lundi 2 mars 2015

« le chemin le moins emprunté: une nouvelle psychologie de l’amour, de valeurs traditionnelles et de croissance spirituelle » de Morgan Scott Peck



The road less traveled: a new psychology of love, traditional values and spiritual growth. Traduction libre: « le chemin le moins emprunté: une nouvelle psychologie de l’amour, de valeurs traditionnelles et de croissance spirituelle » de Morgan Scott Peck.

Cet ouvrage, qui est apparu sur la liste des best seller du journal New York Times cinq ans après sa publication en 1978, et y est resté longtemps, au point d’être cité dans le Guinness Book of records a été vendu à plus de dix millions d’exemplaires. Il a été écrit par un médecin psychothérapeute, le Dr Morgan Scott Peck.
Le livre de 345 pages comporte quatre grandes parties et chacune d’elles traite d’un grand thème : la discipline, l’amour, la croissance et la religion, la grâce.
L’auteur qui commence par asséner ce que d’aucuns pourraient considérer come une lapalissade « la vie est difficile », aborde des sujets comme la croissance spirituelle, les relations parents – enfants, les maladies mentales, les relations entre époux, la conscience et l’inconscient.
Les maladies mentales sont beaucoup plus répandues que nous ne le croyons ; entre névroses, psychoses et troubles de caractère, la gamme est variée.
Le chemin le moins emprunté, c’est celui de la croissance spirituelle ; l’auteur fait remarquer qu’un très faible pourcentage de la population s’y engage, et que c’est la paresse qui en la cause.
Mener une vie de discipline n’est pas donné à tout le monde ; la discipline étant pourtant le moyen dont nous disposons pour faire face aux problèmes de la vie, problèmes sans lesquels la vie n’aurait pas de sens.
La discipline est constituée d’instruments et de techniques de la souffrance ; ce sont les moyens d’expérimenter les douleurs associées aux problèmes, et il y en a quatre : le retardement de la gratification, l’acceptation de la responsabilité, le dévouement pour la vérité, l’équilibrage.
Toute personne qui n’est pas mentalement déficiente peut résoudre tout problème, à condition d’y consacrer le temps nécessaire.
L’un des plus grands problèmes de l’existence humaine est de déterminer quelle est notre part de responsabilité dans notre vie, de distinguer entre ce dont nous pouvons nous considérer comme responsable et ce dont nous pouvons légitimement nous considérer comme victime impuissante. En réalité, beaucoup souffrent d’un mélange de névrose et de désordre de la personnalité, signifiant que dans certains domaines de leurs vies ils se culpabilisent de façon excessive, alors que dans d’autres ils refusent d’assumer la responsabilité de ce qui leur arrive ; et chaque fois que nous refusons d’assumer notre part de responsabilité dans ce qui nous arrive, nous essayons de l’attribuer  à une autre personne ou à une autre entité ; mais ce faisant, nous renonçons  à notre pouvoir au profit de cette entité qui peut être le sort, la société, le gouvernement, le supérieur hiérarchique ou l’organisme qui nous emploie.
Notre perception de la réalité est comme une carte avec laquelle avec laquelle nous abordons les problèmes de la vie ; si la carte est vraie et précise, nous saurons où nous en sommes exactement, et si nous avons décidé de notre destination, nous saurons comment y parvenir ; si la carte est fausse, nous serons perdus. Le problème est que nous ne sommes pas nés avec ces cartes ; nous devons les dresser, ce qui exige des efforts ; plus nous faisons des efforts pour apprécier et percevoir la réalité, plus la carte sera large et précise. Mais beaucoup refusent de consentir cet effort.
Une vie dévouée à la vérité signifie :
·       un auto examen strict, rigoureux et continu ;
·       la volonté d’être personnellement remis en question, d’être contesté ;
·       une honnêteté totale.
Parmi les multiples mensonges que nous aimons bien nous dire nous-mêmes, il y a en deux qui sont très puissants et destructeurs : « nous aimons vraiment nos enfants » et « nos parents nous aimaient vraiment »
L’une des racines des maladies mentales est constituée de ce mélange de mensonges qu’on nous a dits et que nous nous sommes dits ; ces racines peuvent être découvertes et supprimées seulement dans une atmosphère de totale honnêteté.
Il y a deux catégories de mensonges : les mensonges blancs, qui sont des déclarations qui ne sont pas en elles mêmes des mensonges, mais qui ne disent pas toute la vérité, et les mensonges noirs qui sont des déclarations que nous faisons en les sachant fausses ; dans les deux cas il y a l’intention de mentir, de manipuler. Le fait qu’un mensonge soit blanc ne le rend pas plus excusable ou plus tolérable. La rétention d’informations est la forme la plus commune de mensonge, et parce que c’est plus difficile à découvrir et à mettre en évidence, c’est plus pernicieux que le mensonge noir.
Plus on est honnête, plus c’est facile de le rester ; de la même manière que plus on ment, plus on ressent le besoin de mentir.
Ce que l’auteur désigne par le terme équilibrage est le type de discipline nécessaire pour discipliner la discipline. L’équilibrage est la discipline qui nous rend flexible et une flexibilité extraordinaire est nécessaire pour une vie réussie dans toutes les sphères d’activité. Pour gérer notre colère avec une totale pertinence et compétence, un système de réponse élaboré et flexible est nécessaire. Ce n’est donc pas surprenant que l’apprentissage de la gestion de notre colère est une tache assez complexe qui ne peut être achevée avec le passage à l’âge adulte, ou même après la moitié de la vie, et qui souvent ne s’achève pas du tout.
La dépression, qui est un sentiment associé à la perte d’une chose aimée ou au moins quelque chose qui fait partie de nous et nous est familier est un phénomène normal et fondamentalement bon pour la santé. C’est dans la renonciation à soi que l’être humain peut trouver la joie la plus solide, la plus durable, la plus extatique.
Une personne spirituellement évoluée est une personne extraordinairement aimante, et un amour extraordinaire procure une joie extraordinaire.
Si votre objectif est d’éviter la douleur et d’échapper à la souffrance, je ne vous conseillerai pas de  chercher à atteindre des niveaux plus élevés de conscience, ou de vous engager sur le chemin de l’évolution spirituelle.
Une définition téléologique, donc susceptible d’être inadéquate de l’amour : volonté d’étendre le soi en vue de veiller au développement de sa propre croissance spirituelle, ou de celle de l’autre. Ainsi, l’acte d’aimer est un acte d’auto évolution quand le but de cet acte est l’évolution de l’autre. Il est impossible d’aimer autrui quand on ne s’aime pas soi-même, de la même manière que nous ne pouvons enseigner à nos enfants l’auto discipline quand nous ne sommes pas nous-mêmes auto disciplinés. Comme quoi, on peut donner que ce qu’on possède.
L’auteur parle du mythe de l’amour romantique qu’il distingue de l’amour vrai ; selon lui un amoureux est comme dans un état second et finit par en sortir pour retrouver ses esprits et revenir à la normale ; c’est alors qu’il peut se rendre compte qu’il s’est trompé sur l’être qu’il a cru aimer. Le fait de tomber amoureux est un effondrement partiel et temporaire des limites de notre moi. C’est une astuce de la nature pour attirer l’attention sur les personnes de sexe contraire, afin d’assurer la reproduction de l’espèce humaine.
La perception de l’univers comme étant constitué d’objets discrets et séparés les uns des autres par des limites bien définies (étoiles, les planètes, les arbres, les oiseaux, les maisons, nous-mêmes) est illusoire.
Le nirvana ou l’édification  spirituelle ne peut être atteint que par l’exercice persistent du vrai amour. Le vrai amour, c’est quand deux personnes qui ont choisi de vivre l’un avec l’autre sont parfaitement conscients qu’ils peuvent vivre l’un sans l’autre. Celui qui croit donc qu’il ne peut pas vivre sans l’être aimé se trompe sur la nature de l’amour. Un vrai mariage ne peut exister qu’entre deux personnes fortes et indépendantes.
Les enfants qui sont aimés et dont on prend soin de façon soutenue pendant leur enfance deviennent adultes avec le sentiment profond qu’ils peuvent être aimés et qu’ils ont de la valeur et par conséquent qu’ils seront aimés et bien entourés tant qu’ils resteront vrais avec eux-mêmes.
Accepter d’être dépendant d’autrui, qui qu’il soit, est la pire des choses qu’on puisse faire. La déception attend celui qui pense que autrui le rendra heureux.
L’amour n’est pas simplement un don ; c’est aussi un don judicieux et une rétention judicieuse ; c’est une appréciation judicieuse et c’est une critique toute aussi judicieuse ;
Encourager l’indépendance est une meilleure preuve d’amour que de prendre soin de quelqu’un qui pourrait très bien prendre soin de lui-même.
Exprimer ses besoins, sa colère, son ressentiment, ses attentes est aussi important pour la santé de la famille que le sacrifice de soi.
Le véritable amour n’est pas un sentiment qui nous dépasse et que nous ne contrôlons pas ; c’est une décision pensée et lucide. Celui que nous aimons bénéficie de notre attention, qui est un acte de volonté, c’est un travail contre l’inertie de notre esprit.
L’écoute est la façon la plus commune et la pus importante dont nous exerçons notre attention. La bonne écoute  est un exercice d’attention et par nécessité de travail intense.
L’amour est une voie à deux sens, un phénomène réciproque où celui qui donne reçoit, tandis que celui qui reçoit donne.
Il y a cinq façons de réagir devant un enfant de six ans qui parle sans cesse :
·       on peut lui demander de se taire ;
·       le laisser parler sans l’écouter ;
·       faire semblant de l’écouter,
·       l’écouter de façon sélective ;
·       l’écouter véritablement.
La cinquième option n’est pas la meilleure ; ce qui est conseillé, c’est un savant mélange des cinq attitudes.
Une vraie écoute nécessite une totale concentration et un grand effort pour rester concentré et attentionné. Écouter l’enfant est le meilleur moyen de lui montrer notre estime ; il n’existe pas en définitive d’autre meilleur moyen de lui montrer qu’il a de la valeur que de le valoriser. Plus on écoute un enfant, plus on réalise qu’il a des choses importantes à dire.
La véritable écoute, la concentration totale sur l’autre est toujours une manifestation d’amour.
Le temps passé avec les enfants dans les activités variées, à condition que ce soit bien géré, donne aux parents d’innombrables occasions d’observer les enfants et de mieux les connaître. Ce temps passé avec les enfants en action donne également aux parents l’occasion d’enseigner aux enfants les principes de base de la discipline et de leur donner des connaissances. Les parents doivent se transformer pour pouvoir satisfaire aux besoins légitimes des enfants. Les parents doivent accepter cette transformation avec la souffrance associée pour être à la hauteur ; et comme les enfants grandissent, avec leurs besoins qui changent les parents sont obligés de changer et de croître avec eux. En général, les relations avec les enfants sont bonnes jusqu’à l’adolescence, et se gâtent après, parce que les parents refusent d’évoluer avec leurs enfants devenus grands et adultes. Ceux qui refusent de s’adapter à l’évolution des enfants vont s’attirer des ennuis.
Il y a deux façons de critiquer et de s’opposer à un être humain : avec la certitude instinctive et spontanée qu’on a raison, ce qui est de l’arrogance, ou avec l’idée qu’on peut se tromper, ce qui est de l’humilité.
Les parents qui aiment leurs enfants doivent quand c’est nécessaire les critiquer ; de la même manière, ils doivent permettre que les enfants les critiquent en retour.
La confrontation amicale mutuelle est une composante essentielle de relations humaines saines. Si vous avez dans votre entourage des personnes qui disent apprécier tout ce que vous faites, qui ne vous ont jamais fait le moindre reproche, alors méfiez vous de ces personnes ; elles ne sont pas sincères.
L’amour authentique, avec toute la discipline requise est le seul chemin dans cette vie pour atteindre une joie substantielle.
Les adolescents se plaignent en disant qu’ils sont disciplinés non par souci de leur développement, mais parce que les parents sont uniquement soucieux de leurs propres images.
Toute personne ordinaire qui aime réellement peut faire de la psychothérapie avec succès sans formation.
Les être humains sont de mauvais observateurs, animés de préjugés et de superstitions, ayant tendance à voir ce qu’ils veulent et non ce qui est réellement devant eux. La possibilité de l’unification de la science et de la religion était pour l’auteur la perspective la plus excitante et la plus significative de la vie intellectuelle au moment où il rédigeait l’ouvrage.
Il y a une force, dont les mécanismes de fonctionnement nous échappent, qui semble fonctionner de manière systématique chez la plupart  des individus, pour protéger et promouvoir leur santé mentale, même dans les conditions les plus hostiles.
L’inconscient communique avec nous de trois manières : les rêves, les pensées qui surgissent dans notre esprit quand nous sommes éveillés, et par notre comportement.
Le principe de la synchronicité, c’est la survenue à une fréquence inattendue d’évènements improbables dont la cause ne être trouvée dans les lois naturelles.
La sérendipité, c’est le don de trouver des choses souhaitées sans les chercher. À cette définition trouvée dans un dictionnaire, l’auteur ajoute vers la fin de l’ouvrage, comme résultats de ses propres observations et réflexions, la suivante : une capacité acquise de reconnaître et d’utiliser les dons de la grâce qui nous proviennent d’une sphère située au-delà de notre volonté consciente
Nous ne profitons pas de la grâce parce que nous ne sommes pas conscients de sa présence. Nous ne trouvons pas de choses valables sans les chercher parce que nous ne savons pas apprécier la valeur des dons quand nous les recevons. Les évènements sérendipiteux arrivent à nous tous, mais nous ne nous en rendons pas toujours compte.
Il existe une force puissante, dont l’origine se situe en dehors de la conscience humaine et qui encourage la croissance spirituelle des êtres humains ; la religion l’appelle la grâce.
D’après la deuxième loi de la thermodynamique (la loi de l’entropie), l’univers évolue vers plus de désordre et moins de différentiation. L’évolution spirituelle nécessite des efforts, c’est d’autant plus difficile que cela va à l’encontre de la force de l’entropie. Le miracle, c’est de vaincre cette tendance naturelle vers plus de désordre. Le but ultime de la croissance spirituelle, c’est la manifestation de la divinité qui sommeille en chacun de nous. La paresse est le seul obstacle à l’évolution spirituelle. C’est la force de l’entropie qui nous amène à rechercher la voie de la facilité, à éviter la souffrance associée à la croissance spirituelle.
Le péché provient de note refus d’écouter le Dieu qui est en nous, la connaissance du droit chemin qui réside naturellement en chacun de nous.
Si nous prenons conscience de notre divinité, nous sommes ameenés à prendre le chemin le plus difficile, le chemin du plus grand effort.
Le pouvoir politique est la capacité d’amener les autres par la coercition à faire la volonté de celui qui le détient. Le pouvoir spirituel quant à lui, qui réside entièrement à l’intérieur de l’individu, n’a rien à voir avec l’exercice de la coercition ; ce pouvoir permet des décisions avec le plus de discernement possible.
Le chemin de la croissance spirituelle n’a pas de destination finale, c’est un processus d’apprentissage qui dure toute la vie. Graduellement, nous sommes amenés à une connaissance de plus en plus profonde des tenants et des aboutissants de la vie. Notre implication personnelle dans la lutte contre le mal est l’une des façons par lesquelles nous croissons spirituellement.
Notre inconscient, c’est Dieu en nous. C’est par essence la même chose que le concept chrétien de saint esprit qui réside en chacun de nous.
Pourquoi le chemin de la croissance spirituelle est-il si peu emprunté, alors qu’il est ouvert à tous ?
Être conscient de la grâce, expérimenter personnellement sa présence constante, connaître la proximité de dieu, c’est connaître et expérimenter continuellement une tranquillité intérieure et une paix que peu possèdent.
On finit par trouver sans chercher ce qu’on a longtemps cherché sans trouver : c’est la sérendipité
Nous voulons tous être aimés, mais nous devons commencer par nous rendre aimables ; et nous pouvons le faire en devenant des personnes aimantes et disciplinées.
Le voyage de la croissance spirituelle exige courage et initiative et indépendance de pensée et d’action. C’est un voyage solitaire, bien que les mots du prophète et l’assistance de la grâce soient toujours présents.
L’existence de la grâce est une preuve de première importance non seulement de la réalité de Dieu, mais aussi que son objectif est de contribuer au développement de l’esprit humain.

mercredi 11 juin 2014

La transformation spontanée des croyances : déconstruire le paradigme des fausses limitations.



Note de lecture de l’ouvrage:  The spontaneous healing of belief : shattering the paradigm of false limits” by Gregg Braden. Traduction libre : La transformation spontanée des croyances : déconstruire le paradigme des fausses limitations.
La première édition de ce livre de 236 pages a été publiée en avril 2008. Il comprend une introduction et 7 chapitres ; la dédicace de l’ouvrage mérite d’être citée intégralement :  « à l’instant de notre première respiration, nous sommes infusés de l’unique plus grande force de l’univers : le pouvoir de traduire les possibilités de notre esprit en réalité concrète ; le réveil total de ce pouvoir nécessite néanmoins un changement subtil dans notre façon de nous concevoir nous-mêmes dans la vie, un changement de croyances ; de la même manière que le son crée des ondes visibles quand il se déplace à travers une gouttelette d’eau, nos ondes de croyances traversent la structure quantique de l’univers pour devenir nos corps et la guérison, l’abondance et la paix ou au contraire la maladie, le manque et la souffrance que nous vivons ; de la même manière que nous pouvons ajuster le son afin de changer ses motifs, nous pouvons ajuster nos croyances pour préserver ou détruire ce que nous est très cher, y compris la vie elle-même. Dans un monde malléable où tout, des atomes aux cellules changent pour s’adapter à nos croyances, nous ne sommes limités que par l’idée que nous nous faisons de nous-mêmes dans ce monde. Cet ouvrage est dédié à la reconnaissance de ce prodigieux pouvoir, et notre prise de conscience que nous ne sommes jamais qu’à une croyance d’une existence de miracles. »
Voilà qui donne le ton de l’ouvrage. L’observateur a une influence sur l’expérience observée ; ceci donne-t-il une idée de notre réalité ? Cela nous indique-t-il qui nous sommes dans cette réalité ? Il est impossible d’observer une expérience ou tout autre phénomène sans l’influencer ; qu’il s’agisse du comportement d’une particule, de notre carrière, de la guérison de notre organisme, nous avons des idées préconçues et des attentes ; nous vivons dans une réalité interactive dans laquelle nous changeons le monde autour de nous en changeant ce qui se passe en nous, pendant que nous observons, c’est-à-dire nos pensées, nos sensations, nos croyances. Conséquences : de la guérison des maladies à la durée de la vie en passant par le succès de nos carrières et des relations humaines, bref, toute notre vie est directement liée à ce que nous croyons ; donc pour changer note vie (guérison de maladies, amélioration de nos relations, etc), il faut changer nos croyances. Cette idée de passer du rôle de victime à celui d’acteur fait perdre sa netteté à la barrière qui sépare le scientifique du spirituel.
Contrairement à ce que les scientifiques ont pensé depuis ces 300 dernières années, l’espace entre les objets physiques n’est pas fait de vide ; il existe un champ d’énergie intelligente dans cet espace, et ce champ réagit à nos croyances les plus profondes ; c’est une véritable révolution qui nous donne un rôle central, dans la mesure où c’est nous qui choisissons nos croyances, dont nos conditions de vie actuelles sont le reflet. Et l’auteur de nous révéler les faits scientifiques établis entre 1990 et 2000 sur lesquels il se fonde ; notre univers, le monde, notre organisme tout ce qui existe fait partie d’un champ d’énergie reconnu scientifiquement au XXème siècle et que l’on appelle tantôt le champ, l’hologramme quantique, la divine matrice, l’esprit de Dieu, l’esprit de la nature ; dans ce champ, les objets qui étaient initialement liés, demeurent connectés, même après leur séparation physique grâce à un phénomène appelé « entanglement » ; l’ADN humain influence directement ce qui se passe dans la divine matrice d’une manière qui semble défier les lois du temps et de l’espace ; la croyance humaine (avec les sensations et les émotions qui l’accompagnent) modifient l’ADN, qui à son tour influence la divine matrice ; quand nous changeons nos croyances au sujet de notre corps, et notre monde, la divine matrice traduit ce changement dans la réalité de nos vies. C’est une révolution où l’espèce humaine est ramenée dans les équations de l’univers, d’où les lois de Newton l’avaient exclue.
 Le pouvoir de choisir est le pouvoir de changer ; le but de l’ouvrage est de nous faire découvrir comment changer les fausses croyances, identifier les croyances qui font reculer la maladie, prendre connaissance de celles qui créent des relations durables et satisfaisantes, découvrir celles qui apportent la paix dans notre vie, notre famille, et dans le monde. L’auteur précise qu’il a voulu partager un message d’espoir et de possibilités dans un contexte où les gens sont conduits à se croire impuissants et désespérés.
Notre monde (nos conditions de vie, nos expériences, notre vécu quotidien) n’est que le reflet des croyances que nous acons acceptées, et en reconnaissant ceci la science rejoint nos traditions indigènes et spirituelles les plus chères. Si les croyances sont donc si déterminantes pour nous, comment se forment-elles ? D’où viennent-elles ? Elles se forment à partir de ce que la science, l’histoire, la religion, la culture et la famille nous dit ; ce que nous considérons d’une part comme nos possibilités et d’autre part comme nos limites provient de ce que les autres nous disent. Et que se passe-t-il si ces croyances sont fausses ? Généralement nos limites supposées sont bien en deçà de nos possibilités réelles ; nous avons toujours cru être des êtres impuissants et passifs, condamnés à subir les évènements sans aucune influence possible sur ceux-ci, nous apprenons maintenant qu’il n’en est rien ; ce livre nous montre que chacun de nous est dépositaire d’un pouvoir immense, qui nous rend capables de contrôler les évènements de notre vie, et que la science ne fait que confirmer ce que des traditions spirituelles anciennes et millénaires savaient déjà. Nous pouvons stopper, et même guérir la maladie et même modifier la durée de notre vie, nous pouvons choisir la paix, plutôt que la guerre dans le monde, nous pouvons choisir l’abondance plutôt qu’une vie faite de manque et de limitations, et l’auteur nous explique comment procéder dans cet ouvrage. Miraculeux, n’est-ce pas ? Certains esprits imbus des croyances reçues vous diront que c’est impossible ; mais l’auteur dit s’appuyer sur les découvertes récentes de la science, et sur les connaissances des traditions religieuses et spirituelles anciennes.
L’auteur nous parle d’un yogi appelé Milarepa qui a vécu au XII ème siècle, et qui posé des actes absolument incroyables ; ces actes nous donnent une idée de ce peut faire un être humain qui décide d’exploiter son potentiel ; en effet il a réussi, entre autres, à passer sa main à travers la roche comme si celle-ci n’existait pas et y a laissé une emprunte profonde encore visible aujourd’hui, après 900 ans ! Comment réconcilier cet authentique exploit avec nos croyances actuelles apparemment confirmées par l’expérience ? La roche est dure et ne peut se laisser traverser par la chaire ; l’univers et ce qu’il contient est ce qu’il est en raison de la puissance de la conscience elle-même : nos croyances et ce que nous acceptons comme la réalité. Les découvertes scientifiques de ces 150 dernières années montrent qu’il y a bien une corrélation entre la conscience, la réalité et nos croyances.
« Il y a des choses que nous savons que nous savons, des choses que nous savons que nous ne savons pas, et d’autres que nous ne savons pas que nous ne savons pas », propos tenus en juin 2002 au quartier général de l’OTAN en Belgique par Donald Rumsfeld ci-devant secrétaire d’État américain à la défense. On comprend qu’à l’état actuel, l’approche scientifique accuse encore des insuffisances et il reste encore beaucoup de phénomènes inexpliqués ; la science a certes beaucoup évolué ces deux derniers siècles ; on est passé par exemple en physique des lois de Newton à la mécanique quantique, mais l’unification des quatre forces fondamentales de la nature (force gravitationnelle, force électromagnétique, force forte, force faible) en une théorie des champs unifiée demeure un défi, même si la théorie des supercordes peut constituer une piste de solution. En parlant d’évolution, les découvertes récentes remettent plutôt en question les hypothèses initiales en nous forçant à reconsidérer l’idée même qu’on se faisait de la matière. Au lieu de considérer l’univers comme étant constitué d’objets séparés et sans influence les uns sur les autres, les théories quantiques affirment que l’univers et nos organismes sont faits de champs d’énergie en perpétuel changement, qui interagissent les uns sur les autres d’une manière qui nous fait parler de possibilités plutôt que de certitudes. On évolue du déterminisme classique (modèle boules de billard de l’univers où l’on peut prévoir avec exactitude le comportement futur d’un projectile, quand on connaît ses paramètres et ses contraintes) à l’incertitude et la probabilité quantique. L’énergie quantique peut se présenter sous la forme d’une particule visible ou d’une onde invisible ; une même particule quantique peut être à deux ou plusieurs endroits à la fois, et ce qui est intéressant, c’est que de ces différentes positions la particule reste connectée quelle que soit la distance qui sépare ces positions ; pour ces particules quantiques, il n’y a pas de présent, de passé ou de futur : là-bas et ici, maintenant et après, c’est la même chose. Si ces particules quantiques dont nous sommes constitués peuvent ainsi échapper aux lois de la physique, qu’en est-il de nous ? Pouvons-nous réaliser de telles prouesses ? En s’appuyant sur d’authentiques exploits réalisés par des êtres humains ordinaires, l’auteur répond oui à cette question. La preuve scientifique de l’existence du champ déjà évoqué par Marx Planck, appelé divine matrice est le lien manquant entre les expériences spirituelles de croyances, d’imagination et de prière et les miracles qui se produisent dans notre monde.
Et si l’univers était un ordinateur de conscience « consciousness computer » et son évolution, le déroulement d’une programmation initiale ? Et ce que nous considérons comme une réalité une simulation virtuelle ? Si nous connaissons les codes de ce programme, nous connaissons également les règles de la réalité. L’univers est un ordinateur quantique. Tandis que l’ordinateur fonctionne avec les bits qui peuvent être 1 ou 0, l’univers fonctionne avec les atomes qui peuvent être (matière) ou ne pas être (onde). Si on considère l’univers comme un ordinateur, alors qui est l’auteur de son système d’exploitation ? Pour mieux se représenter l’univers, on recourt à la géométrie fractale.
L’une des preuves que nos croyances peuvent affecter notre organisme est l’effet placebo ; on a pu guérir des maladies graves avec de l’eau distillée salée ou à laquelle on avait ajouté un simple colorant, ou avec une opération chirurgicale au cours de laquelle aucune modification n’a été apportée à l’organisme ! Il suffit que le malade soit convaincu qu’il a reçu un traitement efficace, un traitement qui va le guérir, alors il guérit, alors que le médicament qu’il a pris n’a aucun principe actif. Autant la conviction intime qu’on va guérir nous fait guérir effectivement, autant la conviction qu’on va tomber malade va nous rendre malade ; le contraire de l’effet placebo, c’est l’effet nocebo, nous tombons malades si un médecin en qui nous avons confiance nous dit que la substance inoffensive que venons de consommer  va nous rendre malade ; cela peut être la conviction du malade que le traitement qu’il prend ne sera pas efficace, ou que cela peut avoir des effets secondaires nocifs. Les attentes de l’observateur influent sur les résultats de l’expérience observée ou mieux, l’expérience se déroule de façon à produire les résultats attendus par l’observateur. Quelles sont les convictions que nous entretenons au sujet de notre corps ? Elles ont une influence indéniable sur notre qualité de vie et sur la guérison de maladies. Nos croyances ne modifient pas seulement notre organisme, elles agissent également sur le monde ! Et pour libérer le pouvoir de nos croyances, pour pouvoir observer les effets de nos croyances, nous devons croire en nos croyances, reconnaître leur capacité à influer sur le cours des évènements. Pour cela il faut faire la différence entre la foi, la croyance et la science. Quelle est la différence entre la croyance et la foi ? La croyance est l’acceptation qui provient de ce que nous considérons comme vrai dans notre esprit, ajoutée à ce que nous ressentons comme vrai dans notre cœur. La croyance est un langage, et pas n’importe lequel ! Il permet de communiquer avec la matière quantique qui constitue notre corps et le monde ; la croyance est une expérience personnelle, c’est notre acceptation de ce que nous avons vécu et expérimenté nous même ; la croyance, c’est le pouvoir personnel ; le pouvoir de transformer tout ce que nous voulons réside dans nos croyances ; à travers nos croyances, nous avons le don de la seule plus puissante force de l’univers : la capacité de changer notre vie, notre corps et le monde. Pour mieux saisir le pouvoir des croyances, il faudrait connaître comment elles se forment et où elles résident dans le corps. L’irruption de la mécanique quantique a eu des répercussions en mathématiques, en physique et en chimie, mais pas encore en biologie, qui a continué avec la vision erronée de l’univers comme entité composée d’objets séparés, en ignorant l’existence du champ d’énergie appelé la divine matrice, et la connexion entre tous les objets ; quand nous formons des croyances centrées sur le cœur dans notre corps, nous créons leur expression électrique et magnétique comme des ondes d’énergie qui ne restent ni confinées dans nos cœurs, ni limitées par la barrière que constitue notre peau ; les pensées accompagnées d’émotion créent des sensations basées au cœur, et des croyances. Le pouvoir des croyances basées au cœur trouvent leur fondement dans les effets Zeeman et Stark (influences respectives des champs magnétique et électrique sur l’atome). Il faut faire la différence entre les sensations (feelings) et les émotions (emotions). Ce sont les pensées accompagnées de sensations qui sont efficaces ; c’est la prière  accompagnée de sensations qui produit des résultats ; c’est le genre de prière dont parle le Seigneur dans Jean 16 : 24. Prier avec la certitude que nous avons déjà obtenu ce que nous demandons ; il s’agit de dominer le doute qui nous habite souvent. Quelles relations y a-t-il entre nos pensées, nos sensations et nos émotions ? Les pensées chargées d’émotions créent des sensations basées au cœur et des croyances dans notre corps. Il y a deux émotions principales : l’amour et la peur ; la colère, la gratitude, la compassion, la jalousie, la paix sont des sensations, et ce sont ces sensations qui ont le pouvoir transformer les réalités. On peut écrire l’équation pensées + émotions (amour ou peur) = sensations ; les sensations se manifestent de manière parfois inconsciente, quand nous entrons en résonance ou non avec certaines expériences ou certaines situations ; en effet, nous sommes des êtres ayant la capacité d’ajuster nos corps et de partager certaines formes d’énergie ; quand nous entrons en résonance avec l’expérience vécue, nous la trouvons vraie. Penser d’avance à un évènement présente un avantage ; cela permet d’envisager tous les aspects possibles et de savoir déjà si nous sommes en résonance ou non avec la situation prévue en général. Les souhaits sont des pensées sans émotions ; ce sont généralement des vœux pieux. Pour être effectives, les affirmations doivent être accompagnées du pouvoir de notre amour, comme si la situation désirée était déjà réelle. Sans les émotions, les affirmations sont des pensées vides, ou des souhaits. Il faut passer des pensées, des souhaits aux croyances (la certitude qui provient de l’acceptation ce que nous considérons comme vrai, ajouté à ce que nous sentons vrai dans notre corps) pour produire des résultats ; les prières exaucées sont les pensées et les affirmations qui sont accompagnées d’émotions ; il s’agit d’éprouver en y pensant, les sensations que l’on éprouverait si la situation désirée était déjà arrivée. L’amour ou la peur sont les émotions qui permettent de transformer nos pensées en réalités. Nos croyances sont les programmes de notre conscience, et comme nous pouvons choisir ces croyances, nous sommes les programmateurs, nous sommes les architectes de nos vies, nous ne sommes plus des victimes d’évènements que nous ne contrôlons pas.
Notre esprit est constitué de deux parties : la partie consciente et le subconscient ; pendant que la partie consciente est le siège du raisonnement qui nous permet de réagir aux différents stimuli, le subconscient ne raisonne pas, il enregistre toutes nos expériences, c’est le siège de nos croyances, de nos programmes ; il est plus important et plus rapide que la partie consciente ; le subconscient ne distingue pas ce qui est imaginé de ce qui est réel ; c’est ce subconscient qui transforme nos croyances en réalités. Nos conditions de vie actuelle, notre situation, nos expériences sont le reflet des croyances ou des programmes implantés dans notre subconscient.
L’auteur donne deux exemples de l’influence de nos croyances sur la durée de notre vie ; dans le premier concerné ayant su que son père et son grand père étaient décédés à 75 ans était convaincu qu’il ne pouvait pas aller bien au-delà de cette limite, et c’est ce qui s’est passé ; il est mort à l’âge de 76 ans ; dans le second cas avec des ascendants morts à 35 ans, le sujet a pu créer une croyance qui lui permis de dépasser cet âge qui semblait être une limite. Pour mener une vie longue, bien remplie et en bonne santé, il faut transformer les croyances limitantes qui sont au centre de nos blessures les plus profondes. Et l’auteur de poser la grande question au centre de nos vies, car il explique que la réponse à cette question constitue la croyance qui nous guide de manière inconsciente. La question est la suivante : croyez-vous qu’il y ait une seule origine pour tout ce qui arrive dans ce monde, ou croyez-vous en l’existence de deux forces opposées (le bien et la mal), l’une nous aimant et l’autre ne nous aimant pas ?
Comme exemple de ce que peut produire la détermination à réussir là où personne d’autre l’avait fait avant, combinée à la conviction qu’elle serait la première à le faire, l’auteur cite l’exemple de Amanda Dennison, une canadienne de l’Alberta qui, en 2005 a battu le record de la plus longue marche homologuée pieds nus sur des charbons ardents : plus précisément, elle a parcouru environ 65 mètres sur des charbons dont la température dépassait 900°, et cela sans la moindre égratignure. Pour mémoire la température d’ébullition de l’eau est 100°. Selon nos croyances habituelles, il nous est impossible de marcher ne serait-ce que un mètre sur le feu sans se faire brûler gravement. Certains disent que c’est de la magie. La science n’a pas encore trouvé d’explication rationnelle à ce record. Pourtant c’est un exploit à la portée de chacun de nous. Anthony Robbins organise régulièrement des séminaires où il apprend aux participants, communs des mortels comme chacun de nous, à développer l’état d’esprit nécessaire pour y parvenir. De la même manière on peut cultiver et développer l’état d’esprit nécessaire pour guérir d’une maladie dite incurable (on a vu des tumeurs cancéreuses disparaître littéralement, des estropiés qui retrouvent l’usage de leurs membres), pour sortir de situations apparemment inextricables, pour mener une longue vie en bonne santé, dans l’abondance matérielle, faite de rapports harmonieux et enrichissants, etc. Ce ne sont pas des extra terrestres qui y parviennent. Ou alors il faut déconstruire la fausse croyance qu’il faut recourir aux pratiques mystiques, magiques, occultes, ésotériques, ou à la sorcellerie pour y parvenir ! Ceux qui parviennent à construire des immeubles de plusieurs étages, qui s’achètent des Lamborghini et autres Hummer, à bâtir des fortunes colossales comme Crésus, Bill Gates, Donald Trump, Rockefeller, Aliko Dangoté, Warren Buffet, la famille Bettencourt, Michael Bloomberg, Larry Page et Sergey Brin de Google, Mark Zuckerberg de Facebook et bien d’autres n’ont pas de cornes sur la tête ; ce sont des êtres humains qui ont su réaliser leurs potentiels à des niveaux très élevés
Si nous voulons changer nos performances et nos résultats, nous devons changer, c’est-à-dire entretenir de nouvelles pensées chargées d’émotions.
Il existe deux voies pour transformer nos croyances : par la logique ou par les miracles ; pour changer les croyances par la logique, nous devons nous convaincre de l’existence de nouvelles possibilités par des faits indiscutables qui conduisent à une conclusion incontournable. Par la voie des miracles, qui sont des évènements inexplicables par les lois de la nature, nous adoptons de nouvelles croyances quand nous sommes témoins ou prenons connaissances des faits réels et concrets qui échappent à l’explication rationnelle, comme par exemple ceux évoqués dans l’ouvrage.
Le manuel d’utilisateur de la réalité est la réalité elle-même ; dans les mots de la prière dominicale se trouvent le grand secret pour programmer notre univers, et c’est caché en pleine vue.
En fin de compte, que retenir de ce livre ? Nous détenons le pouvoir prodigieux de changer nos réalités en changeant nos croyances. Il est tout à fait possible de dépasser nos limites passées, et de réaliser des prouesses comme celles évoquées dans cette note de lecture ; oui, une autre vie faite de possibilités de liberté est possible.

vendredi 30 mai 2014

Le voisin millionnaire : les secrets surprenants des riches américains



Compte rendu de lecture du livre « the millionaire next door : the surprising secrets of the america’s wealthy » Le voisin millionnaire : les secrets surprenants des riches américains de Thomas J. Stanley et William D. Danko.
Cet ouvrage est une étude portant sur les millionnaires américains qui, en 1996, représentaient 3,5% de la population du pays de l’Oncle Sam. Ce pourcentage faible montre que c’est effectivement une élite qui arrive à être millionnaire. Être millionnaire en Amérique, c’est posséder une fortune évaluée à au moins un million de dollars ; en F CFA cela vaut au moins 450 millions F CFA, si on estime que un dollar vaut 450 F CFA. Celui possède 10 millions de dollars pèse 4 milliards cinq cents millions F CFA. Que dire alors des Bill Gates, Warren Buffett et autres Aliko Dangote qui trônent sur des fortunes évaluées en dizaines de milliards de dollars ? Cela donne le tournis. En tout cas ce sont des extra terrestres.  
Comment devient-on millionnaire ? Les auteurs expliquent et insistent tout au long du livre que pour y arriver il faut être économe, frugal jusqu’à l’avarice ; il faut se fixer pour objectif de se constituer une fortune, planifier ses dépenses, en tout cas il faut dépenser moins qu’on ne gagne ; cela passe par l’élaboration d’un budget annuel, puis mensuel ; il est vital de contrôler ses dépenses, éviter autant que possible des dépenses imprévues. les millionnaires sont discrets évitent par tous les moyens un style de vie flamboyant et dépensier ; ils sont financièrement indépendants ; ils peuvent maintenir leur style de vie actuel sans plus travailler grâce à la fortune qu’ils ont accumulée ; les maisons, les quartiers où ils habitent, leurs véhicules, les montres qu’ils achètent, les vins qu’ils boivent ne sont pas nécessairement ceux que certains imaginent ; à la question de savoir si les millionnaires ont besoin de budgétiser leurs dépenses, l’auteur répond que c’est précisément pour avoir su budgétiser qu’ils sont devenus millionnaires. Ceux qui font du jogging semblent ne pas en avoir besoin, et pourtant ce sont ceux-là qui tiennent à le faire régulièrement.  Ceux qui font les gros titres de la presse pour leurs dépenses somptuaires n’accumulent pas de richesses. Et les auteurs nous donnent beaucoup d’exemples de personnes ayant de revenus conséquents et respectables, mais qui ne seront jamais millionnaires parce qu’ils sont dépensiers et vivent au dessus de leurs moyens. Ils citent deux catégories de personnes dans son ouvrage, les accumulateurs prodigieux de richesses (PAW) et les sous accumulateurs de richesses (UAW). À revenu égal, deux personnes considérées n’ont pas nécessairement le même sort. Tout dépend du style de vie, de la vision, des objectifs poursuivis, de l’orientation que chacun donne à sa vie.
Les auteurs ont dégagé 7 facteurs communs aux riches :
1. Ils vivent bien en deçà de leurs moyens ; ils dépensent beaucoup moins qu’ils ne gagnent.
2. Ils gèrent leur temps, leurs énergies, et leur argent d’une manière efficiente et propice à l’accumulation des richesses.
3. Ils sont convaincus que l’indépendance financière est plus importante  qu’un train de vie dispendieux, que l’étalage de richesses ;
4. Ils n’étaient pas financièrement couvés par leurs parents riches ;  c’est formellement déconseillé d’apporter une assistance financière régulière aux enfants adultes.
5. Leurs enfants adultes sont financièrement auto suffisants.
6. Ils sont efficaces quand il s’agit de dénicher les opportunités d’affaires.
7. Ils choisissent la bonne profession ou la bonne entreprise.
Bâtir  une fortune est exigeant ; cela demande discipline, le sens du sacrifice, de l’ardeur au travail.
La richesse, c’est rarement une question de chance, d’héritage, de diplômes élevés, ou d’intelligence, c’est plutôt le résultat d’un style de vie fait d’ardeur au travail, de persévérance, de planification et surtout de l’auto discipline.
Ce ne sont pas des revenus élevés qui font des riches ; autrement dit, être riche ne signifie pas avoir des hauts revenus ; on peut avoir un gros salaire sans être incapable de survivre un seul sans ce salaire. Celui qui s’impose la discipline d’économiser systématiquement une partie de son revenu deviendra riche.  
Le prototype du millionnaire se présente comme suit :
C’est un quinquagénaire proche de la soixantaine ; dans l’ensemble 1 sur 5 est retraité, et environ les deux tiers sont auto employés, trois quarts desquels se considèrent comme entrepreneurs ; environ la moitié des épouses ne travaillent pas ; chaque ménage de millionnaire possède en moyenne 3,7 millions $ ; ils vivent d’environ 7% de leur fortune ; 97% vivent dans leur propre maison ; la majorité n’a jamais reçu d’héritage ; 80% de millionnaires sont « self made » ; ils vivent bien en deçà de leurs moyens ; la majorité des épouses contrôlent les dépenses en planifiant et en budgétisant ; ils peuvent vivre plus de 10 ans sans travailler grâce à la fortune accumulée en épargnant au moins 15% de leurs gains ; leur fortune vaut plus de six fois celle de leur voisins non millionnaires pourtant plus nombreux et qui mènent grand train ; un assez bon niveau d’éducation dans l’ensemble : 1 sur 5 n’est pas diplômé de faculté, beaucoup ont la licence ; en plus faible pourcentage, on compte des titulaires de masters, de doctorats ; ils pensent qu’une bonne éducation est primordiale pour leurs enfants et leurs petits enfants, donc ils ne lésinent pas sur les moyens ; ils travaillent environ 45 à 55 heures par semaine ; ils sont des investisseurs méticuleux, et la plupart investissent au moins 15% de leurs revenus ; ils investissent dans les titres et valeurs boursières (actions, obligations) ; ils pensent que leurs enfants de sexe féminin sont désavantagées puisque pour le même travail, elles sont moins bien payées que les hommes ; c’est pourquoi ils n’hésitent pas à corriger cette injustice en accordant des appuis financiers à leurs enfants filles et en les favorisant dans le partage de l’héritage ; le pourcentage de millionnaires étant en augmentation, leurs enfants sont orientés vers les professions qui offrent des biens et services aux millionnaires, comme par exemple, les comptables, les avocats, les notaires, les conseils fiscaux ; ils sont radins et avares.
La richesse n’est pas seulement basée sur les possessions matérielles d’un personne, elle tient surtout compte de l’actif et du passif ; un actif est tout ce qui fait gagner de l’argent, tout ce qui est productif ; ce sont par exemple les actions dans les entreprises ; un passif est ce qui fait dépenser ; les maisons, les véhicules, quand ceux-ci ne font pas partie de l’entreprise ; l’argent économisé doit être investi dans des actifs ; c’est l’importance des actifs qui fait la richesse, et à contrario, celui dont le passif est important (beaucoup de factures à régler, des dettes à rembourser, etc.) est pauvre ; le passif absorbe le revenu, et quand il est important, pour ceux qui veulent afficher un train de vie conforme à leur statut, on se retrouve dans les dettes de consommation surtout.
Beaucoup sont devenus millionnaires alors que leurs parents ne l’étaient pas ; par contre, les descendants des millionnaires n’en sont pas nécessairement ; ils doivent adopter le style de vie des parents qui peuvent soit les encourager soit les en dissuader sans en être conscients ; le parent qui cède à tous les caprices de sont enfant, l’enfonce plutôt ; les enfants adultes qui reçoivent régulièrement des cadeaux en espèce, ne deviennent pas millionnaires, ce sont même parfois ces enfants qui reçoivent le plus gros de l’héritage de leurs parents ;
Les couples des millionnaires sont stables, ils passent 30, voire 40 ans ensemble et ne sont séparés que par la mort ; bien souvent la mère est une femme au foyer, ce qui suggère aux enfants filles qu’elles ne doivent pas travailler, mais il y a des exceptions.
Comment donc font ceux dont les enfants sont indépendants d’esprit, productifs, entreprenants, et qui peuvent aussi devenir par eux-mêmes des millionnaires ?
1.     Ils ne disent jamais à leurs enfants qu’ils sont millionnaires ;
2.     Ils apprennent à leurs enfants à être disciplinés et économes :
3.     S’assurer que les enfants ne sauront pas que les parents sont riches, avant qu’ils ne deviennent des adultes responsables, disciplinés, indépendants et exerçant une profession :
4.     Éviter au maximum les discussions sur la part d’héritage des enfants et des petits enfants,
5.     Ne jamais utiliser l’argent ou des cadeaux importants comme moyens de pression sur les enfants ;
6.     Éviter de s’impliquer dans les affaires privés des enfants adultes mariés ; demander la permission avant de donner des conseils ; le gendre ou la bru peut avoir une conception de la vie différente de la vôtre ;
7.     Éviter de comparer votre enfant à vous en tenant par exemples des propos du genre « quand j’avais ton âge, j’avais déjà…. »
8.     Se rappeler que chaque enfant est une individualité ; chacun a sa particularité, il ne faut pas s’attendre à ce qu’ils aient la même motivation ou la même ambition ;
9.     Insister sur ce que les enfants peuvent réaliser par eux-mêmes ; ils ne doivent pas avoir pour objectif de gagner pour mieux dépenser.
10.  Faire comprendre aux enfants qu’il y a des choses plus importantes que l’argent.
Les millionnaires sont pour la plupart des entrepreneurs, à la tête de leurs propres entreprises, mais il ya tout de même des salariés qui sont riches ; on les retrouve dans les professions libérales, avocats, médecins, dentistes, comptables, ingénieurs, etc.