vendredi 16 mai 2014

LES DIPLÔMES SONT NÉCESSAIRES, MAIS NE SUFFISENT PAS.



Note de lecture de l’ouvrage  Rich dad, poor dad: what the rich teach their children
about money  that the poor and middle class do not” by Robert T. Kiyosaki and Sharon L. Lechter. Une traduction libre de ce titre donnerait : «  Père riche, Père pauvre: ce que les riches enseignent à leurs enfants au sujet de l’argent, et  que les pauvres et ceux de la classe moyenne ignorent »
LES DIPLÔMES SONT NÉCESSAIRES, MAIS NE SUFFISENT PAS.
Tel est le titre par lequel pourrait se résumer ce livre : à quoi les diplômes ne suffisent-ils pas ? à mener une vie équilibrée et saine sur le plan financier notamment ; en effet, pour illustrer son propos, il parle de ses deux pères avec des parcours et des sorts différents ; son père géniteur est un haut cadre ayant fait de brillantes études et ayant occupé un emploi bien rémunéré ; ce père est un travailleur acharné, convaincu que pour gagner plus, il faut progresser sur le plan professionnel, et au besoin se former davantage, et acquérir des qualifications plus pointues; seulement, sur le plan financier, il n’était pas équilibré ; il vivait d’un salaire à l’autre, était incapable de faire des économies et était endetté ; c’était la foire d’empoigne ;  c’est lui le père pauvre dont il est question dans le titre de l’ouvrage ; pauvreté confirmée par le fait qu’à sa mort, il n’a laissé que des impayés comme héritage ; malgré son niveau académique élevé, il manquait d’éducation financière ; sa philosophie, qu’il essayait d’inculquer à son fils, était de bien travailler à l’école et d’avoir une bonne formation en vue  d’un emploi sûr de haut cadre bien rémunéré dans une bonne entreprise ou dans l’administration ; voilà le langage que la majorité d’entre nous tiennent à leurs enfants ; donc son cas est loin d’être isolé ; en fait la majorité des cadres vivent la même situation. C’est que les aptitudes, les compétences et l’état d’esprit requis pour réussir sur le plan financier ne s’enseignent pas à l’école formelle ; les enfants des riches qui réussissent les développent en écoutant leurs parents et en les prenant comme modèles ; ces parents qui sont considérés comme les meilleurs éducateurs des enfants ; c’est pourquoi l’auteur estime que le système éducatif n’est pas adapté, puisqu’on y enseigne des choses qui s’avèrent inutiles quand il s’agit de s’insérer dans la vie active. Il a donc eu le privilège de côtoyer dès l’âge de 9 ans le père fortuné de son ami d’enfance qui lui a enseigné l’art de s’enrichir, et lui a inculqué de bonnes idées dès son enfance.
Ce père  riche était un homme d’affaires avisé et prospère, mais qui tenait un discours différent de celui du père géniteur à l’auteur ; il s’était fixé pour objectif de se constituer une fortune et y était parvenu ; il avait, malgré son bas niveau d’études, une éducation financière qui lui permettait d’être équilibré sur le plan financier ; il  gérait bien ses entreprises et dégageait régulièrement des plus-values ; il a par conséquent légué à sa mort un patrimoine important à ses enfants, à qui il avait par ailleurs transmis les connaissances nécessaires pour le gérer de manière avisée ; c’est cette éducation financière, inexistant dans les programmes scolaires, que l’auteur veut diffuser à travers son ouvrage.
Noter bien que l’auteur, bien que n’ayant pas reçu d’héritage, a suivi une bonne formation financée par lui-même dans le supérieur, a été cadre d’entreprise avant de devenir après avoir démissionné des grandes sociétés où il était employé –donc il travaillait pour l’argent à ce moment-là - un homme d’affaires prospère et averti à la tête d’entreprises florissantes créées par lui-même. C’est donc archi faux de penser qu’il faut de l’argent pour faire de l’argent ; voilà l’idée erronée qui bloque la plupart des jeunes qui se croient incapables de constituer par eux-mêmes le capital dont ils ont besoin pour se lancer. Les histoires des « self-made men ou women » qui, partis de rien bâtissent de fortunes colossales parfois à un âge avancé, ces histoires-là sont courantes ; ce ne sont pas des légendes. Il n’est pas possible de s’enrichir quand on est préoccupé par la sécurité de l’emploi, et on se contente de travailler dur en comptant sur d’éventuelles augmentations de salaires pour financer un train de vie toujours plus dispendieux ; l’auteur est péremptoire là-dessus. Son père riche lui avait conseillé dès le départ d’avoir pour objectif final de créer sa propre entreprise, afin que l’argent soit à son service ; c’est cela, le chemin de l’indépendance financière et de la liberté.
Un atout majeur que chacun de nous possède est notre esprit qui est considéré comme l’ordinateur le puissant qui existe, et qu’il faut développer et mettre à contribution ; au lieu d’entretenir des pensées défaitistes du genre « je ne peux pas y arriver », « c’est trop difficile pour moi », « je ne peux pas me le permettre », «  je serai pauvre toute ma vie », « l’argent ne m’intéresse pas » il faut solliciter l’esprit avec des questions comme par exemple « comment puis-je me le permettre ? », « comment m’y prendre pour réaliser tel objectif ? » quand nous nous déclarons incapables de faire certaines choses, nous laissons notre esprit dormir, renonçant par la même à tirer le meilleur des capacités naturelles fabuleuses qui sommeillent en nous.
Deux émotions à maîtriser : la peur et le désir qui avec l’ignorance, font de ceux qui en sont victimes – Dieu sait qu’ils nombreux et constituent même la grande majorité – les esclaves de l’argent ; ils tombent vite dans le piège financier et passent leurs vies à lutter pour l’argent qu’ils n’ont jamais en quantité suffisante, même avec des revenus élevés.
Les opportunités existent toujours et les esprits bien conditionnés savent les dénicher, mais elles échappent à ceux qui sont préoccupés par l’argent et la sécurité de l’emploi, et qui sont animés par la peur et le désir.
La majorité manque de cette éducation financière et il n’est pas jusqu’aux banquiers aux  comptables et autres financiers, qui souffrent de ce manque.
Comment donc se comporter pour être financièrement indépendant, pour sortir du piège financier ? la formule proposée par Robert Kiyosaki est simple ; il faut dépenser moins qu’on ne gagne, et utiliser ses économies pour acquérir des actifs, c’est-à-dire les investir dans des affaires judicieusement choisies avec l’aide de conseillers financiers tels que les courtiers et les comptables. Un actif est tout ce qui rapporte de l’argent ; si l’on veut être riche, il faut se constituer des sources de gains financiers. Il faut le distinguer des passifs, dont l’acquisition ne devrait en aucun cas être une priorité ; contrairement aux actifs, les passifs sont des sources de dépenses ; ce sont les objets de luxe, acquis uniquement pour rendre la vie plus confortable,  qui sont souvent faussement considérés comme des signes de richesses dont certains aiment bien faire étalage ; des voitures haut de gamme, des résidences cossues, des vêtements coûteux, des montres, des bijoux, du bon vin, etc. Les riches ont pour préoccupation majeure de se constituer des actifs, tandis que les pauvres cherchent à acquérir des passifs. Beaucoup ne savent pas faire la différence entre un actif et un passif. Un riche est capable de vivre longtemps sans travailler grâce aux actifs accumulés; du reste, l’auteur dit avoir pris sa retraite à l’âge de 47 ans ; son slogan est « faire travailler l’argent pour soi, et non travailler pour l’argent ». L’auteur conseille d’investir dans l’immobilier qui est un secteur rentable ; il suggère également de s’intéresser  au marché boursier qui est un réservoir d’actifs où se négocient les actions et les obligations.
Comme exemples d’actifs, l’auteur cite :
1. Des entreprises qui ne requièrent pas la présence du promoteur. Il en est propriétaire mais elles sont gérées ou dirigées par d'autres personnes. S’il j'avait à y travailler, ce ne serait plus son entreprise. Ça deviendrait son emploi.
2. Les actions.
3. Les obligations.
4. Les fonds communs de placement.
5. Les biens immobiliers qui génèrent des revenus.
6. Les reconnaissances de dette.
7. Les droits d'auteur résultant de la propriété intellectuelle, comme la musique, les manuscrits, les brevets d'invention.
8. Et tout ce qui a de la valeur, génère des revenus, prend de la valeur et trouve facilement un débouché.

Les bases du quotient intellectuel financier sont :
·       La comptabilité, c’est-à-dire l’a b c du domaine financier, l’aptitude à lire et à comprendre les relevés financiers ;  
·       l’investissement, c’est la capacité de produire de l’argent grâce à l’argent ;
·       la connaissance des marchés, c’est la loi de l’offre et de la demande ;
·       la connaissance de la loi ; en effet, il est avantageux de savoir que la loi procure des avantages fiscaux et une protection aux les entreprises.

La capacité de vendre, donc de communiquer, est cruciale ; les aptitudes en communication telles que écrire, parler et négocier sont décisives pour la réussite en affaires. Il n’est pas de compétence plus importante que celle de la vente et celle du marketing ; les gens redoutent ces activités en raison de la peur du rejet qu’elles éprouvent ; plus on communique, plus on négocie, plus on maîtrise la peur du rejet, plus la vie devient facile.
Il faut être généreux pour devenir vraiment riche ; plus on donne, plus on reçoit. C’est le secret de la richesse des grandes familles.

Les obstacles à surmonter sont :
La peur de perdre l’argent, l’incrédulité qui pousse les gens à être pessimistes, qui décourage ceux qui veulent entreprendre, la paresse, les mauvaises habitudes et l’arrogance ; au sujet de ce dernier obstacle, l’auteur écrit « ego + ignorance = arrogance ».
Chacun de nous possède un génie financier qui ne demande qu’à être sollicité ; comment donc le réveiller ? L’auteur propose les dix étapes suivantes :
1.     Il faut avoir une raison plus grande que nature, donc exploiter le pouvoir de l’esprit ;
2.     Exploiter le pouvoir du choix, en investissant dans l’éducation ;
3.     Choisir prudemment ses amis : c’est le pouvoir de l’association ;
4.     Maîtriser une formule et en apprendre une nouvelle ; c’est le pouvoir d’apprendre rapidement ;
5.     Maîtriser le pouvoir de l’auto discipline en se payant en priorité ;
6.     Bien rémunérer les courtiers et conseils fiscaux ;
7.     Donner à l’indienne ; le pouvoir d’acquérir quelque chose gratuitement ; le capital doit être reconstitué aussi vite que possible ; il ne doit être entamé sous aucun prétexte ;
8.     Se payer du luxe grâce à ses actifs ;
9.     Avoir des modèles : l’auteur cite Donald Trump, Warren Buffet, Peter Lynch, George Soros ;
10.  Maîtriser le pouvoir de donner en enseignant ; chaque fois qu’on a besoin de quelque chose, en donner ; cela reviendra multiplié par cent ; cela est vrai pour l’argent, l’amour, l’amitié, un sourire, etc.
Voilà mon résumé de cet ouvrage que je ne saurais trop recommander, avec ses idées transformatrices et libératrices.

Jean-Claude TCHASSE
110414

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