquées par les maux qui minent notre société en général, tandis que les postulants sont de plus en plus nombreux. Les concours d’entrée dans les grandes écoles de formation offrent aux magouilleurs l’occasion d’extorquer des sommes importantes aux candidats qui les sollicitent. Comment comprendre que cette administration soit réticente à prendre des mesures incitatives pour encourager le secteur privé qui doit se développer et qui a pour vocation de devenir le plus grand vivier d’emplois ? Avec une population qui va bientôt atteindre 25 millions d’habitants, alors que les effectifs de la fonction publique sont inférieurs à 250 mille. Au lieu de cela, la fiscalité a été transformée en une arme dissuasive pour les entrepreneurs et autres opérateurs à cause des calculs mesquins de politique politicienne.
7-      Ils redoutent la retraite.
Certains fonctionnaires fuient la retraite comme la peste. Les propos d’un DG récemment promu sont significatifs à cet égard ; il a déclaré en substance qu’en le nommant, le Chef de l’Etat le sauvait non seulement de la retraite, mais lui sauvait également la vie. L’auteur de ces propos a passé une bonne partie de sa carrière comme Directeur à la CRTV et a même bénéficié de deux prorogations de deux ans qui lui ont permis de rester en activité jusqu’à l’âge de 59 ans. La retraite pour lui était donc synonyme de mort. Si malgré un tel parcours il a quand même développé cet état d’esprit, que diront alors ces nombreux cadres valables et scrupuleux qui finissent leurs carrières sans la moindre nomination ? C’est peut-être cette idée erronée qui explique le décès de certains d’entre eux juste quelques années après leur départ en retraite. Comment comprendre que, après 25 ans de service certains personnels s’accrochent encore et refusent de prendre la retraite ? Pourquoi refusent-ils de prendre un repos bien mérité ? Chacun d’eux sait pourtant bien, et cela dès le premier jour de service combien d’années il va servir. Curieusement c’est vers la fin de leurs carrières que vous entendrez certains déclarer qu’ils préparent leur retraite ; entendez, ils multiplient les manœuvres pour rester en service et se maintenir, ou accéder s’ils n’y sont pas encore, à des postes juteux où ils vont se livrer à toutes sortes de malversations pour constituer le pactole qu’ils vont gérer pendant la retraite.
8-      Champions de la corruption.
Le fonctionnaire est habitué à corrompre ; cela commence dès son entrée à l’école de formation ; alors qu’il est encore postulant, il paye pour être admis ; à la sortie, il paye pour être bien affecté, ensuite il paye pour être promu. Que peut-on honnêtement attendre d’un personnel qui paye pour être promu ? Il paye même pour être décoré.
9-      La carrière avant tout.
Vous avez dit carrière ? Le fonctionnaire est préoccupé par sa carrière ; il est prêt à toutes les manigances imaginables pour gravir les échelons dans un environnement où la progression se fait sur des critères subjectifs. On observe la progression fulgurante de personnels à la qualification, au parcours et à l’intégrité douteux, au détriment de personnels compétents qui n’ont pas de soutien haut placé. L’ambition d’un fonctionnaire est de se faire nommer au plus vite pour bénéficier des avantages prévus par l’article 2 de l’acte de nomination et d’autres avantages qu’il s’attribue lui-même. Il est conforté dans son ambition par l’exemple des autres qui à force de compromissions et de manœuvres ont décroché la lune en devenant qui ministre, qui DG, qui député, qui sénateur, etc. Il se dit que certains groupes font des tontines pour aider leurs membres à être promus rapidement.
10-   Ne leur parlez de droits.
Très peu ont lu le statut de la fonction publique ou alors le statut particulier de leurs corps. Beaucoup sont sans doute conscients qu’ils ont bénéficié de passe-droits et de toutes sortes d’indulgences. Devant un problème, nul ne songe à passer par la voie légale, soit parce qu’elle est rendue inopérante, soit parce qu’on la trouve trop compliquée, soit encore parce que les prétendants se savent disqualifiés. On cherche alors des voies de contournement, des pistons, des soutiens, on met à contribution son appartenance ethnique et son origine, comme par exemple pour réclamer un poste.
11-  Une grande confusion savamment entretenue.
Le fonctionnaire est-il au service du régime de M. Biya ou au service de l’Etat du Cameroun? Cette question mérite d’être posée au moment où les comportements les plus suspects et les attitudes les plus interlopes se multiplient, même au sommet de l’Etat. Beaucoup ne s’embarrassent pas de scrupules, ils mettent résolument les ressources humaines et matérielles de leurs services à la disposition du régime, puisque en contrepartie ils bénéficient de toutes sortes de faveurs non méritées, de promotions fantaisistes, et de missions même fictives, etc. Soutenir le régime, servir M. Biya ce n’est pas nécessairement servir le Cameroun. A contrario, dénoncer les abus et les exactions de ce régime ne signifie pas qu’on n’aime pas le Cameroun, bien au contraire ! Il n’est pas possible d’aimer ce pays, de se soucier du bien commun et de l’intérêt général et en même temps être partisan de ce régime ; c’est incompatible. Les services publics sont financés par l’impôt payé par le contribuable, et pourtant il doit casquer chaque fois qu’il sollicite un service. Il y a comme une sorte de conspiration entre les fonctionnaires et leurs chefs contre les populations. Alors qu’ils devraient être au service de celles-ci, ils se croient plutôt au service de leurs chefs. En acceptant d’être utilisés par le parti au pouvoir, les fonctionnaires se sont opposés au changement dont ce pays a besoin, afin de conserver leurs privilèges. C’est par eux par exemple que les résultats des élections sont faussés.
12-  Bas salaires
Même mal payés, ils semblent ne pas rechigner, mais ne vous y trompez pas, ce n’est pas du patriotisme. Imaginez que leurs revenus ont été amputés de 70%, et cela pendant que le CFA était dévalué, et que les prix grimpent en flèche sur les marchés. Et ce n’est pas tout, les montants restants ne sont pas payés intégralement. Les avancements sont gelés, les primes et autres indemnités ne sont pas payés.  Mais malgré ces avanies salariales, certains fonctionnaires font preuve d’un zèle suspect, et pour cause ! Ils sont plus riches que les hommes d’affaires dans un pays longtemps classé PPTE. Ils mènent un train de vie insolent, ostentatoire voire provocateur, incompatible avec le niveau de leurs revenus légaux. Dans ce registre, les fonctionnaires des régies financières (douane, impôts, trésor) se sont particulièrement illustrés. Pourquoi n’ouvre-t-on pas les enquêtes devant de tels comportements ? Cela permettrait à tout le moins de dissiper les doutes.
Celui qui prétend être capable de s’accommoder d’un mauvais traitement salarial, n’est ni honnête, ni sérieux. Ce n’est pas une simple question de volonté. Combien de fonctionnaires peuvent-ils prétendre qu’ils s’en sortent avec les bas salaires actuels, sans d’autres sources de revenus ? Comment font les fonctionnaires de catégories B, C, D dans des villes chères comme Douala ou Yaoundé, lorsque leurs salaires ne suffisent pas à satisfaire leurs besoins les plus élémentaires ? Dans ces conditions il est difficile de résister à la tentation d’extorquer de l’argent aux usagers. Certains exercent des activités parallèles ; et cela se fait bien souvent au détriment de leurs services. D’autres se font remplacer par de jeunes diplômés, d’autres encore abandonnent carrément leurs postes sans démissionner et émigrent, avec la complicité de leurs supérieurs hiérarchiques. Parmi les réponses aux salaires insuffisants difficilement acquis (SIDA), il y a la course aux postes. Ces postes qui procurent des avantages qui permettent d’oublier les bas salaires, et qui au Cameroun se vendent comme une vulgaire marchandise. Les candidats se bousculent, et le pourvoyeur en chef en profite pour les enrôler dans son parti.
Pourquoi de telles attitudes sont-elles tolérées ? C’est que, entre le Gouvernement et les fonctionnaires, il y a un pacte tacite, sur le dos des populations : « je te paye un bas salaire, et toi tu fais semblant de travailler, ou tu travailles comme tu veux ; tu peux marchander les services, vendre ta signature, privatiser les services publics, fais comme tu veux, mais ne revendique jamais rien ».  Voilà pourquoi malgré leurs exactions certains fonctionnaires ne sont pas sanctionnés. Les contractuels, une autre catégorie de personnel sont encore plus mal payés.
Ce n’est pourtant pas l’argent qui manque dans ce pays par ailleurs gâté par la nature. Il est mal géré, il est détourné, il est dilapidé par des « dirigeants » qui se comportent comme si cette patrie n’était pas la leur, comme s’ils étaient de passage. L’actualité nationale abonde en informations relatives aux milliards engloutis dans des malversations et dans ces projets douteux et autres opérations foireuses dont ce régime a le secret. Des sommes importantes sont par exemple payées à des agents fictifs qui se comptent par milliers.
13-  Autorité de l’Etat mise à mal
Ils prennent des libertés avec la règlementation ; des lois et des décrets du Chef de l’état sont violés et celui-ci ne semble pas s’en offusquer.  Dans les services, les chefs peuvent se livrer à leur sport favori et commettre ces infractions en toute quiétude, pourvu qu’ils ne ratent pas l’occasion de déclarer leur indéfectible attachement à qui vous savez. De tels comportements ont contribué à saper l’autorité de l’Etat, à cause des personnels qui inspirent tantôt mépris par leur propension à quémander des faveurs aux usagers, tantôt méfiance par leur manque de probité.
14-  L’exemple vient d’en haut
Le comportement insouciant, l’attitude désinvolte de certains peuvent se justifier dans une certaine mesure par le l’attitude anti patriotique et par le contre exemple des dirigeants qui refusent par exemple de déclarer leurs biens. Les longs « courts séjours » de M. Biya en Europe sont de nature à faire germer beaucoup d’idées pas très saines dans l’esprit de ses compatriotes fonctionnaires. Mais cette tentative d’explication ne saurait les exonérer de leurs responsabilités.
15-   Les salariés restent pauvres.
La sécurité d’emploi est un leurre pour celui qui en est préoccupé ; il lui manque l’audace nécessaire pour se lancer dans les affaires, alors qu’il est peut-être parfois doté des qualités nécessaires pour réussir. Il passe ainsi sa vie comme employé salarié alors que certains pourraient devenir des employeurs. C’est ainsi que le génie est tué, la créativité le sens d’initiative est étouffé par des chefs qui se savent peu méritants.
16-  L’administration est utilisée comme tremplin par des hommes politiques.
Les deux Présidents qu’a connus le Cameroun jusqu’alors proviennent de la fonction publique ; ce sont des fonctionnaires, et ils ont utilisé leurs postes avec les avantages légaux ou non pour atteindre leurs objectifs. Il n’y a qu’à voir ce qui se passe pendant les campagnes électorales ; les ressources humaines et matérielles de l’Etat sont utilisées allègrement par le parti au pouvoir. Beaucoup de prétendants à la succession de M. Biya sont des fonctionnaires. Mais une campagne électorale pour la présidence nécessite de moyens financiers colossaux. D’où leur viendront les moyens nécessaires ? Cela peut-il avoir un rapport avec les détournements massifs opérés par des fonctionnaires poursuivis ou non par la justice ? Je ne serais pas surpris que certains se soient constitués des trésors de guerre par ces malversations.
17-  Victimes consentantes.
Malgré cette misère salariale et des conditions parfois surréalistes de travail, ils boudent l’action syndicale ; le Cameroun est sans doute l’un des rares pays où les mouvements de revendication ne font pas foule, alors que les fonctionnaires ont mille raisons de faire grève. En effet, on voit dans d’autres pays africains les enseignants, les journalistes, les magistrats entrer en grève pour exiger des négociations avec les pouvoirs publics en vue d’améliorer leurs conditions de travail et de vie. Des magistrats qui réclament une véritable indépendance du pouvoir judiciaire par rapport à l’exécutif, des journalistes qui veulent traiter l’information en respectant les canons du métier, voilà qui est inimaginable au Cameroun. On entend plutôt le DG de la CRTV déclarer que l’Office qu’il dirige est le tam-tam du Chef de l’Etat. Le Conseil Supérieur de la Magistrature peut ne pas siéger, personne n’ose broncher. Certains enseignants ont essayé d’impulser l’action syndicale, et ils ont même pu obtenir certains résultats, mais les dissensions internes, l’intolérance du pouvoir et surtout le manque d’engouement de leurs collègues les ont découragés.
18-  Aucun sens de l’intérêt général.
La notion de bien public, d’intérêt général est foulée au pied. Comment expliquer que les services de sécurité disent manquer de carburant quand ils sont sollicités pour intervenir, alors que pour disperser les manifestations pacifiques de l’opposition, il y en a toujours ?
19-  Où est le bilan ?
Lorsqu’on voit ce que coûte cette administration à ce pays, l’on est en droit de se demander ce qu’elle nous a apporté en retour. Voyez le traitement des hauts dignitaires, des ministres, des ambassadeurs, des directeurs de l’administration centrale, etc ; leurs grosses cylindrées, leurs avantages et tout cela. A quelle occasion rendent-ils comptent ? Et toutes les défaillances observées ? Qui est responsable ? Fait-on seulement le bilan de ce fonctionnement ? N’est-il pas bizarre de constater qu’avec tous ces problèmes très peu de sanctions soient prises ? La vérité, c’est que le régime dans son arrogance et imbu de son impunité se soucie fort peu du sort des populations, dans la mesure où c’est encore cette administration qui est le jury complaisant de l’examen que sont les élections, qui sont l’occasion d’évaluer et de sanctionner son action.
            Il ne serait pas exagéré dans ces conditions de considérer les fonctionnaires qui ont développé l’état d’esprit néfaste décrit ci-dessus comme des parasites assoiffés de titres et d’honneurs mais qui en contre partie n’apportent pas grand chose à ce pays.
Faut-il les loger tous à la même enseigne ? Assurément non ! Des personnels vertueux, animés par le sens du devoir et désireux de servir avec abnégation et dévouement existent. Mais il faut dire qu’ils sont frappés d’ostracisme et mis en minorité. Certes, un bon joueur ne manque pas d’équipe mais faut-il abandonner la patrie aux rapaces et aux prédateurs ? Aller faire valoir ses compétences dans le secteur privé peut être perçu dans une certaine mesure comme de l’égoïsme.
151116
Jean-Claude TCHASSE
Auteur, essayiste, speaker, bloggeur
jctchasse.blogspot.com