vendredi 12 juin 2020

Apprendre à respirer par le nez uniquement.

Apprendre à respirer par le nez uniquement.

The oxygen advantage : simple, scientifically proven breathing techniques to help you become healthier, slimmer, faster and fitter. L’avantage de l’oxygène : des techniques respiratoires simples et scientifiquement prouvées pour vous aider à devenir mieux portant, plus mince, plus rapide et mieux portant par Patrick Mc Keown.

Le livre a été publié en 2015 aux éditions HarperCollins ; il comporte 14 chapitres et 4 parties. L’auteur qui n’est pas médecin est un ancien asthmatique qui a pu en guérir grâce aux  techniques respiratoires d’un médecin russe, le Dr konstantin Buteyko. Ce livre se fonde sur les observations faites alors qu’il partageait cette méthode aux personnes souffrant de problèmes respiratoires.

Le préfacier, le Dr Joseph Mercola, remarque à l’entame de l’ouvrage que les personnes vivant en altitude, où l’air est rarefié, vivent plus longtemps.

Le constat peut sembler surprenant : nous respirons mal en général, nous ne savons pas bien respirer. A cause d’un style de vie fait d’inactivité, de mauvaise alimentation, de stress, nous respirons mal et cela a pour conséquences la diminution de nos performances physiques et intellectuelles, la prise de poids, les insomnies, la fatigue, les maladies. Nous respirons la bouche ouverte, ce qui est un problème. La bouche est faite pour manger et pour parler ; il faut s’appliquer à respirer par le nez qui a été fait pour cela. Dormir la bouche ouverte est déconseillé. Comme la nourriture, l’oxygène consommé en trop grande quantité devient nuisible pour la santé. Il faut respirer de telle manière que l’organisme reçoive la quantité optimale d’oxygène dont il a besoin. L’abondance d’oxygène favorise la multiplication des radicaux libres qui sont nuisibles et qui favorisent le vieillissement.

L’auteur a donc identifié ce qu’il appelle la surrespiration chronique, une mauvaise façon de respirer très répandue fortement ancrée dans nos moeurs, et  qui consiste à absorber une trop grande quantité d’air. C’est une respiration bruyante, erratique, lourde qui met en mouvement la poitrine et non le ventre.

Mieux respirer consiste à augmenter la quantité d’oxygène dans l’organisme, ce qui permet de procurer plus d’oxygène aux muscles et aux organes, donc au cœur et au cerveau, ce qui accroît nos capacités physiques. En effet, c’est la quantité de dioxyde de carbone présent dans le sang qui détermine la quantité d’oxygène qui peut être livrée aux organes. Pour passer des globules rouges qui en regorgent aux cellules, il y a un facteur qui est la quantité de dioxyde de carbone présente.

Les techniques respiratoires enseignées ici ne sont pas des inventions de l’auteur ; ce sont des pratiques connues depuis des millénaires, mais qui ont été abandonnées au profit d’une respiration qui nous procure une trop grande quantité d’oxygène et qui est de ce fait malsaine.

Par la bonne respiration, nous pouvons retrouver la forme physique, perdre du poids, etc.

L’auteur explique le processus respiratoire et insiste sur le rôle du dioxyde de carbone. La surrespiration et l’hyperventilation retirent des cellules, du poumon et du sang une trop grande quantité de dioxyde de carbone ; ce qui provoque la retention de l’oxygène par les cellules sanguines. Le paradoxe de l’oxygène consiste en ceci : le sang en est largement pourvu, mais les muscles et les organes qui en ont besoin n’en ont pas assez.

La respiration par la bouche en état d’éveil ou pendant le sommeil, qui est une des manifestations de la surrespiration, est à l’origine de la fatigue, du manque de concentration, de la faible productivité, et de la mauvaise humeur.

La respiration avec la bouche se faisait normalement en situation de réponse au stress (fuite ou combat) et c’est la partie haute de la poitrine qui est en mouvement. Tandis que la respiration avec le nez met l’abdomen en mouvement ; c’est une respiration calme, régulière, stable.

La vraie santé et la paix intérieure résulte d’une respiration par le nez, calme, douce, abdominale, sans effort, rythmique, et marquée par une pause à l’expiration.

La rétention respiratoire est une pratique très avantageuse pour la santé. Elle procure les avantages de la vie à haute altitude où l’oxygène est raréfié ; on peut citer entre autres la baisse de la sensibilité au dioxyde de carbone, une endurance accrue, une réduction de l’inconfort dû à l’accumulation de l’acide lactique, une augmentation de la capacité du sang à transporter l’oxygène, etc.

Etre dans le flow ou dans la zone, c’est être capable de consacrer toute son attention à l’activité menée, de s’y concentrer entièrement au point de ne pas voir le temps passer, c’est être complètement absorbé par l’activité ; on est comme dans un état second. On perd en plus de la notion du temps, la conscience et soi ; aucune pensée parasite ne nous traverse l’esprit qui est comme anesthésié. On réalise la tâche automatiquement, sans y penser, sans penser à l’objectif initial, en ignorant l’entourage ; l’instinct et l’intuition prennent le dessus et nos capacités analytiques sont bloquées, c’est dire que ce sont les deux hémisphères du cerveau qui sont mises à contribution dans cet état. C’est vivre pleinement l’instant présent. C’est le secret de la haute performance. Ce concept a été popularisé dans les années 1990 par le psychologue Mihaly Csikszentmihaly. Cela se produit dans le domaine du sport, de la musique, des arts, de l’écriture, etc.

Un esprit hyperactif plein de pensées dont l’opportunité et la pertinence sont douteuses est peu propice à la focalisation et à la productivité ; cela cause plus de stress, d’anxiété et de dépression. D’où la nécessité d’apprendre à contrôler et à calmer l’esprit, ce qui peut permettre d’entrer dans le flow à volonté. La méditation qui permet de prendre conscience de nos pensées, de nos émotions et de notre ressenti aide à calmer l’esprit ; elle permet aussi de réduire les pensées répétitives et inutiles.

L’intelligence intuitive qui se manifeste quand on est dans le flow ne s’apprend pas, cela s’expérimente ; cela permet de réaliser des prouesses. Steve Jobs disait que cette intelligence est plus puissante que l’intelligence intellectuelle basée sur le raisonnement logique, sur l’esprit analytique, sur le cerveau gauche. On peut y accéder par la méditation, qui permet de calmer l’esprit.

Un esprit calme, serein et concentré est toujours un atout surtout dans des situations stressantes.

La méditation de pleine conscience permet de faire attention à notre monologue interne et permet de mettre fin au cycle de pensées compulsives et de sortir de la prison du doute, de l’incertitude ; ceux qui sont prisonniers de leurs pensées sont incapables de se concentrer et de focaliser leur attention sur une tâche. C’est là où l’aphorisme « connais-toi toi-même » prend tout son sens.

Nous possédons, à travers notre esprit possède un pouvoir que nous pouvons contrôler en faisant attention aux pensées que nous entretenons. La qualité de notre vie en dépend : notre humeur, notre sommeil, notre santé.

Notre intention pendant la méditation est de faire des efforts pour être conscient de notre esprit, pour observer nos pensées et veiller à rester immobile et présent. Les pensées vont défiler, c’est ainsi la nature de l’esprit humain ; chaque fois que l’esprit s’évade, le ramener doucement  en portant notre attention sur notre respiration et sur l’intérieur du corps.

Dans un esprit calme il y a de l’espace pour les idées créatives et les solutions à nos problèmes.

Le contrôle de la respiration a parmi ses conséquences le contrôle de l’appétit, ce qui peut entraîner la perte du poids. Donc bien respirer fait perdre du poids. La surrespiration fait baisser la quantité d’oxygène dans le sang, le rendant moins acide ; c’est ce qui augmente l’appétit et l’envie de consommer des aliments acidifiants. La rétention respiratoire a l’effet inverse en maintenant l’acidité du sang au bon niveau. (la concentration de dioxyde de carbone permet de maintenir la bonne valeur du pH, ce qui réduit la faim). Pour faire perdre durablement du poids, il faut rendre le processus automatique, inconscient ; cela ne doit plus dépendre de notre volonté ou de nos efforts conscients pour éviter tel aliment ou tel comportement à risque.

à suivre...

140620

Jean-Claude TCHASSE

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