jeudi 27 avril 2017

Chronique n°1: le Vol (banditisme)

Chronique n°1: le vol (Texte intégral)


Chronique N°1. Le vol. (banditisme)
Nous allons consacrer cette première chronique à un phénomène qui est un véritable fléau social, et qui semble difficile à maîtriser ; il ne se passe pas un seul jour sans que des citoyens ne se plaignent d’en avoir été frappés ; s’il prend de l’ampleur, il constituera une menace à la paix et à la stabilité sociale. Il s’agit du vol encore appelé banditisme chez nous.
Le vol : qu’est-ce que le vol ? C’est l’acte qui consiste à s’emparer du bien d’autrui, à prendre un objet ou de l’argent appartenant au prochain sans son consentement. On vole aussi des êtres humains surtout des bébés, parait-il. On parle alors de kidnapping, d’enlèvement ou de rapt. Mais même les adolescents et les adultes n’y échappent pas. On entend ainsi des épouses qui traitent leurs concurrentes de « voleuses de mari ». Quelques synonymes du mot vol ; le larcin, la rapine, le maraudage, le détournement, le brigandage, la malversation, l’extorsion, etc
Le vol est un acte immoral, c’est condamnable, c’est répréhensible, c’est-à-dire que ce n’est pas bien ; quand on vole, on commet du tort à quelqu’un, c’est lui faire du mal ; on fait une victime. Voler, c’est créer un problème grave. Celui qui a été volé est dépossédé de son bien, il se sent spolié ; il est troublé, il est désemparé, déboussolé et il veut récupérer son bien pour retrouver la paix ; et il peut pour cela passer par des voies légales ou non. Qu’il s’agisse d’un bien dont il avait besoin dans l’immédiat, ou pas. Imaginez une ménagère dont le porte-monnaie est dérobé alors qu’elle fait son marché.
Des entreprises sont tombées à cause du vol. Des familles se sont disloquées.
Peut-on justifier le vol ? On a même parfois l’impression que dans certains cas, cet acte condamnable est tolérable ; quand le voleur est une personne affamée qui veut juste satisfaire son besoin naturel ; mais gare aux faux justificatifs : le propriétaire du bien volé n’en a pas besoin, pense-t-on ; comment le sait-on d’ailleurs ? On le croit nanti et on pense que la perte de ce bien ne diminuera pas grand-chose à sa fortune ?
On peut voler soit disant pour se faire justice ; une victime d’un vol commet aussi cet acte répréhensible contre une autre personne.
Un voleur peut être une personne nécessiteuse, comme on l’a dit pour celui qui a faim, mais cela peut être aussi le fait d’une personne déjà nantie. Il y a des professionnels du vol, des gens qui ne font que cela pour vivre disent-ils. Il y en a pour qui c’est une maladie, on parle de kleptomanie. Il vole pour voler. Il vole des choses dont il n’a pas besoin, il est animé par la convoitise ; il veut aussi posséder tel objet, dont il pourrait pourtant bien se passer.
Parfois, on vole dans la famille ; c’est même en son sein qu’on commet les premiers larcins pour s’exercer.
Aucune religion ne tolère le vol ; pour les chrétiens, c’est prohibé par le commandement N° 8 qui dit « Tu ne déroberas point ». Les musulmans sont encore plus sévères, puisque dans les pays où la charia est en vigueur, on ampute les doigts ou la main du voleur. Les religions traditionnelles condamnent également le vol. Ceux qui ne croient pas en Dieu ont leur code moral qui condamne le vol, je crois.
On ne comprend donc pas comment un chrétien, un musulman, un adepte des religions traditionnelles ou un athée peut voler. Quand on viole ainsi la loi de Dieu, on s’attend à quoi ? On peut parfois tromper les hommes, mais on ne peut pas tromper Dieu. Dieu qui nous connaît, est au courant de tous les actes que nous avons posés. Si on réussit à échapper à la justice des hommes, on ne peut pas échapper à celle de Dieu. Pour ceux qui ne croient pas en Dieu, il y a la justice immanente. Tout acte que nous posons nous revient toujours. Si c’est un acte positif nous allons en tirer les bénéfices, et si l’acte est négatif nous allons en subir les conséquences. C’est inéluctable. Nul ne peut y échapper.
L’être humain est doué de conscience ; cette petite voix qui cherche toujours à nous ramener à la raison. On a vu des voleurs réussir un coup parfait et se dénoncer eux-mêmes par la suite, même si cela peut prendre des années.
On peut voler par mimétisme, c’est-à-dire qu’on a la fausse impression que tout le monde vole, et on se dit pourquoi pas moi aussi ?
Le vol est également une infraction à la loi des hommes, c’est-à-dire que voler, c’est violer la loi, c’est faire une chose interdite par la loi. Celui qui vole s’expose aux sanctions prévues. Le voleur se cache pour commettre son acte, ou alors il essaie de détruire les preuves de son acte. C’est dire qu’il est conscient qu’il pose un acte condamnable. Quand il ne porte pas une cagoule, il intimide sa victime et peut même la tuer s’il a des raisons de penser que sa victime peut le dénoncer. Il peut arriver que le voleur soit une personne assez puissante, et fasse partie de ceux chargés d’appliquer la loi ; il profite de sa position pour se soustraire aux sanctions prévues.
Le vol est fléau social ; c’est un phénomène qui a toujours existé. A partir du moment où les hommes doivent vivre en société, il y en a qui se croient toujours obligés de voler.
Le voleur est parfois convaincu que c’est la seule issue pour lui, qu’il est obligé de voler pour s’en sortir. Il se dit que le travail est rare et difficile à trouver. Il se croit condamné par le sort, il se demande pourquoi il doit souffrir pendant que les autres se la coulent douce.
Le vol peut prendre plusieurs formes, du petit larcin au détournement des fonds évalué en dizaines, en centaines, de millions, voire en milliards de Francs. Les fonctionnaires qui profitent de leur position pour extorquer des sommes d’argent aux usagers de leurs services doivent savoir qu’ils sont des voleurs. Ce sont des braqueurs. Les surfacturations, la vente d’une marchandise à un prix excessif, la rétention ou la confiscation d’un objet destiné à autrui, les prises illégales d’intérêt, les emplois fictifs, le refus d’aller en retraite, le délit d’initié, les marchés mal exécutés, l’argent emprunté et non remboursé, les trafics et les combines de toutes sortes qui semblent ancrés dans nos mœurs, l’escroquerie, la feymania, les cambriolages, sont d’autres formes de vol.
Il se dit qu’on ne peut pas s’en sortir dans notre société en restant honnête. On a l’impression que ceux qui veulent faire preuve de rectitude morale s’en sortent perdants.
C’est un phénomène très répandu ; il ne se passe pas un seul jour sans qu’on ne signale des coups de vol dans nos communautés. Parfois les victimes ne se plaignent pas parce qu’ils ont l’impression que cela ne donne rien.
La justice populaire est la réaction des populations exaspérées face aux limites de la justice ; mais est-ce la solution ?
Dans les quartiers, les populations essaient de constituer les comités de vigilance, mais ceux-ci semblent limités.
Les numéros d’urgence : la gendarmerie 113, ESIR 117.

Que ceux qui détiennent les objets volés les restituent à leurs propriétaires légitimes, que ceux qui ont l’intention de voler y renoncent, que ceux qui n’ont jamais volé restent purs ; ils auront leur récompense ici-bas et au ciel pour les croyants s’ils persévèrent dans la voie noble qu’ils ont choisis.
Jean-Claude TCHASSE

mardi 25 avril 2017

Chroniques matinales à Radio casmando sur la 94.00 Fm



Chroniques matinales à Radio casmando sur la 94.00 Fm
Pourquoi cette chronique ?
Lorsqu’on jette un regard froid et objectif sur la société camerounaise, la première impression de l’observateur est que bien des choses pourraient mieux se faire. En effet, notre pays est confronté à un certain nombre de problèmes, qui se dressent comme autant d’obstacles sur le chemin déjà pas facile du développement. Aux problèmes objectifs qui se rencontrent dans toute société humaine, se greffent d’autres, dont on aurait bien pu se passer ; on a l’impression que cette seconde catégorie de problèmes est créée de toutes pièces par des personnes qui ne semblent pas du tout conscientes des défis qui interpellent l’ensemble de la communauté, ou par d’autres qui, bien que conscientes de la situation, ont des préoccupations et des objectifs personnels qu’ils veulent atteindre par tous les moyens, dussent-ils pour cela mettre en péril la cohésion nationale.
Notre chronique a donc pour modeste objectif de recentrer le débat sur ce qui nous semble être prioritaire : mobiliser toutes nos énergies et toutes nos ressources dans la seule entreprise noble et digne qui vaille, la lutte contre la pauvreté, l’ignorance et la maladie, par la sensibilisation et l’éducation. Un peuple préoccupé par la poursuite de ces objectifs est condamné à progresser.
Au centre de nos préoccupations se retrouve la volonté de redonner aux valeurs morales la place qu’elles n’auraient jamais dû perdre. Sans la morale notre société ne sera pas différente d’une jungle où les plus forts écrasent les plus faibles, où des personnes sans scrupules triomphent et prospèrent, causant des plaies et des frustrations qui seront autant de germes pour de futurs conflits.
Nous allons donc prôner l’honnêteté, la vérité, la justice qui demeurent les meilleurs garanties pour la paix, sans laquelle il est impossible de parler de développement.
Notre société est marquée par une grande diversité, laquelle devrait être perçue comme source d’enrichissement. La solidarité entre les différentes composantes, la convivialité, les rapports cordiaux, la tolérance, le pardon doivent être de mise.
Nous irons puiser dans notre riche histoire pour rechercher des modèles d’abnégation, de probité, de dévouement et de courage à proposer à nos jeunes qui ont besoin de repères solides. C’est seulement ainsi, en proposant de bons exemples que l’on pourra guider nos jeunes.
Le combat contre l’ignorance et la maladie n’est pas des plus aisé. Nous n’avons pas besoin de le compliquer davantage.
Le rendez-vous est donc pris tous les mardis et jeudis pour cette chronique, et vos contributions sont attendues.

jeudi 20 avril 2017

AFFAIRE SAMBA : LA GUERRE TRIBALE EST-ELLE LANCEE ?

AFFAIRE SAMBA : LA GUERRE TRIBALE EST-ELLE LANCEE ?

Ceux qui contestaient mes prévisions à chaque fois que des conflits apparaissent entre les Camerounais sur le net, doivent se rendre à l’évidence : les raisonnements sont souvent en adéquation avec l’origine tribale des individus.  Je l’ai rappelé, en pure perte, lors du conflit entre Boris Berthol et Jean Jacques Zé ; entre Abel Elimby Lobé et Carlos Ngoualem.

Aujourd’hui, la violence du propos autour des réalisations extravagantes de monsieur Samba ne laisse plus aucun doute sur ce qui nous attend après le départ du principal responsable de cette situation qu’est Paul Biya.

LA SORTIE STUPIDE DE JEAN LAMBERT NANG

Certains s’étonnent des propos de Jean Lambert Nang ; les lecteurs de Challenge Hebdo savent qu’il y a 27 ans, nous avions été les premiers à épingler ce personnage vide ayant tendance à se rapprocher le plus possible des personnes détenant un bon chéquier. C’est quasi maladif chez lui et là où il y a des magouilles (Crtv de Mendo Ze, Fecafoot, Can féminine), il n’est jamais trop loin.

Le problème est qu’il a, cette fois encore, voulu faire de l’interrogation de certains de ses compatriotes, une affaire tribale opposant Betis et Bamiléké. Ce profiteur du régime a visiblement convaincu certains des siens à la vue des réactions. Je tiens juste à rappeler à tous que le paysan, l’étudiant, le chômeur…sur toute l’étendue du territoire souffre de la même manière de la gestion à l’emporte pièce de monsieur Biya. Que si les Camerounais ne retrouvent pas vite la raison, l’après Biya risque de provoquer une chasse aux Bétis inédite qui fera passer la « chasse aux nordistes » de 1984 pour une partie du plaisir.

Jean Lamber Nang aurait rendu un grand service à Monsieur Samba s’il avait, arguments et preuves à l’appui, expliqué comment un fonctionnaire s’y était pris pour dégager des fonds pouvant permettre la construction d’un tel château d’Ali Baba. Au lieu de quoi, il a préféré faire appel à tout ce qu’il y a de veule dans la nature humaine pour ameuter ses « frères du village », qui ne deviennent utiles que pour servir de chair à canon.

DOIT-ON PARLER DES ETHNIES DANS NOTRE PAYS ? LE POUVOIR AUX BETIS EN GENERAL, AUX BULUS EN PARTICULIER.

Oui, même si certains s’en étonnent. La gestion extrêmement tribale de Paul Biya des ressources humaines ne laisse pas de choix.  Lorsque dans un pays, il n’existe aucun (ou presque) ministère où un Beti n’occupe ni la place de ministre, de ministre Délégué ou de Secrétaire général … où dans aucune entreprise publique, il n’existe (ou presque) aucune sans un Beti Directeur Général, Directeur Général Adjoint ou Directeur Administratif et financier… on est bien obligé de constater qu’il y a bien une tribu qui confisque tous les postes clefs : que c’est donc cette dernière qui est à la base de la corruption endémique qui gangrène tous les pans de notre économie.

Le problème est devenu grave lorsqu’on a constaté que dans les 10 principales multinationales installées dans notre pays, le phénomène est le même. Chacune a son « beti » confortement installé parmi les trois principaux cadres Camerounais, surtout à a communication : est-ce un hasard ?
Notre méconnaissance des groupes ethniques qui composent notre « nation » nous pousse à tout mélanger. Lorsque le patriarche Onambelé Zibi, qui ne dit pas que des bêtises, fait la différence entre les « Ewondos » et les « bulu » dans la gestion des affaires publiques, on lui tombe dessus à bras raccourcis alors qu’il a parfaitement raison. Biya a fait, pendant longtemps, des affaires d’argent de ce pays une affaire de Bulus.

Quelles sont les plus grandes directions dans ce pays ? A ma connaissance, la CNPS et les Impôts font partis des principales. N’eut été la « têtutesse » du ministre Alamine Ousmane Mey, pendant plus de 30 ans, ce sont des Betis en général et des Bulus en particulier qui contrôlent la direction des Impôts et la Cnps, pratiquement depuis l’arrivée de Paul Biya au pouvoir : est ce normal ?

Personne ne m’empêchera de conclure que la malédiction de notre pays provient d’une seule date : le 06 novembre 1982.

UNE INDIGNATION SELECTIVE

J’ai, à plusieurs reprises, rappelé ce que mon cousin, le professeur de regretté mémoire Roger Gabriel Nlep, avait qualifié de triangle équilatéral dans lequel « Betis, Nordistes et Bamilékés » veulent enfermer tous les Camerounais. Je le rappellerais à chaque fois que nécessaire. J’en ai tiré la leçon suivante : dans ce triangle, le betis a la signature et permet aux bamilékés et nordistes de faire des affaires dans un pacte de corruption dévastateur. Refuser de voir cette réalité serait faire preuve d’une myopie avec laquelle il sera impossible de redresser ce pays.

La villa de Samba tel qu’on voit sur les photos ne peut que heurter les Camerounais qui souffrent dans une très large majorité. Ils se disent que si ce monsieur a des affaires de nature à produire des bénéfices capables de financer une telle structure, que fait-il ou que faisait –il à la fonction publique où on est payé en monnaie de singes ?Il Y a forcément quelque chose qui ne va pas et qui mériterait des explications autres que la sortie emprunte de haine baveuse d’un personnage aussi creux qu’un forage industriel que l’est Jean Lambert Nang, affairiste notoire.

Mais, ce Samba est – il le seul dont la fortune est douteuse ? Ce que je n’aime pas, c’est que parmi ceux qui lui tombent dessus depuis hier, il ya certains qui soutiennent le fait que des gens comme Yves Michel Fotso ne sont que des victimes du système alors que leur train de vie était tout aussi ostentatoire que le fameux Samba, voir plus.

Dans toutes nos villes, notamment à l’Ouest, les grosses fortunes ne sont bâties qu’avec la bienveillance du « signataire beti ». Dans le Ndé, les plus riches de ces dernières années étaient à la base des fonctionnaires ; d’où viennent leurs fortunes ? J’en connais un, aujourd’hui décédé, avec qui j’avais de bons rapports mais qui s’était honteusement enrichi en gérant les affaires publiques. Dans la Menoua, l’un des hommes les plus riches l’est devenu par la bienveillance d’un beti et sur la misère des étudiants de Ngoa Ekellé.

Dans le Sud Ouest, la succession de deux  premiers ministres a « fabriqué » des hommes d’affaires de toute pièce dont l’une est aujourd’hui réputée être la femme la plus riche du Cameroun. Dans la Sanaga Maritime, un de mes oncles aujourd’hui décédé a électrifié tout son village en se servant des caisses de la Sopecam. Je pourrais citer des exemples à l’infini, tous ces gens ayant pour dénominateur commun, le Rdpc de Monsieur Biya.

La seule différence entre eux est que nos frères betis sont tellement dans le « vient voir », que cela en devient indécent.
Ma conclusion est la suivante : si on accable un Samba pour qu’il explique l’origine des fonds utilisés pour construire cette « chose » innommable, il faut faire de même pour tous les autres, toutes ethnies confondues, qui gravitent autour de monsieur Biya et son Rdpc pour piller les caisses de l’Etat. A ce petit jeu là, les bamilékés ne sont pas les plus maladroits et les maisons au village ne sont pas de moindre objet d’art. Pas d’indignation sélective.

C’est pour cela qu’une fois de plus, je demande à mes frères, mes enfants âgés de plus ou moins 40 ans, de s’unir pour nous envoyer en retraite et bâtir un Cameroun où il fera bon vivre, quelle que soit son ethnie .

Benjamin Zebaze

Message aux Betis et au Cameroun Par Dieudonné Essomba

Message aux Betis et au Cameroun
     Par Dieudonné Essomba

 Les images présentées au sujet de la résidence de l’ancien DG des impôts ont suscité un vif débat qui a fini de manière logique par se coaguler en une confrontation tribale, les uns y trouvant un scandale quand les autres la trouvaient normale et conforme à l’activité de l’homme en tant que haut cadre de l’administration publique et important acteur du secteur agricole.

 Il faut d’abord le dire de manière claire et nette : toute l’élite camerounaise, administrative, politique ou commerciale est essentiellement parasitaire et tous vivent aux frais de l’Etat. Les détournements des fonds publics prennent des formes complexes, où les gestionnaires forment des collusions avec des hommes d’affaires pour masquer les déprédations, à travers la surfacturation, les marchés fictifs, l’évasion fiscale, etc.

Tous sont pourris jusqu’à la moelle et aucun ne peut présenter patte blanche ! Les immeubles construits à Yaoundé par les Bamileke et les villas construites par les Betis sont pour l’essentiel le fruit des rapines, les uns ne se distinguant des autres que dans le rôle qu’ils jouent dans les opérations de prédation et le recyclage de ces rapines.

Là où les Bamilekés les recyclent en immeubles commerciaux, les Betis construisent des villas de luxe. Monsieur Samba aurait construit un petit immeuble de 3 à 4 niveaux pour la même somme que son bâtiment n’aurait pas présenté la même indécente visibilité. C’est cela que font les Bamileké, plus discrets et plus utilitaristes, au moment où les Betis, plus vaniteux, enterrent des sommes tout autant importantes dans des résidences somptuaires visibles et économiquement inutiles.

Il n’y pas plus de raisons qu’un fonctionnaire détourne les fonds de l’Etat qu’un homme d’affaires et on ne saurait établir une échelle morale entre deux groupes de prédateurs, que ceux-ci utilisent les griffes et les autres utilisent les dents. Tous sont des voleurs, et le haut Cameroun n’est formé que de voleurs
Et tous regardent avec une terrible angoisse la perspective d’un changement radical de régime qui mettrait fin à ces pratiques. Leur adhésion sans faille à leur mentor, le vieux Pharaon Biya bi Mvondo Paul Barthélemy, 84 ans, Administrateur des Colonies et diplômé de l’Institut des Hautes Etudes d’Outremer, ainsi que leur détermination à le maintenir jusqu’au bord de la tombe ne sont liées qu’à cette effroyable perspective de voir un tel régime chassé.

De manière claire, la présentation OPPORTUNISTE d’une résidence qui date déjà de plusieurs années marque un des épisodes de la guerre de succession, qui prend une tournure de plus en plus volcanique en se coagulant sur la logique intercommunautaire par des généralisations ad hoc. Tous les raisonnements prennent une tournure biaisée :

-d’un côté, nous ne sommes plus en présence d’un acte de détournement éventuel de fonds qui devrait attirer une légitime désapprobation sur son auteur, mais devant un acte chargé de significations symboliques : « les Betis détournent les fonds, donc ils doivent remettre le pouvoir à d’autres ».
-de l’autre, nous ne sommes plus en présence d’une désapprobation saine devant un acte qui viole les règles de la morale, mais devant une stratégie de déstabilisation : « Les Bamileké veulent déstabiliser les Betis pour s’emparer du pouvoir d’Etat ».

Ce basculement vers une interprétation communautariste des phénomènes au Cameroun va s’intensifier, au fur et à mesure que le temps passe et que s’accroît la compétition sur les ressources publiques de plus en plus rationnées, à savoir les emplois publics, les postes de pouvoir et les infrastructures.

L’Etat néocolonial était bâti sur l’octroi de ces avantages comme des instruments de séduction, mais il n’a pas su anticiper qu’un tel modèle allait être rapidement débordé. Il l’est désormais, et l’Etat, dépassé, se retrouve à une gestion au jour le jour, où le budget officiel voté par le Parlement garde un caractère purement formel, le budget réel étant le fait des instances qui gèrent la liquidité. C’est le Directeur des Impôts qui traite directement avec les instances supérieures, notamment la Présidence, totalement en marge des procédures normales, avec des transferts de ressources qui prennent la forme d’un transport physique d’argent à travers les sacs « Mbandjock ». Comment peut-on concevoir qu’un tel individu puisse s’empêcher de tourner cette opacité en une occasion d’enrichissement personnel ?

Mais plus fondamentalement, cet Etat reste bloqué dans les réponses à fournir aux problèmes qui ne font que s’amplifier. Les Nordistes se plaignent-ils qu’ils n’ont pas eu le nombre de places dans l’Ecole Normale de Maroua, on ordonne le recrutement de tous. Les Anglophones protestent-ils sur les problèmes de droit, on ordonne le recrutement de centaines d’entre eux. Les jeunes menacent-ils de se lancer dans la rue ? On lance un recrutement de 25.000 diplômés.
Mais toutes ces actions ne font qu’engorger l’Etat, l’entrainant à une situation de plus en plus insoutenable.

Clairement, l’Etat néocolonial est devenu obsolète et ne peut plus rien offrir de bon aux Camerounais. Y compris un débat serein, car tout thème sera toujours et de manière intensifiée examiné sous le prisme communautariste : les débats ne fourniront plus jamais de solution, parce que biaisés par cette logique.

C’est cela que j’avais compris quand j’avais appelé à la modération l’élite Betie qui s’en prenait violemment aux Anglophones et à la fédération, s’érigeant en grands défenseurs de l’Etat unitaire. Pourquoi se plaindraient-ils des accusations récurrentes clairement formulées par les Bamiléké qu’ils sont des parasites vivant aux frais de la Communauté nationale à travers les détournements de fonds publics ?

L’Humanité avait défini, par expérience et raisonnement, une forme d’organisation qui empêche les peuples paresseux, fainéants et jouisseurs de vivre en parasites sur le dos des autres peuples travailleurs, honnêtes et intelligents. Ce système est la fédération, qui permet d’avoir un Etat fédéral limité dans les secteurs de souveraineté, avec des Etats fédérés disposant d’une large autonomie. Cela permet de confiner les déprédations des peuples parasites, tout en ménageant le potentiel des peuples compétents.

Cette sortie haineuse des Betis contre la fédération, et cette allergie contre le concept justifie clairement les accusations de parasites qu’on leur attribue. Seuls, en effet, des peuples parasites peuvent refuser l’autonomie qui permet à chacun d’exprimer concrètement son importance réelle et son positionnement stratégique dans un pays, s’arc-boutant sur les principes d’unité nationale pour masquer leurs impotences.

LE PROBLEME BETI

Mais il reste une question fondamentale qui s’adresse spécifiquement à cette communauté : les Betis ont soi-disant le pouvoir contrôleraient de ce fait les entreprises d’Etat, les postes ministériels et les postes de pouvoir. Cela leur donnerait la latitude de recruter les leurs.

Mais que va-t-il se passer quand une autre communauté prendra le pouvoir et que ces possibilités virtuelles ou réelles qu’on leur attribue aujourd’hui vont disparaître ? Que vont faire les Betis?

Cette question est centrale pour le devenir des Betis et la paix au Cameroun. Aujourd’hui, la seule opportunité d’emploi décent qui se présente à un jeune Beti est un strapontin dans l’administration publique et des appendices de l’Etat (sociétés organismes, mairies). Ils n’ont rien d’autre. Comment ne pas voir cette énorme fragilité de la communauté ? Le moindre recrutement fait l’objet des récriminations venant de partout, le dernier cas étant Atangana Kouna qui a cru devoir recruter un peu plus les Betis pour travailler dans les zones Beties : il a été pratiquement pendu sur la place publique.
Qu’est-ce que cela donnerait si le régime qui succède à Biya leur rappelle, à juste titre, que le Cameroun ne leur appartient pas et qu’ils doivent à leur tour laisser les places aux autres ? Que feront-ils alors ? Sans les maigres strapontins de l’administration publique, et sans la moindre unité productive moderne, qu’est-ce qu’ils vont faire ?

On ne peut pas continuer comme cela. L’époque où les Betis pouvaient vivre sur le dos d’un Etat bâti sur le modèle colonial qui offrait un strapontin à ses diplômés est totalement révolue. Cet Etat est totalement débordé par rapport aux espérances des Betis et à leur manière d’être.

Quand l’élite gouvernementale Betie tient le discours sur un secteur privé qui résoudrait le problème d’emplois de leurs jeunes frères, on est en droit de se demander à qui elle pense en particulier. Elle-même n’a prouvé nulle part ses capacités à créer un secteur privé, nonobstant les immenses sommes qu’elle a distraite légalement ou non de l’Etat postcolonial pour les dilapider dans des villas de marbre dont l’utilité économique est totalement nulle, des grosses limousines, sans compter un mode de vie somptuaire faite de champagne et de ketchup.

Et la résidence de Samba montre jusqu’au grotesque cette terrible réalité. Comment imaginer qu’on puisse enterrer des sommes pareilles, même légalement acquises, juste pour des besoins de démonstration, alors qu’à Yaoundé, en plein cœur beti, on ne voit aucun investissement d’importance appartenant à cette communauté ? Aucun hôtel aucune université privée, aucun immeuble commercial, aucune boulangerie, rien ! Rien, même dans les secteurs accessibles aux Camerounais ! Absolument rien ! Maintenant, quand cette élite parle d’un privé qui va recruter leurs petits frères, ce privé viendra d’où ? Donc, les jeunes Betis iront profiter des efforts des Bamileké et des autres ?

En vérité, les élites Beties se prépare à embarquer la communauté dans une sale histoire de confiscation du pouvoir, en lui brandissant comme argument la marginalisation si elle ne les soutient pas dans leur folle tentative. C’est un jeu malsain et extrêmement dangereux que les gens d’Ahidjo avaient joué et avaient perdu. Comme les hommes n’ont pas d’intelligence, ni de mémoire, c’est le même jeu que les Betis qui sont autour de Biya croient pouvoir jouer, mais ils vont aussi échouer : la succession de Biya se fera dans les normes et la Communauté ne suivra pas son élite dans cette folie.

Le seul enjeu des Betis reste uniquement l’existence d’un Etat fédéré. Il s’agit d’un impératif de survie pour trois raisons centrales :

-un moyen de ménager en permanence des emplois publics, sans avoir à subir les rebuffades ou être poussé à des confrontations avec le nouveau régime,

-un cadre où exprimer pleinement leur culture, en promouvant une administration en sa langue ;

-une possibilité de créer un secteur productif qui leur pourvoit en emplois qu’ils ne peuvent obtenir autrement, car un Etat Beti ne s’empêcherait pas de créer des Hôtels publics et de faire au nom des Betis ce que l’élite a refusé de faire individuellement.
Car le Beti aime être salarié avec un bon salaire. C'est comme cela qu’ils sont et personne ne va les changer et personne n'a même pas le droit de les changer : on ne développe pas les gens en violant leur nature profonde. Pourquoi les forcer à épargner pour investir ? Ils ne sont pas obligés ! Par contre ils doivent avoir une institution qui le fait à leur place !

 Tout en encourageant les résidents capables d’investir, cet Etat va lui-même construire des Hôtels de haute classe, des Ecoles spécialisées, des cacaoyères géantes, des caféières gigantesques, tout cela pour répondre à leurs besoins d'emploi moderne. L’Etat du Cameroun a bien commencé à le faire dès 1960, mais il a été entravé par sa mauvaise gouvernance et il est maintenant muselé par ses maîtres occidentaux auxquels il obéit comme le parfait caniche qu’il est. Mais on ne peut nier le fait évident que s’il n’avait pas créé ces structures, le Cameroun n’aurait rien du tout.

Un Etat Beti dans un grand Etat camerounais est une question de vie ou de mort pour les Betis. Si les Betis ne comprennent pas la nécessité de cet Etat, ils sont perdus.

En m’adressant aux Betis, c’est davantage pour les sensibiliser sur les enjeux de la forme de l’Etat, sur les fausses espérances que leur miroite l’élite néocoloniale et sur les menaces qui pèsent sur le Cameroun et dont ils peuvent se rendre des vecteurs sans s’en rendre compte.

Mais ce discours s’adresse à tous les Camerounais, puisque tous les segments communautaires reproduisent les mêmes préoccupations. Toutes les Communautés camerounaises doivent réclamer leur Etat dans cet ensemble unitaire qui étouffe, qui étrangle, qui rabote, qui nivelle et qui n’apporte rien d’autre que les conflits et la haine. L’ennemi mortel du Cameroun est donc l’Etat colonial qui se revêt du manteau d’un Etat normal centralisé alors qu’il n’en est qu’un travestissement. Le problème anglophone nous donne l’occasion pour mettre fin à cet ordre des choses.

Les Betis doivent réclamer un Etat fédéré dans un ensemble fédéral. Ces histoires d’Etat un et indivisible est un piège à cons pour tous les Camerounais, et si les Camerounais y persistent, ils en verront les conséquences de leurs propres yeux.

Dieudonné ESSOMBA

jeudi 13 avril 2017

The biology of belief.



The biology of belief. Unleashing the power of consciousness, matter and miracles. The science of how thoughts control life by Bruce Lipton Ph D. La biologie de la croyance. Débrider le pouvoir de la conscience, de la matière et des miracles. L’explication scientifique du contrôle de la vie par la pensée par Bruce Lipton.

L’auteur est un médecin et Professeur d’université. On le voit dans cet ouvrage remettre en cause certains principes de la médecine allopathique, et promouvoir les médecines parallèles. La croyance est un phénomène psychique, tandis que la biologie relève du somatique. Cet ouvrage traite donc des rapports peu évidents entre ces deux dimensions de l’être.
La science est sur le point de détruire les vieux mythes et de réécrire une croyance  fondamentale de la civilisation humaine. La croyance que nous sommes des machines biochimiques précaires contrôlées par les gènes est en train de céder la place à la compréhension que nous sommes des créateurs puissants de nos vies et du monde dans lequel nous vivons.
Le savoir est un pouvoir, donc la connaissance de soi est source d’habilitation. Nous pouvons reprendre le contrôle sur nos vies et nous engager sur la voie du bonheur et de la richesse.
La proposition que les gènes contrôlent la vie est le dogme central de la biologie. Mais il y a un problème majeur : les gènes ne sont pas auto émergents, c’est-à-dire capables de s’activer ou se désactiver par eux-mêmes ; il faut quelque chose pour les mettre en action.
Les cellules nous renseignent non seulement sur le mécanisme de la vie, sur comment mener des vies pleines et accomplies. Nous ne sommes pas victimes de nos gènes, nous sommes les maîtres de nos destins capables de créer des vies débordant de paix, de bonheur et d’amour.
Nous sommes faits à l’image de Dieu, et il nous faut redonner à l’esprit la place qu’il mérite quand nous voulons améliorer notre santé physique et mentale. Chaque fois que nous introduisons un remède dans notre organisme pour corriger la fonction A, il dérange inévitablement la fonction B, C ou D. Ce ne sont pas des hormones dirigées par les gènes et des neuro transmetteurs qui contrôlent nos corps et nos esprits ; ce sont nos croyances qui contrôlent nos corps et nos esprits, donc nos vies.
Les cellules sont des humains en miniature. Les êtres humains sont des organismes  multicellulaires, et nous partageons des comportements similaires avec eux.
Les gènes sont des mémoires physiques des expériences acquises d’un organisme.
Beaucoup mènent des vies limitées non parce que c’est nécessaire, mais parce qu’ils pensent qu’il doit en être ainsi, qu’il ne saurait en être autrement.
La nouvelle biologie laisse dans la poussière le défaitisme de la programmation génétique et parentale et la doctrine darwinienne de la survie du plus fort.
Celui qui est convaincu que les gènes contrôlent sa vie et est conscient qu’il n’avait aucun mot à dire sur le types gènes dont il est doté à la naissance, celui-là a une bonne excuse pour se considérer comme une victime de l’hérédité.
Des gènes spécifiques sont corrélés dans les caractéristiques et le comportement d’un organisme, mais ils n’entrent pas en activité jusqu’à ce que quelque chose les mette en action.
L’épigénétique est la nouvelle science de l’auto habilitation.
Le vrai secret de la vie réside non dans la fameuse double hélice, mais dans la compréhension de l’élégant, mais simple mécanisme biologique de la membrane magique, ce mécanisme grâce auquel notre corps transforme les signaux environnementaux en conduite.
La membrane cellulaire et une puce d’ordinateur sont semblables, ce qui signifie qu’on peut comparer une cellule à un ordinateur ; on peut donc programmer les cellules, comme on programme les ordinateurs, et le programmeur est hors de la cellule. Le comportement biologique et l’activité des gènes sont liés de façon dynamique à l’information provenant de l’environnement qui est téléchargé dans la cellule.
La physique newtonienne, aussi élégante et rassurante qu’elle peut l’être pour les scientifiques hyper rationnels ne peut conduire à la vérité totale au sujet du corps humain, à plus forte raison de l’univers. La biologie newtonienne ne peut expliquer les phénomènes paranormaux tels que la guérison instantanée, la marche sur des charbons ardents.
Les atomes sont fait d’énergie invisible, pas de matière tangible. L’univers est une totalité dynamique dans lequel l’énergie et la matière sont si fortement imbriqués qu’il est impossible de les considérer comme des éléments indépendants.
Les maladies iatrogènes, c’est-à-dires celles provoquées par les médecins ou par les traitements médicaux, sont les principales causes de décès aux États-Unis.
La plupart des dysfonctionnements biologiques commencent au niveau des molécules et des ions de la cellule, d’où la nécessite d’un biologie qui intègre la mécanique quantique et newtonienne. Les chercheurs en médecine conventionnelle ne comprennent pas les mécanismes moléculaires qui sont à l’origine de la vie. L’usage des médicaments pour calmer nos symptomes a fait que l’on ignore notre contribution à l’apparition de ces symptômes ; l’utilisation abusive de ces médicaments nous a dispensé de la prise en compte de nos responsabilités.
Il n’y a vraiment pas de fonds consacré à l’étude de la médecine d’énergie. Le problème est qu’en l’absence de recherche pour la soutenir, les modalités de guérison basées sur  l’énergie sont considérées comme non scientifiques.
Avant la physique quantique, les méthodes des médecines d’énergie (médecine sans médicaments) comme la chiropraxie, l’homéopathie, la radiesthésie étaient incompréhensibles pour les scientifiques.
Tous les organismes, y compris les humains communiquent et lisent leur environnement en évaluant les champs d’énergie.

Les aborigènes australiens peuvent détecter de l’eau située à des mètres de profondeur, et les shamans amazoniens communiquent avec l’énergie des plantes médicinales. Les humains ont négligé leur système de communication par détection d’énergie. La médecine traditionnelle (occidentale) dont la science est basée sur un univers de matière newtonienne exclusive a adopté la séparation du corps de la matière préconisée par Descartes. Notre nouvelle compréhension de la mécanique de l’univers nous montre comment le corps physique peut être affecté par l’esprit immatériel. Les pensées qui sont l’énergie de l’esprit influencent directement la façon dont le cerveau physique contrôle la physiologie du corps. En dépit des découvertes de la mécanique quantique, la séparation entre le corps et l’esprit continue de prévaloir.
Les racines d’une compréhension plus puissante de la nature de la vie sont dissimulées derrière les phénomènes exceptionnels ; plus puissante parce que les principes à la base de ces exceptions remettent en cause des « vérités » établies. Le contrôle de notre esprit peut être plus efficace que les médicaments, même si nous avons été conditionnés pour les croire indispensables. La marche sur des charbons ardents est un exemple de ces exceptions qu’il faut prendre sérieusement en considération. Il en est de même des cas de malades de cancer en phase terminale qui guérissent. Il faut plus que la pensée positive pour contrôler notre corps et notre vie. C’est important pour notre santé et notre bien-être de déplacer l’énergie de notre esprit vers des pensées positives et génératrices de vie, et d’éliminer les pensées toujours présentes, mais qui sont négatives, débilitantes et consommatrices d’énergie.

Répéter inlassablement l’affirmation positive selon laquelle on est aimable, ou que la tumeur cancéreuse va disparaître ne sert à rien si dans l’enfance on nous a enfoncé dans le subconscient, à force de le répéter que nous ne valons rien ou que nous sommes maladifs ; une telle programmation est de nature à saper nos efforts conscients pour changer notre vie. Pendant que l’usage approprié de notre conscience peut procurer la santé à un malade, le contrôle inadéquat et inconscient des émotions peut facilement rendre malade une personne saine. Les actions du subconscient sont réflexives par nature et ne sont pas guidés par la raison ou la pensée. Les perceptions erronées programmées dans notre subconscient ne sont pas surveillées et peuvent facilement nous entraîner dans des conduites inappropriées et limitées. Les pensées contrôlent la biologie. Les médecins ne devraient pas considérer le pouvoir de l’esprit come étant inférieur à celui des produits chimiques et du scalpel. L’effet placebo comme effet secondaire, et dont certains auteurs situent l’origine dans la Bible (Psaume 116 : 9) dans sa version latine, est un instrument efficace, basé sur l’énergie et gratuit pour traiter les maladies. Si le pouvoir de notre esprit peut soigner nos maladies, alors, pourquoi aller consulter les médecins ? Pourquoi acheter les médicaments ? L’efficacité des médicaments placebo est une menace pour l’industrie pharmaceutique. Le contraire de l’effet placebo, c’est l’effet nocebo qui montre que les médecins, les parents et les maîtres peuvent faire perdre espoir en nous programmant à croire que nous sommes impuissants. Nos convictions positives et négatives impactent non seulement sur notre santé, mais aussi sur tous les aspects de notre vie. Nos croyances sont comme des filtres sur une caméra qui influent sur notre perception des réalités. Et notre biologie s’adapte aux croyances résultant de cette perception. Quand nous aurons reconnu le pouvoir de nos croyances, nous aurons la clé pour la liberté.
Apprendre à maitriser notre esprit pour favoriser la croissance est le secret de la vie. Bien entendu, ce secret n’en est pas un. Les grands Maîtres comme Jésus et Buddha nous ont répété la même chose pendant des millénaires. Maintenant la science prend le relais. Nous vivons dans un monde où il faut toujours être prêt et un nombre croissant de résultats scientifiques suggèrent que notre mode de vie hyper vigilant a une influence négative sur notre santé. Les jeunes observent leur environnement  et téléchargent dans leurs subconscients la sagesse du monde offerte par leurs parents. Par conséquent les croyances de leurs parents deviennent les leurs. Une fois programmés dans notre subconscient, ces croyances contrôlent notre biologie le restant de notre vie, à moins que nous trouvions un moyen de reprogrammer notre subconscient.
Il existe cinq catégories d’ondes cérébrales :
·         les ondes delta de fréquences comprises entre 0,5 et 4 Hertz émises entre 0 et deux ans, et plus tard, quand on est plongé dans un sommeil profond et on est inconscient ;
·         les ondes thêta de fréquences comprises entre 4 et 8 Hertz émises entre deux et six ans, et par les adultes pendant les rêves ; le cerveau émet ces ondes quand on est dans un état de quasi conscience comme c’est le cas quand on est sur le point de s’endormir ou quand on vient juste de se réveiller ; c’est dans cet état qu’on peut accéder au subconscient ;
·         les ondes alpha de fréquences comprises entre 8 et 12 Hertz émises lorsqu’on est dans un état de conscience calme, lorsqu’on est relaxé ;
·         les ondes béta de fréquences comprises entre 12 et 35 Hertz émises lorsqu’on est dans un état de conscience actif et concentré,
·         les ondes gamma de fréquence supérieure à 35 Hertz, émises lorsquon est dan un état de haute performance. 
Les hypno thérapeutes amènent les cerveaux de leurs patients à émettre es ondes delta et thêta puisque dans cet état ils sont plus suggestibles.
Le subconscient est constitué d’instincts génétiquement programmés et de croyances apprises de nos parents ; c’est un disque dur programmable et dans lequel nos expériences de vie sont téléchargées. Les comportements et les croyances apprises chez les parents, les pairs et nos maîtres peuvent ne pas être en accord avec les objectifs de la partie consciente de notre esprit. Les plus grands obstacles à la réalisation de nos rêves sont les limitations programmées dans notre esprit. Ces limitations influencent non seulement notre comportement, ils peuvent aussi jouer un rôle important dans la détermination de notre physiologie et notre santé.
Nous sommes comme des extra terrestres qui reçoivent des informations d’un contrôleur environnemental. Pendant que nous menons notre vie, les expériences de notre monde sont retournées à ce contrôleur qui est notre esprit. Nous devons faire attention à la vie que nous menons sur la planète parce que les conséquences de notre vie durent plus longtemps que nos corps. La géométrie fractale définit la structure de la vie. Il y a des schémas fractaux et répétitifs dans la nature et dans l’évolution aussi. En dépit de notre angoisse et de l’apparent chaos de notre monde, il y a de l’ordre dans la nature et il n’y a rien de vraiment nouveau sous le soleil.

170414

Jean-Claude TCHASSE