mercredi 1 avril 2020

La pensée est créative.

La pensée est créative.
Tel est le titre que je peux donner à cette note de lecture du livre Think yourself rich. Use the power of your subconscious mind to find true wealth. By Joseph Murphy.  Traduction libre : Rendez-vous riche par la pensée. Utilisez la puissance de votre subconscient pour trouver la vraie richesse de Joseph Murhy, revisé par Ian D. MacMahan.
Sachons que nos pensées sont créatives et que nous sommes le résultat de ce à quoi nous pensons toute la journée. Ayons un sain respect pour nos pensées. Nos pensées constituent notre prière.
Ce livre publié aux éditions Prentice Hall Press en 2001 est une réedition du livre publié en 1898 sous le titre « Miracle Power of infinite riches » « Puissance miraculeuse des richesses infinies » : il comprend une introduction et 19 chapitres. Le format digital ou numérique du livre comporte 190 pages. L’auteur parle de la puissance de la pensée et indique quels types de pensées il est préférable de développer et d’entretenir si on veut devenir riche et le demeurer. Ce livre ne parle pas seulement de richesse matérielle. Il est aussi question de prospérer sur le plan mental, spirituel, intellectuel, social et financier. Il parle de prières exaucées et explique comment on peut prier efficacement et dit même comment on peut savoir si une prière sera exaucée ou non. Il explique comment on peut avoir la paix de l’esprit, comment surmonter la peur, les inquiétudes, les incertitudes, le doute. Il conseille au lecteur de réclamer tous les jours de Dieu qui siège en chacun de nous par l’intelligence infinie, l’harmonie, la paix, la santé parfaite, la joie, la beauté, la sécurité, l’abondance, l’action opportune, l’amour divin, la loi et l’ordre divins, l’orientation et l’inspiration divines. Tels sont les sujets qui doivent occuper nos pensées. Notre vie, les conditions, les circonstances et les évènements de notre vie ne résultent pas du hasard. Tout cela est le reflet de nos pensées dominantes et de nos convictions profondes.
L’auteur pose dans l’introduction une série de questions auxquelles il donne des réponses plus loin dans le livre. Ces questions qui se posaient à la fin du XIXè siècle restent d’actualité à ce jour. Et la réponse de chaque lecteur à chacune de ces question indique quelles sont ses croyances en la matière et peuvent expliquer pourquoi il occupe sa place actuelle. Parmi ces questions, j’en ai retenu quelques unes : Pourquoi y a-t-il tant de personnes athées, agnostiques, irréligieuses qui connaissent réussite, prospérité, opulence, bonne santé, pendant que beaucoup de personnes bonnes, gentilles, moralement irréprochables, religieuses connaissent la maladie, le manque, la misère et la pauvreté ?
Pourquoi, à qualification égale, certains connaissent-ils le succès sur le plan professionnel, tandis que d’autres échouent ?
Pourquoi certaines prières sont-elles exaucées tandis que d’autres restent sans réponse ?
Ce livre parle sans le dire de ce que d’autres auteurs appellent la reprogrammation du subconscient par les techniques suivantes : la répétition, la visualisation, les pensées habituelles. L’objectif est d’imprégner le plus profond de notre esprit par des pensées bien orientées de façon permanente et une visualisation des issues préférées des diverses situations auxquelles nous sommes confrontés.
Joseph Murphy nous apprend dans ce livre que le plus grand secret du monde est que le Royaume de Dieu est en chacun de nous. L’intelligence infinie, la sagesse illimitée, la puissance infinie, l’amour infini, et la réponse à tout problème qui puisse se poser sous le soleil réside dans notre subconscient.
Croire, c’est reconnaître une chose comme étant vraie, c’est rendre vivantes les vérités de Dieu en ressentant leur réalité dans nos cœurs. Ceci est plus qu’un assentiment conscient ou théorique ; cela signifie que nous devons ressentir la véracité de ce que nous affirmons dans notre cœur.
Notre pensée est le moyen de travail le plus puissant que nous ayons à notre disposition, plus puissant que le plus récent ordinateur. Apprendre à orienter nos pensées sagement, judicieusement, de manière constructive produit de fabuleuses retombées. Notre pensée est d’une précision mathématique : elle crée l’insuffisance et le manque si nous pensons sans cesse à la pauvreté, mais elle rapporte croissance, progrès et prospérité si ces notions constituent la trame de nos pensées habituelles.
Quand nous prions nous devons être un bon dirigeant, apprenons à déléguer notre autorité à notre subconscient, qui sait tout et qui voit tout. Il saura concrétiser notre prière à sa manière. Quand nous prions ou cherchons une réponse, transmettons notre demande ou notre désir à notre subconscient avec une foi et une confiance totale, sachant que tout ce qui est envoyé au subconscient sera manifesté dans la réalité.
Comment savoir si notre demande a été vraiment transmise avec foi et confiance ? Par notre ressenti. Si nous sommes constamment inquiets de savoir comment, quand, où et par quel moyen notre prière sera exaucée, si nous sommes anxieux et pleins d’appréhension alors nous ne faisons pas réellement confiance à la sagesse de notre subconscient. Cessons de harceler notre subconscient. La négativité de nos inquiétudes tendra à produire des fruits conformes à cette attitude. Il est question de penser à nos désirs avec calme, assurance et légèreté. Rappelons-nous que l’Intelligence Infinie est à l’œuvre dans l’ordre divin.
J’ai constaté à la lecture du livre que la majorité est conditionnée pour être pauvre. L’on accepte une vie de pauvreté, de manque et de misère, l’on s’en accommode parce qu’on la croit inéluctable, ou on la croit dépendant de facteurs qui nous échappent complétement. On parle de hasard, de chance ou de malchance, c’est le domaine de l’arbitraire, voire de l’injustice du destin ; on l’accepte parce qu’on se sent impuissant, incapable de faire quoi que ce soit ; on en voit qui se tuent au travail, d’autres qui ont du talent, et sont dotés d’une grande intelligence, mais qui sont pauvres.  Certains instruisent contre Dieu des procès au terme desquels ils aboutissent à la sentence sans appel qu’Il est partial et injuste. Il aurait favorisé les uns et condamné les autres. Ceux qui se livrent à cet exercice se classent forcément dans le rang des victimes, des perdants, des condamnés, des maudits. Et précisément les choses se déroulent de façon à confirmer ces croyances… erronées. D’autres encore se résignent et cherchent à justifier leur pauvreté ou alors leur rejet d’une vie dans l’aisance matérielle ; ils croient puiser dans la bible des prétextes pour se donner bonne conscience afin de toujours mieux s’accommoder.
La plus grande découverte que nous puissions faire consiste à prendre conscience de la vérité qu’il y a une sagesse infinie et un pouvoir déjà établis en nous. Elle peut nous permettre de résoudre tous nos problèmes et de devenir riches, heureux, joyeux, et libres. Nous sommes nés pour gagner.
Joseph Murphy nous dit qu’une vie de richesse et d’aisance matérielles, de succès et de réussite professionnels, de bonheur et en santé est possible et dépend uniquement de nos croyances. Il explique que ce n’est pas une question de hasard ou de chance.
L’auteur montre avec force exemples comment procéder pour s’affranchir de l’emprise des pensées défaitistes, de l’intolérance, de la haine d’autrui, du désir de vengeance, du ressentiment, de la rancune, de la jalousie, de l’envie. Il faut prier pour nos ennemis, les confier à Dieu, lui demander de les bénir. Il faut se pardonner à soi-même et à autrui. Ce que nous souhaitons à autrui, nous le souhaitons à nous-mêmes. Le malheur que nous souhaitons au prochain que nous considérons à tort ou à raison comme notre ennemi ou notre rival, nous le souhaitons à nous-même et nous en serons frappés, à moins que nous revenions à de meilleurs sentiments. Autant donc souhaiter succès, bonheur et abondance à autrui, sachant qu’en souhaitant plus de  richesse et de santé aux autres, nous attirons à nous-mêmes plus de richesses de Dieu.
Ce livre nous montre comment des personnes malades ont recouvré la santé par la prière et en remettant en cause certaines croyances qui les animaient.
Ce livre contient de nombreuses citations bibliques et l’auteur nous explique donc que la richesse a pour origine la bible, la parole de Dieu. Nous n’avons pas été créés pour mener une vie de souffrance et de misère.
La pauvreté et la misère découlent d’une mauvaise lecture de la parole de Dieu et sont le fait d’esprits dominés par la peur, le doute, l’incertitude, le sentiment d’impuissance, le manque de foi en Dieu. Peut-on en effet se considérer comme fils de Dieu à qui appartiennent l’or et l’argent et se sentir accablé, dépassé, pauvre ? Pour l’auteur, la pauvreté est une maladie mentale qui peut et doit être éradiquée de la surface de la Terre. Il n’y a aucune vertu à être pauvre. Nous sommes pauvres parce que nos pensées et croyances au sujet de la pauvreté sont plus fortes que celles sur les richesses infinies autour de nous. Nous créons la pauvreté en visualisant la pauvreté. Il faut plutôt visualiser la richesse si l’on veut être riche. Chaque pensée est créative, sauf si elle est neutralisée par une pensée contraire de plus forte intensité.
Il est question de rester calme, serein, confiant, d’afficher une foi inébranlable en Dieu en toute circonstance, et non redouter chaque fois le pire, de se plaindre tout le temps des problèmes de la vie. Ce changement d’attitude sera salutaire. On cesse de se considérer comme une personne persécutée par le destin qui nous accable de problèmes incessants et nécessairement difficiles, voire insolubles. Certains aiment se présenter comme étant les plus mal lotis et s’imaginent avoir plus de problèmes que tout le monde. C’est ainsi qu’ils ne rateront pas l’occasion par exemple de rappeler et cela pour la ènieme fois qu’ils souffrent de telle maladie chronique depuis des années, dans l’espoir sans doute de susciter la pitié ou la sympathie des autres. Ne nous déclarons plus perdants avant d’avoir commencé à résoudre un problème qui se poserait. Le faire reviendrait à désactiver notre potentiel, cela signifierait que nous comptons uniquement sur notre capacité de raisonnement qui s’appuie sur la partie consciente de notre esprit, alors que le subconscient doté de pouvoirs infinis est bien là.
Le subconscient permet aussi de développer nos capacités intuitives et de perception extrasensorielle qui permettent d’aboutir à des vérités et des faits  par des processus qui ne relèvent pas de la démarche rationnelle. 
Apprenons à mettre à contribution notre subconscient, siège de l’intelligence infinie qui réside en chacun de nous.
021219.
Jean-Claude TCHASSE.


LE SECRET POUR VIVRE LONGTEMPS ET EN BONNE SANTE.

LE SECRET POUR VIVRE LONGTEMPS ET EN BONNE SANTE.
Note de lecture du livre « Et si on s’arrêtait un peu de manger, de temps en temps » de Bernard Clavière.
Cet Ouvrage de 249 pages a été publié en 2008 aux éditions Nature et partage. L’auteur, qui a eu une enfance difficile à cause des maladies dont il souffrait et qui n’a pu recouvrer la santé que grâce au jeûne, promeut la pratique du jeûne et l’adoption d’une alimentation saine faite surtout de végétaux vivants, crus et frais.
Dans la préface, le Dr Christian Tal Schaller présente le jeûne comme une alternative à la médecine actuelle et pour cause ! Cette médecine qui engloutit des sommes énormes aux USA est la première cause de décès dans ce pays à causes des maladies iatrogéniques. La médecine tue plus que les maladies, les catastrophes et même les guerres ! En effet grâce au jeûne, on peut recouvrer la santé, on peut guérir de maladies réputées inguérissables par la médecine occidentale, ou rester en bonne santé.
L’auteur dit vouloir partager avec le lecteur sa longue expérience de réduction alimentaire et d’abstinence totale et temporaire de nourriture.
S’arrêter de manger pourquoi ? Pour favoriser le travail des forces curatives de la nature et permettre à l’organisme de recouvrer la santé et un fonctionnement normal. Certains animaux l’ont compris et jeûnent quand ils sont malades.
Il est de notre intérêt de remettre en question le rituel sacro saint des repas irréguliers à des heures fixes.
« Il n’est pas question de renoncer à quoi que ce soit, mais de grandir. Sans aucun regret.
Il ne s’agit pas d’un sacrifice, mais d’un progrès vers des plaisirs supérieurs, plus subtils, et donc plus profonds. »
Notre rapport actuel à la nourriture est malsain, cause de maladie, de souffrance et de mort. Le jeûne est un moyen de santé absolu, idéal, merveilleusement efficace, et sans effet secondaire.
Dans une étude intitulée « les dangers de l’obéissance », Milgram montre que seule une infime proportion de personnes est capable de résister à l’autorité, de poser un regard critique objectif sur ses modes de pensée, ses conditionnements puis d’émettre des opinions personnelles et d’agir en conséquence. Le constat est navrant :  « Nous sommes en permanence susceptibles de succomber à un réflexe d’obéissance spontanée, irréfléchie, aveugle, vis-à-vis de supérieurs hiérarchiques au travail, de personnages politiques, d’ecclésiastiques, de notables, d’érudits, de fonctionnaires, d’enseignants, de personnes de rang social considéré comme supérieur, et bien sûr, de médecins. »  
Quelques idées fausses encrées dans nos esprits : « Il faut manger pour avoir des forces ; il faut manger pour travailler, il faut manger pour vivre ; il faut manger pour guérir. »
« La fièvre est le signe clair, absolu, de la nécessité de s’arrêter de manger. Elle nous indique que le corps est entré dans une phase de nettoyage tout à fait positive. »
Le prâna est l’énergie vitale universelle qui imprègne et donne vie à toute la création. Ce n’est
pas de protéines, de glucides ou de lipides dont notre corps a besoin, ni de vitamines ou de sels minéraux ; il a besoin d’énergie. À travers les aliments, c’est en fait de prâna que nous
nous nourrissons.
le jeûne volontaire diminue la concentration des hormones responsables du stress
–adrénaline, noradrénaline, cortisone –, alors que la privation forcée de nourriture a l’effet opposé.
L’auteur parle des inédiques, ces personnes capables de se passer totalement de nourriture. Oui, vous avez bien lu ! ils ne mangent plus et cela dure des années, des dizaines d’années. Des exemples sont cités. Il y a également l’alimentation pranique qui consiste à se nourrir de lumière du soleil et d’énergie. C’est uniquement pour prouver qu’il est possible de vivre sans manger. Ce n’est absolument pas une invitation à les imiter. Il est bien question de jeûne ici, de privation temporaire de nourriture.
« l’être humain a la capacité de vivre longtemps sans aucun apport de nourriture, et ses capacités intellectuelles et physiques, loin de s’en trouver affectées, en sont même considérablement améliorées ! »
Se passer régulièrement et volontairement de nourriture est une pratique vitale.
Pendant que dans les pays occidentaux les gens meurent d’avoir trop mangé après avoir souffert de diverses maladies causées par la mauvaise alimentation, d’autres meurent de faim et de malnutrition. Trois repas par jour, c’est beaucoup plus qu’il n’en faut, c’est beaucoup trop, quand ont sait que les plus longs jeûnes peuvent atteindre 70 jours.
L’auteur nous démontre que nous avons développé une véritable accoutumance à la nourriture et la faim en est le symptôme. Nous sommes obsédés par la nourriture, du berceau à la tombe.
La viande, le sucre, le lait, le pain blanc, le sel sont les aliments responsables de la détérioration de notre état de santé. Nous croyons que la maladie est une fatalité d’origine mystérieuse et cela nous arrange de penser ainsi, puisque cela nous dédouane, nous laissons croire que nous ne sommes responsables de rien.
Nos habitudes alimentaires si néfastes sont gravées dans notre subconscient, c’est pour cela qu’il est si difficile de les changer, même quand nous sommes conscients qu’elles sont nuisibles. Quand nous ne mangeons pas à l’heure prévue, le corps proteste et réclame en envoyant des signaux sous forme de malaises.
Le petit déjeuner est néfaste car il interrompt le processus de détoxination quotidien. « En
interrompant chaque jour les fonctions émonctoires de façon prématurée, nous accumulons des déchets métaboliques toxiques qui, en toute logique, provoqueront des maladies aiguës, bénignes au début, qui, si leurs symptômes sont supprimés de façon répétée sans agir sur leur cause (par la
médecine allopathique), ne manqueront pas de déboucher sur une maladie chronique grave. »
Parmi les limites et les défaillances de la médecine dite moderne, l’auteur évoque le dogme pasteurien de la prévalence du microbe sur le terrain. Pour lui Louis Pasteur est un : « un arriviste assoiffé de pouvoir, d’argent et d’honneurs doublé d’un imposteur qui n’a été habilement élevé au rang de héros national et bienfaiteur de l’humanité (!) que parce que sa théorie a permis le développement monstrueux d’une industrie pharmaceutique aujourd’hui toute-puissante. » « Qui sait que sur son lit de mort, Pasteur a fini par avouer : « Claude Bernard avait raison : le microbe n’est rien, le terrain est tout. » Claude Bernard, contemporain de Pasteur était opposé à ses théories et préconisait le maintien d’une immunité naturelle par des habitudes de vie saines plutôt que par des moyens exogènes, technologiques et chimiques. C’est cette approche de Claude Bernard qui fonde le refus des vaccins et des médicaments par certains, qui sont traités de sectaires.
Les raisons de jeûner sont nombreuses et parmi elles, la nécessité de respecter les lois de la nature auxquelles est soumis notre organisme. Lorsqu’on jeûne, notre organisme est au repos, et dans cet état, la nature va procéder à la maintenance de tous nos organes : la peau, les yeux, le poumon, le cœur, le foie, le sang, les reins, etc. en consommant trois repas par jour, ce travail ne peut se faire parce que nos organes sont toujours en activité.
Cet ouvrage est aussi un véritable réquisitoire contre la médecine officielle qui à travers les maladies iatrogènes et nosocomiales à l’origine de nombreux décès, est devenue un problème pour la santé, avec ses médecins qui connaissent les maladies, mais pas la santé.
L’auteur indique comment chacun peut faire un bilan toxinique personnel sans aller dans un laboratoire d’analyses médicales ; il propose deux méthodes. La première consiste à se placer nu devant un miroir et de rechercher les amas graisseux sur notre corps, puisque ceux-ci trahissent des accumulations de toxines. De plus, celui qui n’aime pas son image dans le miroir a la preuve qu’il a un problème de santé. Faire les selles à chaque repas est une bonne indication. Pour la deuxième méthode, répondre à la question suivante : « comment vous sentez-vous quand sautez un ou deux repas ? » ceux qui ressentent une faiblesse, des malaises doivent savoir que leur organisme est intoxiqué.
Pour les indications du jeûne, on peut citer
·         la prévention de l’excès de poids, de  l’hypertension, du diabète, du  taux élevé de graisse dans le sang, du cholestérol,  de l’acide urique ;
·         la guérison des maladies cardiovasculaires (maladies coronaires, insuffisance cardiaque), les maladies du dos et des articulations (arthrose, rhumatisme), les maladies du tube digestif, affections chroniques du foie, fatigue chronique, migraines, allergies comme l’asthme, fibromyalgie, etc.
Ceux qui ont des toxines dans l’organisme doivent savoir qu’ils sont prédisposés à la maladie à cause principalement d’une mauvaise alimentation et doivent se mettre au jeûne s’ils veulent rester en santé longtemps pour ceux qui ne sont pas encore malades, ou guérir définitivement pour les malades.
Un corps sain (dans un esprit sain…) aura un poids idéal. Mais si une personne en bonne
santé est le plus souvent assez mince, on peut être mince et en très mauvaise santé.
Effets bénéfiques du jeune
« Voici en termes génériques un résumé des effets extraordinaires que tout un chacun peut
espérer en s’arrêtant de manger de temps en temps :
— éliminer de votre corps tout ce qui l’encombre, l’intoxique, l’empêche de fonctionner correctement : déchets métaboliques, métaux lourds, résidus chimiques issus de l’environnement ou de notre nourriture, le cholestérol et les triglycérides en excès dans le sang, les parasites intestinaux, la plaque artérielle à l’origine des maladies cardio-vasculaires, etc. ;
— la conséquence inévitable de ce nettoyage global sera une amélioration fulgurante de votre santé et la probable libération de toute maladie ; ce que ne guérit pas le jeûne, seul le temps le guérira ;
— retrouver une énergie que vous aviez peut-être perdue depuis longtemps ;
— retrouver votre poids idéal d’une façon naturelle, sans médicaments, sans chirurgie ;
— vous réconcilier avec votre corps, vous reconnecter à votre nature profonde, et vous élever à un autre niveau de perception, de conscience et de potentiel ;
— élever votre acuité mentale et celle de tous vos sens, de façon à envisager votre vie sous une tout autre perspective ;
— découvrir un nouveau désir d’agir et de vous réaliser dans l’action ;
— approfondir votre sagesse innée, votre spiritualité, votre compassion, tout ce qu’il y a de meilleur en vous. »
Grâce au jeune, on acquiert Esprit clair, vif, acuité mentale, vigilance, faculté de concentration et d’analyse,
« Tout régime alimentaire, temporaire ou permanent, qui tend à réduire l’apport calorique global et à remplacer des aliments transformés, carnés, industriels, traités, pasteurisés, conditionnés, etc.,  par des aliments simples, végétaux, dans leur état naturel, c’est-à-dire crus, est un régime qui va vous transformer, physiquement, mentalement, émotionnellement et spirituellement ! »
« Un jeûne à l’eau va entraîner un nettoyage soudain de l’organisme et l’élimination brutale de ces déchets, ce qui provoquera nécessairement une surcharge des organes d’élimination et l’apparition de symptômes gênants, et parfois douloureux : céphalées, éruptions cutanées, langue chargée, urine colorée, recrudescence des symptômes dont on voulait se débarrasser... »
« L’intensité de ces manifestations dépend de votre degré d’intoxination et, si elles sont temporaires, elles n’en sont pas moins déplaisantes et très contrariantes pour des personnes mal informées qui pensaient que le jeûne allait les faire accéder du jour au lendemain à la santé parfaite. Ce serait trop beau ! Notre corps ne peut nous pardonner aussi vite tant d’années d’erreurs et de vie contre- nature. »
« On touche ici du doigt un des problèmes majeurs du jeûne : ce sont ceux qui en ont le plus besoin qui rencontrent les plus grosses difficultés. » « Moins vous mangez, plus le nettoyage est intense ; et plus le nettoyage est intense, plus l’inconfort risque d’être grand… »
« accompagnez votre corps dans la découverte de ces sensations nouvelles. Il va parfois se
rebeller. Ne lui en voulez pas, et ne vous découragez pas. Insistez, ou reprenez différemment. Patiemment. Tout changement d’habitude provoque des réactions de la part de votre corps qui
peuvent être désagréables. »
« La véritable révolution personnelle consiste à se libérer de toutes nos addictions – physiques, émotionnelles, mentales –, toutes nos illusions, tous nos mirages. »
« Non, on ne se prive de rien lorsqu’on jeûne, on découvre au contraire de nouveaux plaisirs insoupçonnés… »
La vraie faim survient après 7 ou 8 semaines de jeûne. Mais pas besoin d’en faire un objectif pour bénéficier des bienfaits du jeûne. Il vaut mieux faire plusieurs jeûnes courts (2, 3 4 jours) plutôt qu’un long jeûne une fois.
Toute personne en surpoids est un malade en sursis, puisque les masses graisseuses sont des réserves de toxines qui constituent un terrain favorable à la maladie. Mais être mince ne signifie pas forcément avoir un corps sain.
Les facteurs favorisant le processus curatif sont : l’air pur, le soleil, l’eau, l’exercice physique, la relaxation, le sommeil, l’hygiène intestinale. Notre corps nous dira ce qu’il est possible de faire.
« Plus vous jeûnerez, plus vous serez attirés/es par un régime cru, fruitarien/végétarien, composé des aliments les plus simples dans leur état originel. »
« La chlorophylle est un concentrateur d’énergie solaire, l’énergie de la vie. De nombreuses sources s’accordent pour affirmer que la chlorophylle contient la totalité des cent trois éléments de la matière connus par l’homme, ainsi que le spectre complet des vitamines, minéraux, acides aminés et enzymes essentiels.» en raison de notre alimentation malsaine, des déchets et des résidus alimentaires  non éliminés s’accumulent sur les parois de notre côlon ; l’organisme peut normalement s’en débarrasser, encore faut-il lui en donner le temps ! La trop grande fréquence de nos repas est un véritable obstacle à ce travail d’épuration.
Jeûner, c’est permettre à l’organisme de procéder à une chirurgie de haute précision, puisque seuls les déchets comme les cellules mortes, les cellules malades sont éliminées.
« le corps humain est parfaitement préparé pour s’adapter à des périodes prolongées de restriction alimentaire. »
« L’abstention de nourriture doit être une décision personnelle longuement mûrie et prise dans la joie et l’espoir. »
Il est possible de faire du jeûne non plus seulement un simple outil thérapeutique, mais un outil pour accéder à d’autres états de conscience.
« La maladie et la dégénérescence s’installent de façon insidieuse dans les cellules de tissus envahis par des toxines issues de la fermentation de déchets que le corps n’a pas su éliminer. »
Cet ouvrage est un plaidoyer pour le végétarisme, le fruitarisme, le crudivorisme. L’être humain n’a pas été conçu pour consommer de la viande ; nous ne sommes pas des carnivores. Notre tube digestif long quand on le compare à celui des vrais carnivores, et notre incapacité à métaboliser l’acide urique issu de la digestion de la viande en sont les preuves parmi d’autres. Pareil pour le lait qui contient l’hormone appelée facteur de croissance pseudo-insulinique qui provoque le cancer, et trois cents fois plus de caséine que le lait maternel! La consommation de la viande et du lait est à l’origine de ces maladies qui tuent l’homme vers le milieu de sa vie, alors qu’il devrait pouvoir vivre 150 ans.
La cuisson des aliments est néfaste car « Le feu brûle et détruit les tissus vivants, les nutriments, les
vitamines, les enzymes, en les transformant souvent en substances toxiques. » « Seuls des aliments crus, vivants, peuvent fournir les enzymes actifs qui sont les éléments vitaux de notre alimentation. »
« Ce n’est pas de nourriture dont notre corps a besoin, mais de nutriments, qu’il ne trouve pas dans la nourriture cuite. »
« Ce ne sont pas nos aliments qui nous nourrissent, mais l’énergie qu’ils contiennent et qu’ils libèrent en nous. »
« Le jeûne peut éliminer n’importe quelle tumeur, si compliquée et mal placée qu’elle soit, sans endommager la moindre cellule saine ! »
« Notre pensée nous met en connexion avec tout l’univers, et je ne saurais trop vous recommander de lui exprimer votre gratitude… Si on peut toujours se trouver quantité de raisons
d’être déçu, aigri ou contrarié, le succès, la santé et le bonheur sont réservés à celui qui se trouvera des raisons de dire merci. »
« Votre corps n’oublie pas ce que vous lui faites subir. Il est doué de la plus formidable mémoire. Il plie, il encaisse, il semble tout accepter ; mais un jour, il vous passera la facture. Tout se
paye, tôt ou tard.»
« Finalement, et par souci d’exhaustivité, je dois rappeler que nos paroles et nos actions sont aussi des facteurs de santé physiques. Le service désintéressé protège de la maladie. »
« Nos pensées conditionnent notre vie. En agissant sur elles, nous avons une influence directe sur ce que la vie nous apporte. »
« Si vous ne savez pas ce qu’est le jeûne, si vous n’avez pas suffisamment lu de livres ou n’êtes pas entourés/es par d’autres jeûneurs expérimentés ou des professionnels compétents en qui
vous avez totalement confiance, de façon à vous rassurer et vous apaiser, abstenez-vous. Le jeûne est la chose la plus simple du monde, mais la peur est un poison. »
« Dans tout organisme vivant se trouve une énergie curative que nous appelons le système immunitaire au sens le plus large, et dont nous avons à peine commencé à sonder la puissance et
comprendre le mécanisme. »
Pour renforcer le système immunitaire il faut :
·         Une bonne alimentation respectant la règle des trois V : végétal, vivant, varié.
·         Une bonne hygiène de vie physique (exercices réguliers, repos)
·         Une bonne hygiène mentale et émotionnelle (bien gérer nos pensées et nos émotions, pardonner, être reconnaissant, etc).
Voilà vous n’avez aucune excuse désormais. Vous pouvez vivre longtemps et en bonne santé. La maladie n’est pas une fatalité. Nous pouvons l’éviter ! Nous ne sommes pas obligés de souffrir et faire souffrir nos proches parce que nous sommes malades.
190919.

Jean-Claude TCHASSE

Le guide complet du jeûne. Soignez votre corps par le jeûne intermittent, par jours alternés ou prolongé.

The complete guide to fasting. Heal your body through intermittent, alternate day, and extended fasting by Dr Jason Fung and Jimmy Moore. Le guide complet du jeûne. Soignez votre corps par le jeûne intermittent, par jours alternés ou prolongé.
Livre de 285 pages comportant 15 chapitres divisés en trois parties dont une troisième partie avec des recettes, publié en 2016 aux éditions Victory Belt par le Dr. Jason fung, il peut être considéré comme complémentaire de l’ouvrage « The obesity code » du même auteur. Comme l’indique le titre il est consacré au jeûne. Qu’est-ce que le jeûne ? Pourquoi jeûner ? Comment jeûner ?
Dans l’introduction, l’auteur relève le paradoxe qu’il y a dans le traitement du diabète type 2 et explique comment le médecin néphrologue qu’il est, en est arrivé à s’intéresser aux régimes alimentaires d’abord, puis au jeûne comme moyen de guérison. En effet le diabète de type 2 résulte d’une résistance à l’insuline qui aboutit à un excès de cette hormone dans le sang ; donc logiquement on s’attendrait à ce que le traitement tende plutôt à réduire ces taux élevés chez le patient diabétique ; au lieu de cela, on administre plutôt davantage d’insuline, ce qui fait que la maladie s’aggrave et l’on conclut que le diabète de type 2 est inguérissable. Les problèmes rénaux proviennent des complications du diabète, qui lui-même est provoqué par l’obésité. Qu’est-ce qui cause l’obésité ? La mauvaise alimentation. Cela l’a donc conduit aux régimes amaigrissants et il s’est aperçu en s’intéressant au régime Atkins, le plus populaire du moment, qui comme les autres attribue la prise de poids à l’excès de calories. En soumettant ses malades à la restriction de calories, il n’a pas pu obtenir de bons résultats ; c’est alors qu’il les a soumis au jeûne, ce qui lui a permis d’obtenir des résultats satisfaisants. Il peut donc déclarer que le diabète de type 2 peut être soigné et guéri par le jeûne. L’insuline est l’hormone du stockage et c’est son excès qui est à l’origine de l’obésité, ce dysfonctionnement d’origine hormonale qui doit être considéré comme une maladie.
Le co-auteur nous relate avec force détails ses expériences de jeûne avec ses désagréments du début et surtout les effets positifs sur sa santé et comment il est devenu fan de cette pratique qu’il recommande chaudement aux lecteurs. Il n’a pas raté l’occasion de promouvoir le régime cétogène.
Quand on s’alimente, on ingère de l’énergie sous forme de glucose dans le sang. L’excès de glucose est divisé en deux parties : une partie est stockée dans le foie sous forme de glycogène, et comme la capacité de stockage du foie est limitée, l’excédent est transformé en graisse.
Les glucides sont transformés en glucose et l’insuline intervient pour jouer deux rôles : transporter dans la cellule le glucose où celle-ci le transforme en énergie, et puis stocker l’excédent dans le foie sous forme de glycogène, puis dans les tissus adipeux sous forme de graisse. Le glucose fait donc grimper le niveau d’insuline. Les protéines sont décomposées en acides aminés, dont une partie est transformée en glucose. Il faut noter que certaines protéines aussi font monter les niveaux d’insuline. Les lipides sont directement transformés en graisse.
Pendant le jeûne, le niveau d’insuline baisse,  le glycogène du foie est transformé en glucose ; quand ce glycogène s’épuise, c’est la réserve de graisse qui est transformée en glucose pour nous donner de l’énergie. C’est l’autolyse.
La graisse est source de glucose, donc d’énergie en réserve en prévision des périodes de pénurie alimentaire ; c’est un mécanisme développé par l’espèce humaine au cours de son évolution, alors qu’elle devait traverser des périodes successives d’abondance et de manque. Au stockage devrait donc normalement succéder le déstockage.
En faisant baisser régulièrement le taux d’insuline, on améliore la sensibilité à l’insuline, on brise la résistance à l’insuline. Et l’on ne peut y arriver qu’en jeûnant. En baissant le taux d’insuline, on libère le corps du sel et de l’eau retenue au niveau des reins.
Le jeûne pousse le corps à produire les hormones comme l’adrénaline, et le cortisol, qui sont les hormones du stress, de la réponse fuite ou lutte du corps ; plus de glucose est produit pour donner de l’énergie au corps, et le métabolisme s’en trouve boosté. Il faut citer aussi l’hormone de croissance secrétée pendant le jeûne et dont les effets bénéfiques sont connus en termes par exemple de ralentissement du vieillissement.
Les maladies les plus fréquentes aujourd’hui relèvent du syndrome métabolique : l’obésité, le diabète de type 2, la tension artérielle élevée,  le taux de cholestérol sanguin élevé, le foie gras. Ces maladies dues à une mauvaise alimentation parce que riche en sucres et glucides raffinés et édulcorants de synthèse conduisent à leur tour aux troubles cardiaques, aux AVC, au cancer et à une mort prématurée. Il s’agit donc de bien s’alimenter, et c’est davantage une question de qualité que de quantité.
L’une des plus grandes erreurs commises consiste à réduire la nutrition à l’apport des calories et de macronutriments que sont les glucides, les protéines et les lipides. Ni les calories, ni les macronutriments cités ne se valent ; tout dépend de l’aliment consommé. Les lipides de l’avocat par exemple ne produisent pas le même effet que ceux de la margarine.
Ce sont les taux élevés d’insuline qui sont à l’origine des maladies du syndrome métabolique. Et la meilleure solution, qui permet de réduire ces taux, c’est le jeûne. Seulement, on ne peut jeûner indéfiniment, il faut résolument s’engager sur la voie de l’alimentation saine.
Les règles de la bonne alimentation :
·         Consommer des aliments complets et non traités ;
·         Eviter le sucre ;
·         Eviter les grains raffinés ;
·         Consommer les aliments contenant beaucoup de graisses naturelles ;
·         Equilibrer les périodes d’abondance et celles de jeûne.
Le jeûne permet de :
·         réduire les taux de glucose dans le sang,
·         réduire la tension artérielle ;
·         améliorer la sensibilité à l’insuline ;
·         accroitre l’énergie ;
·         améliorer le brûlage des graisses ;
·         réduire le taux de cholestérol ;
·         diminuer les risques de cancer ;
·         bénéficier des avantages de l’hormone de croissance,
·         perdre du poids et réduire la masse graisseuse;
·         d’augmenter les capacités du cerveau,
·         d’améliorer la clarté mentale et la concentration ;
·         inverser le processus de vieillissement ;
·         réduire l’inflammation ;
·         prolonger la vie ;
·         prévenir la maladie de Alzheimer ;
·         d’améliorer la santé du cœur.
Tout cela sans le moindre médicament ou produit chimique. L’on peut se demander pourquoi une pratique aussi bénéfique pour la santé n’est pas recommandée par la médecine officielle.
Le jeûne n’est pas un découverte récente ; c’est une pratique millénaire connue dans presque toutes les traditions et les cultures. Avec l’évolution on est passé d’une habitude imposée par le rythme de saisons où les périodes de rareté alimentaire  et celles d’abondance se succédaient à des pratiques volontaires pour détoxiquer et purifier l’organisme, donc le guérir des maladies, ou pour des raisons spirituelles.
Sur le plan spirituel, le jeûne permet de vider l’âme pour se rapprocher de Dieu, de soumettre son corps au Saint-Esprit, de s’humilier devant la présence de Dieu, et se préparer à écouter sa voix.
Notre organisme et notre cerveau sont préparés et s’attendent à jeûner pour traverser des périodes de rareté alimentaire.
Jeûner n’a que des avantages, et l’on peut noter que c’est simple, il suffit de s’abstenir de manger ; c’est gratuit et permet d’économiser ; c’est pratique, on peut jouir des plaisirs de la vie, c’est puissant ; si le jeûneur n’atteint pas son objectif il peut augmenter la fréquence et la durée de son jeûne ; c’est flexible ; cela peut fonctionner avec tout régime.
La démarche qui consistait à manger moins et à faire plus d’exercices peut produire des résultats spectaculaires, mais elle est limitée dans le temps. La perte de poids qui peut être importante est suivie de reprise. Parce que la démarche est fondée sur le faux modèle d’un seul compartiment de stockage pour les calories consommées et laisse croire que la masse graisseuse est la différence entre les calories entrantes et les calories sortantes.
Le modèle qui se rapproche de la réalité est celui qui préconise deux compartiments de stockage pour les calories entrantes. Le glycogène du foie que l’on compare au frigo à la cuisine où il est facile d’aller se servir en cas de besoin, et la graisse du corps, comparable au congélateur au sous-sol, qui est moins facile d’accès. L’on se sert d’abord au frigo de préférence. Le corps utilise d’abord l’énergie du glycogène avant d’attaquer les masses graisseuses. Mais quand le niveau d’insuline est bas, les masses graisseuses sont mises à contribution pour fournir l’énergie dont le corps a besoin, même quand le glycogène n’est pas encore épuisé. Et ce n’est que par le jeûne qu’il est possible de faire baisser de manière significative les niveaux d’insuline ; voilà comment il est possible de briser la résistance à l’insuline, l’hormone dont les taux élevés dans le sang sont à l’origine de l’obésité, du diabète de type 2 et des autres maladies du syndrome métabolique.
Les taux élevés d’insuline, hormone du stockage, qui empêchent de brûler les graisses, et qui pour cette raison sont à l’origine de l’obésité, aboutissent la résistance à l’insuline, laquelle résistance pousse l’organisme à secréter toujours plus d’insuline ; c’est un cercle vicieux ; et la voie de sortie consiste à créer des périodes récurrentes de très faibles taux d’insuline.
Un régime cétogène, c’est quand le corps passe du brûlage de calories au brûlage de graisses. C’est le brûlage des graisses qui produit des cétones dans l’organisme. Ces cétones alimentent le cerveau quand le glucose est épuisé.
Le jeûne est le seul moyen pour perdre durablement du poids ; il faut s’armer de détermination et de patience. Vouloir des résultats visibles à court terme n’est pas raisonnable et peut être cause de découragement.
C’est la résistance à l’insuline, due à un excès d’insuline ou vice-versa, qui est à l’origine de la prise de poids, de l’obésité et donc du diabète type 2. Les cellules n’acceptent plus le glucose parce qu’elles en sont bondées, et le corps réagit en produisant davantage d’insuline pour faire plus de glucose dont le sang regorge déjà. Dans ces conditions, injecter toujours plus d’insuline comme cela se fait pour traiter le diabète n’est pas la bonne réponse. Il faut plutôt baisser le taux  de glucose, donc celui d’insuline par un régime alimentaire approprié dont le jeûne est une composante essentielle.
Il existe deux types de cholestérol : celui à Haute densité de Lipoprotéine (HDL) considéré comme bon et celui à basse densité de lipoprotéine (LDL) associé aux risques de troubles cardiaques. Mais il faut savoir que contrairement à ce qui a été souvent dit, la consommation d’aliments riches en cholestérol n’entraine pas la hausse du cholestérol sanguin. Après avoir innocenté le cholestérol alimentaire, on a trouvé un autre coupable : la graisse alimentaire. Seulement les études ont bien montré qu’il n’y avait pas de relation entre la consommation des graisses alimentaires et la hausse du taux de cholestérol sanguin. La seule façon efficace connue de faire baisser le taux de cholestérol sans effet secondaire est le jeûne.
Contre-indications du jeûne : interdiction absolue est faite aux personnes suivantes de jeûner : celles qui sont mal nourries, en état de sous nutrition ou celles qui sont en sous-poids (indice de masse corporelle inférieur à 20), les adolescents de moins de dix-huit ans, les femmes enceintes, les femmes qui allaitent leurs bébés.
Peuvent jeûner sous contrôle médical : ceux qui ont la goutte, ceux qui prennent déjà des médicaments, les diabétiques de types 1 ou 2, ceux qui souffrent du reflux gastroœsophagien.
Le programme de jeûne bien suivi permet d’éduquer l’organisme afin de ne ressentir la faim, la vraie faim et non cette faim psychologique ressentie alors qu’on peut bien se passer de manger, à des moments plus indiqués. Cela nous permet de ne manger que dans l’intervalle de temps prévu lors du jeûne intermittent, qu’il s’agisse du 16/8 ou du 20/4. Plus on passe de temps sans manger, plus le temps passé avec un taux bas d’insuline est long, et plus on brûle de graisse. Le moment où nous mangeons est au moins aussi important que la qualité de ce qu’on mange.
Comme toute autre compétence, la capacité à jeûner s’acquiert par la pratique et l’assistance.
On ne ressent pas la fatigue quand on jeûne, bien au contraire ; la production d’adrénaline donne de l’énergie au corps. On peut faire du sport pendant le jeûne. D’autant plus que quand tout le glucose est transformé en énergie, il y a encore le glycogène, et puis surtout la réserve de graisse qui procure à l’organisme l’énergie nécessaire. Cela signifie que l’on peut continuer avec les activités d’une vie normale quand on jeûne.
Il est d’autant plus nécessaire de jeûner que cela correspond au cycle normal de la vie ; aux périodes d’abondance doivent succéder celles de manque.
Le phénomène de l’aube consiste pour le corps à produire des hormones tels que l’adrénaline, le cortisol, l’hormone de croissance, le glucagon ; ces hormones contre régulatrices mettent le corps en état d’affronter la journée en lui procurant l’énergie dont il a besoin. Ce phénomène  se produit pendant le jeûne non plus seulement à l’aube, mais à tout moment de la journée ; voilà pourquoi le niveau de glucose reste élevé dans le sang quand on jeûne.
Dans la dernière partie du livre, il est question de différents types de jeûnes et de recettes. L’auteur ne préconise pas le jeûne indéfiniment. Il dit qu’il faut combiner le jeûne à une alimentation saine pour rester en bonne santé toute une vie qui devrait être longue et enrichissante.
Il distingue donc les jeûnes intermittents (16/8, 20/4) de jeûnes de 24 heures, de 36 heures et de 42 heures en disant que l’on peut observer chacun d’eux 3 fois par semaine, de jeûnes de 7 à 14 jours à observer une fois par mois ou toutes les six semaines.
211019

Jean-Claude TCHASSE
NOUS POUVONS CHOISIR QUI ET COMMENT NOUS VOULONS ETRE SUR CETTE TERRE.
Tel est le titre que je peux donner à cette note de lecture de l’ouvrage My stroke of insight ; l’AVC qui m’a ouvert les yeux du Dr Jill Bolte Taylor.
C’est le livre écrit et publié en 2006 par une neuroanatomiste victime d’un AVC à l’âge de 37 ans. Cet accident était dû à une malformation congénitale, qui a causé une hémorragie dans son cerveau. L’auteur décrit en tant que spécialiste du cerveau (brain scientist) comment elle a vécu cette maladie et nous explique que grâce à cet AVC, elle a découvert des aspects du cerveau que ses longues études et son travail ne lui avaient pas permis de connaître. Elle a notamment réalisé la beauté et la capacité de résilience de cet organe.
Elle a parlé du cerveau et de ses deux hémisphères, de leurs rôles différents et complémentaires. Elle a signalé le cas de cette personne qui a mené une existence normale, mais dont le cerveau n’était constitué que d’un hémisphère. Elle explique qu’à la suite de son accident le cerveau gauche a été la partie la plus affectée ; elle n’avait pas pour autant perdu conscience et elle explique qu’elle percevait des informations du monde extérieur, bien qu’elle éprouvait des difficultés pour les comprendre et les interpréter normalement ; ses capacités cognitives ont été touchées. Elle relève une certaine euphorie et la paix profonde qu’elle a ressenties quand son dialogue interne a cessé, au point d’avoir hésité quant à savoir si elle souhaitait une guérison qui l’aurait arrachée au monde où son accident l’avait plongée, dans lequel elle disait être devenue fluide parce que ne voyant plus les limites de son corps. Elle pensait être devenue un avec l’univers qui l’entourait. Selon elle les cellules nerveuses, les neurones, ne se reconstituent pas. On parle pourtant aujourd’hui de neurogenèse pour dire que les cellules nerveuses, comme les autres peuvent être regénérées à partir des cellules souches. La plasticité du cerveau renvoie à la possibilité d’établir de nouvelles connexions entre les neurones. Elle a également évoqué la capacité du cerveau à se réparer suite aux AVC.
Ce livre apprend aussi bien aux garde-malades qu’au personnel soignant quelle est la meilleure attitude à adopter face à un malade qui a perdu l’usage de la parole suite à un AVC. Un tel malade est conscient, même s’il a momentanément perdu l’usage de la parole, mais n’est pas sourd. Pas besoin de crier quand on veut lui parler.
Elle a décrit deux types d’AVC : celui dû à un caillot de sang qui bloque l’artère et empêche l’approvisionnement en oxygène du cerveau, c’est le type ischémique, et celui qui est dû à la différence de pression entre les artères et les veines au point de jonction entre ces vaisseaux, qui finit par causer une hémorragie.
Le langage non verbal détecté par le cerveau gauche se réfère à l’expression faciale, le ton de la voix, le langage corporel.
Elle décrit dans le détail le processus de guérison qui a mis huit ans pour parvenir à son terme. Quand elle publiait cet ouvrage en 2002 elle n’avait pas totalement recouvré ses capacités, qu’elle croyait avoir perdues ; elle s’est même imaginé qu’on allait lui retirer son Ph. D.
Elle a appris qu’elle pouvait se servir de son esprit gauche pour dire à son cerveau ce qu’elle voulait et a réalisé qu’elle ne souhaitait pas retrouver certains traits de sa personnalité d’avant l’accident. Elle a compris que sa perception et son interprétation de la réalité ne dépend que d’elle seule. Rien d’extérieur à elle n’avait le pouvoir de la priver de sa paix intérieure.
L’accident lui a permis de prendre conscience du pouvoir dont elle dispose de se choisir une personnalité, de contrôler ses pensées et ses émotions.
Eviter de se plaindre, compter ses bénédictions, être reconnaissant, voilà la nouvelle attitude que son AVC lui a permis de développer. Elle mentionne l’importance de la visualisation dans son processus de guérison.
Le cerveau droit est surtout connu pour son inaptitude à appréhender le langage verbal et la pensée linéaire, alors que le cerveau gauche est le siège du langage, de la pensée linéaire et rationnelle, et de la conscience.
« The more conscious attention we pay to any particular circuit, or the more time we spend thinking specific thoughts, the more impetus those circuits or thought patterns have to run again with minimal external stimulation. »
Tout se passe comme si note cerveau héberge deux personnalités de caractères différents, voire opposés, siégeant chacune dans un hémisphère de notre cerveau.
En tant que créatures biologiques, nous sommes des personnes profondément puissantes. Nous sommes des chefs-d’œuvre de la vie.
Nos esprits sont des outils hautement sophistiqués capables de jouer au jeu de « cherches et tu trouveras » ; on trouve toujours plus de ce sur quoi nous focalisons notre attention.
« For many of us, these loops of thought run rampant and we find ourselves habitually imagining devastating possibilities. Unfortunately, as a society, we do not teach our children that they need to tend carefully the garden of their minds. Without structure, censorship, or discipline, our thoughts run rampant on automatic. Because we have not learned how to more carefully manage what goes on inside our brains, we remain vulnerable to not only  what other people think about us, but also to advertising and/or political manipulation. »
La vie est trop courte pour trouver du temps à consacrer aux blessures du passé.
« I define responsibility (response-ability) as the ability to choose how we respond to stimulation coming in through our sensory systems at any moment in time. “
“It is so easy to get caught up in the wiring of our pre-programmed reactivity (limbic system) that we live our lives cruising along on automatic pilot. I have learned that the more attention my higher cortical cells pay to what’s going on inside my limbic system, the more say I have about what I am thinking and feeling. By paying attention to the choices my automatic circuitry is making, I own my power and make more choices consciously. In the long run, I take responsibility for what I attract into my life. 
Il y a un bagage émotionnel douloureux que nous sommes biologiquement  programmés à trainer avec nous.
«  To monitor how things are going in my life, I pay very close attention to how things are flowing, or not flowing in the world around me. Depending on what I am attracting, I take responsibility for how things are going and consciously make adjustments along the way. This does not mean that I am in complete control of everything that happens to me. However, I am in control of how I choose to think and feel about those things.
Apprenons à développer notre capacité à nous placer en observateur des pensées parfois indésirables et néfastes qui se bousculent dans notre esprit et en disant à notre cerveau que nous n’en voulons plus. Exprimons notre préférence pour des pensées plus constructives et plus capacitantes.
« The more aware I remain about what my brain is saying and how those thoughts feel inside my body, the more I own my power in choosing what I want to spend my time thinking about and how I want to feel. If I want to retain my inner peace, I must be willing to consistently and persistently tend the garden of my mind moment by moment, and be willing to make the decision a thousand times a day. “
« I believe it is vital to our health that we pay very close attention to how much time we spend hooked into the circuitry of anger, or the depths of despair. Getting caught up in these emotionally charged loops for long periods of time can have devastating consequences on our physical and mental well-being because of the power they have over our emotional and physiological circuitry.
«  The healthiest way I know how to move through an emotion effectively is to surrender   completely to that emotion when its loop of physiology comes over me. I simply resign to the loop and let it run its course for 90 seconds. Just like children, emotions heal when  they are heard and validated. Over time, the intensity and frequency of these circuits usually abate.
Cette dame nous explique comment elle se programme pour rester en bonne santé en exprimant aux 50 mille milliards de cellules de son corps sa profonde gratitude chaque soir et chaque matin pour leur travail dans ce sens.
“When I’m having hunger pangs and can’t get to food, I remind my cells that I have fuel (fat) stored on my hips.”
« From my perspective, the focused human mind is the most powerful instrument in the universe, and through the use of language, our left brain is capable of directing (or impeding) our physical healing and recovery.
La paix intérieure profonde ne tient qu’à une pensée.
« The feeling of peace is something that happens in the present moment. It’s not something that we bring with us from the past or project into the future. Step one to experiencing inner peace is the willingness to be present in the right here, right now.
La civilisation occidentale et son école que nous recopions aveuglément valorise et promeut le cerveau gauche, ce qui rend difficile la prise de conscience des circuits neuronaux pourtant indispensables du cerveau droit. L’illumination passe donc par un processus de désapprentissage.
Revenir au moment présent, vivre l’instant présent, en se concentrant sur sa respiration permet de se débarrasser des pensées parasites et nocives qui consomment notre énergie, qui sont à l’origine des émotions négatives comme l’inquiétude, l’anxiété, la peur, les remords, les regrets.
Elle recommande de prendre le temps d’apprécier la nourriture consommée ; cela permet de la déguster et on évite de manger hâtivement ; ce faisant il est difficile d’entretenir des pensées anxiogènes et sources de stress.
L’auteure nous apprend à revenir à l’instant présent, à nous détacher de l’emprise des pensées négatives par nos cinq sens pour toujours mieux vivre l’instant présent. Il y a aussi les mouvements physiques ; le yoga, le taï chi, et autres. Elle préconise aussi la répétition des affirmations (mantra), et la méditation comme moyens pour revenir à l’instant présent.
Nous sommes des êtres faits d’énergie et nous sommes conçus pour percevoir et traduire l’énergie en codes neuronaux.
Etre compatissant, faire preuve de compassion envers autrui, est l’attitude fortement recommandée tout au long de l’ouvrage. Cela consiste en l’absence de jugement et de critique contre les autres. Il s’agit d’aborder autrui avec de bonnes intentions, prêt à le soutenir en cas de besoin. A chacune de nos émotions correspondent des circuits neuronaux et ceux qui sont activés sont liés aux sentiments que nous éprouvons le plus souvent ; pour les émotions les moins éprouvés, les circuits correspondants sont désactivés. Parce que nous éprouvons plus souvent certains sentiments que d’autres, au point où l’on pourrait bien parler d’accoutumance. Les frustrations, la déception, la colère, l’inquiétude, l’anxiété, la jalousie, l’hostilité, les ressentiments, la rancune,  nous semblent plus familiers que la joie, la paix, la sérénité, la gratitude, la bienveillance. Il faut apprendre à réactiver les circuits neuronaux des sentiments positifs, et tant qu’à être dépendant, que ce soit des sentiments positifs.
Notre esprit est comme un jardin que nous sommes chargés d’entretenir avec comme outils, le génie de l’ADN, la plasticité des neurones et le pouvoir de la pensée, entre autres. Il n’y a donc pas de fatalité.
Elle finit par déplorer le peu de place accordé au cerveau droit, siège de l’amour et de la paix et préconise de franchir le pas géant pour aller du cerveau gauche prépondérant dans la civilisation occidentale vers le cerveau droit pour un monde plus harmonieux et plus compatissant. Apprenons à nous extasier devant la merveille de la nature que constitue notre organisme et soyons –en reconnaissant et exprimons notre gratitude pour ce que ce corps peut nous permettre de réaliser.
Notre corps est cet instrument que la nature nous a donné pour accomplir notre mission qui est de nous mettre au service des autres en faisant preuve d’amour et de compassion. Mal entretenu, son entretien peut finir par prendre beaucoup trop d’importance en termes de ressources et de temps, au point d’occulter et de nous faire abandonner notre mission principale.
180120

Jean-Claude TCHASSE