vendredi 19 mai 2017

Le caractère sacré de la vie humaine et la nécessité impérieuse de la protéger.(Texte intégral)



 Le caractère sacré de la vie humaine et la nécessité impérieuse de la protéger.
La chronique de ce jour porte sur Le caractère sacré de la vie humaine et la nécessité impérieuse de la protéger.
L’importance de ce thème n’échappe à personne dans la mesure où il ne se passe pratiquement pas une journée sans que les médias ne nous rapportent des cas d’homicide, ou d’incidents qui causent des pertes de vie humaine. Qu’il s’agisse des guerres, des attentats, des affrontements, des disputes en famille, ou impliquant des groupes opposés, des accidents, ce sont autant d’évènements où l’on enregistre des décès d’êtres humains. Et on a parfois l’impression que dans certains cas des vies auraient pu être épargnées. Nous allons nous appesantir sur l’homicide.
L’homicide est l’un des fléaux sociaux les plus récurrents et c’est à mon avis le plus grave. L’homicide est l’acte qui consiste à mettre fin à une vie humaine. C’est faire cesser de battre le cœur d’une personne, c’est tuer la personne. On parle d’élimination physique. Ce mot a pour synonymes : le meurtre, l’assassinat, le crime.
Pour bien appréhender la gravité de cet acte, il faut se dire qu’une vie humaine n’a pas de prix ; un être humain est une créature de Dieu, et l’Etre suprême détient seul le secret de cette création. L’homme avec sa science a réalisé des prouesses, mais demeure incapable de fabriquer un être humain tel que le connaissons. On produit aujourd’hui des robots humanoïdes, mais ils n’ont d’humain que leur apparence : ce sont des machines mues par l’électricité. Le souffle de vie ne peut provenir que de Dieu.
Nous voyons les mamans souffrir au moment de donner la vie ; même si c’est un phénomène naturel, c’est loin d’être une tâche aisée. La grossesse qui dure 9 mois, puis la parturition parfois dans des conditions très difficiles devraient nous donner à réfléchir.
La vie en général et la vie humaine en particulier, ce phénomène qui nous dépasse, qui tient du mystère devrait nous inspirer du respect et de la considération. Oui en effet chaque être humain, chaque créature de Dieu devrait susciter de la crainte à la limite. Qu’il s’agisse de nos proches ou des personnes inconnues.
L’être humain ne se limite pas à celui qui est déjà né ; on parle d’être humain dès la conception, dès la formation de l’embryon ; donc l’avortement, qui est le fait d’interrompre une grossesse désirée ou non, est un homicide.
Nous avons tous le devoir de protéger la vie, en nous abstenant de poser des actes qui peuvent la mettre en danger. Pourtant on a l’impression que certaines personnes tuent allègrement, sans scrupules. Nos journaux rapportent régulièrement des homicides, et on se demande si les auteurs de ces actes sont conscients de la gravité et des conséquences des actes ainsi posés.
L’homicide prend plusieurs formes : l’avortement, la jeune fille qui jette un bébé qu’elle vient d’accoucher, le lynchage d’un bandit par une foule, le crime rituel, le suicide.
Celles qui se débarrassent de leurs bébés en les jetant dans les wc, dans les rigoles ou les poubelles doivent savoir qu’il y a des familles prêtes à donner tout ce qu’elles possèdent pour avoir un enfant, mais en vain. Certaines de ces familles finissent par voler des bébés ou par les acheter dans des trafics qui défraient parfois la chronique. Il faut aussi noter le cas de  certaines femmes avec un passé très mouvementé, qui ont provoqué des avortements dans leur jeunesse, mais qui n’arrivent plus à concevoir, alors qu’elles sont prêtes à tout pour y parvenir. Avoir un enfant est donc un privilège, et il faut être reconnaissant à Dieu pour cela.
Il faut rappeler que celui qui se suicide commet un homicide, il commet du tort à sa famille et à la société, il supprime une créature de Dieu. Nous ne nous appartenons pas.
Un homicide peut être volontaire ou involontaire. L’homicide volontaire qualifié d’assassinat, est un acte prémédité, c’est-à-dire, qu’il est conçu,  planifié avant d’être exécuté.
Les causes des homicides sont multiples ; la haine, la déception, l’argent, la jalousie, une rivalité, l’amour, la sorcellerie, la politique, la religion, le non-respect des engagements ou des pactes dans certaines confréries, les sectes ésotériques, la guerre. Il faut préciser que même la guerre conventionnelle est régie par des conventions qui précisent et encadrent les conditions dans lesquelles on peut tuer. C’est dire si les massacres sauvages auxquelles se livrent les terroristes sont inacceptables.
Les crimes indirects sont ces comportements irresponsables qui entraînent des décès ; nous pouvons citer le cas des policiers et des gendarmes qui laissent passer des véhicules en état de surcharge, ou avec des chauffeurs en état d’ébriété ; quand ces véhicules font des accidents comme cela arrive souvent, les agents qui l’ont laissé passer sont responsables.
Le témoin d’un homicide est tenu de le dénoncer, sinon il en devient le complice.
Il faut souligner le tort commis aux proches de la victime qui perdent un être cher ; un décès est un malheur que personne ne voudrait subir : le choc psychologique, le trouble, la détresse, le désarroi, la peine, que ces proches expriment par des pleurs et des lamentations font de la peine et suscitent compassion et touche le cœur des âmes sensibles. Ces proches demandent justice et vont chercher parfois à se venger s’ils n’obtiennent pas satisfaction. Je me demande bien ce que peuvent bien ressentir les auteurs de crimes quand ils assistent au deuil qu’ils ont provoqué. Parce que parfois certains assassins poussent le cynisme jusqu’à aller au deuil qu’ils ont provoqué.
Les forces de l’ordre sont parfois obligées de tuer des personnes dangereuses ; cela peut être lors des interventions contre des agresseurs, des braqueurs, des cambrioleurs.
L’homicide est condamné par toutes nos religions ; pour les chrétiens c’est une violation du commandement n°6 qui dit clairement : « tu ne tueras point ». Dieu lui-même interdit de tuer. Que lui diront les auteurs de crimes quand ils seront face à lui et devront rendre compte ? Car il faut le dire, chaque créature de Dieu lui est chère, et nul n’a le droit de porter atteinte à une vie humaine. Les hommes se sont octroyés le pouvoir de détruire une chose qu’ils ne savent pas construire. Même si un criminel arrive à échapper à la justice des hommes, même s’il parvient à bien camoufler son crime en détruisant les preuves, il sait très bien qu’il sera rattrappé par son crime ici sur Terre d’une manière ou d’une autre. J’ai toujours été étonné par ces assassins qui veulent vivre longtemps et connaître le bonheur, alors qu’ils tuent d’autres personnes ; que dire alors de ceux qui plongent des familles dans le deuil, alors qu’ils ont des proches qui leur sont chers et qu’ils souhaitent voir en vie le plus longtemps possible ? Qu’ils sachent qu’ils porteront leur croix. Tuer un être humain, donc violer un commandement de Dieu, c’est chercher la punition du Créateur. Et comme ses voies sont insondables, et qu’Il dispose de nos vies, il peut nous le faire payer de milles manières. Le malheur dont il peut nous frapper a plusieurs visages.
L’homicide est un crime prévu et condamné par la loi ; les personnes qui le commettent s’exposent à de lourdes sanctions.
Il est impossible de réparer un crime ; une fois qu’une personne est morte, il ne reste plus qu’à l’enterrer. Seul Jésus a pu ressusciter des morts. Donc si après avoir tué, on se rend compte qu’on s‘est trompé de personne ou qu’on s’est trompé sur la personne, c’est trop tard.
L’homicide ne saurait en aucun cas être une solution raisonnable au problème posé.
110517
Jean-Claude TCHASSE


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